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    Love on the brain : féminisme, romance et neurosciences

    Si vous n’avez jamais lu un roman d’Ali Hazelwood… sachez que vous avez tort. Vraiment.

    Cette autrice est l’amie qu’on devrait toutes avoir : celle qui débarque avec un verre de vin, un sourire complice et une collection infinie d’histoires hilarantes. Elle est cette parenthèse de bonheur, de joie, de rire, de réjouissance, de plaisir pur dont on a toutes besoin au moins une fois dans nos vies — et qu’on finit par vouloir revivre encore et encore.

    Love on the Brain (son deuxième roman après The Love Hypothesis) nous entraîne encore dans son domaine de prédilection : les sciences — ici, les neurosciences — où elle officie comme une reine avec son doctorat à l’appui. On y suit Bee, chercheuse surdouée qui décroche un projet de rêve : développer pour la NASA un prototype de casque pour astronautes intégrant les neurosciences. Petit hic ? Son co-directeur de projet n’est autre que Levi, son ancien camarade d’université qui la déteste. Ambiance…

    Addict, vous avez dit ?

    Dès le début, la dynamique entre Bee et Levi adopte un délicieux schéma grumpy/sunshine : lui, tout en froideur et retenue ; elle, pleine d’énergie et de répartie. C’est drôle, piquant, et surtout crédible. L’autrice possède toujours le talent rare de nous faire croire aux histoires qu’elle raconte et de nous en faire ressentir l’évolution avec justesse. Cerise sur le gâteau cette fois ci, un rebondissement narratif inattendu — quelque part entre sabotage et espionnage — vient pimenter l’intrigue, ajoutant une tension nouvelle qu’on n’avait encore jamais lue dans ses autres romans.

    Comme toujours, le cadre scientifique sert de décor à une romance ultra-addictive. Mais cette fois-ci, un ton résolument féministe traverse le récit. À travers Bee, admiratrice absolue de Marie Curie (au point de tenir un compte Instagram intitulé “Que ferait Marie ?”), l’autrice aborde avec humour et mordant le sexisme persistant dans le monde scientifique. Elle dénonce le « machisme systémique » avec un vocabulaire d’une drôlerie exquise : les réunions uniquement masculines deviennent “la foire à la saucisse” ou “Phallusland”, et elle égrène des anecdotes édifiantes — et véridiques — sur ces femmes scientifiques effacées de l’Histoire par des hommes.

    La force d’Ali Hazelwood, c’est sa plume : drôle, sarcastique, parfois un brin vulgaire mais toujours avec élégance et tendresse. On vous le répète, lire ses œuvres, c’est comme papoter avec une amie jusqu’à deux heures du matin, celle qui vous fera pleurer de rire en vous racontant les pires — entendez humiliantes — et meilleures anecdotes de vie. Elle écrit des récits de femmes qui trouvent toujours, avec intelligence et panache, un chemin vers leur émancipation.

    Bilan ? Love on the brain est un roman intelligent, hilarant et plein de cœur. Addictif au possible, scientifiquement stimulant et émotionnellement réconfortant. Le cadeau idéal pour Noël, un anniversaire… ou n’importe quel jour où vous avez besoin d’un grand shoot de bonne humeur.



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    Titre : Love on the brainAuteur : Ali HazelwoodEdition: HautevilleDate de parution : 20 août 2025Genre du livre : Roman Si vous n’avez jamais lu un roman d’Ali Hazelwood… sachez que vous avez tort. Vraiment. Cette autrice est l’amie qu’on devrait toutes avoir : celle qui débarque avec un verre...Love on the brain : féminisme, romance et neurosciences