Les Sales Gosses ne sont pas toujours ceux qu’on croit…

Titre : Les Sales Gosses
Auteur : Charlye Ménétrier McGrath
Editions : Fleuve
Date de parution : 9 mai 2019
Genre : roman

Avec Les Sales Gosses, on a l’impression de relire la bande dessinée Les Vieux Fourneaux. En effet, à l’instar de l’ouvrage de Lupano et Cauuet, Les Sales Gosses de Charlye Ménétier McGrath est un roman qui réussit à être drôle et léger, sans toutefois être futile. Au fur et à mesure des pages, on découvre un petit trésor, débordant de bonheur et de bonne humeur, parfait pour lire cet été.

Jeanne, 80 ans et des poussières, veuve depuis quelques années, a été placée en maison de retraite par ses enfants contre son gré, bien qu’elle ait encore toute sa tête. Suite à cette trahison, elle met en place un plan pour se venger de ses (nombreux) enfants et petits-enfants : elle va simuler la démence pour les rendre tous dingues. S’apercevant du subterfuge et trouvant Jeanne plutôt comique, une bande d’octogénaires de la maison de repos décide d’intégrer Jeanne à leur escouade de vieux rebelles. Jeanne, pourtant en pleine guerre avec sa descendance, va alors réaliser que le home n’est pas une si mauvaise chose en fin de compte et qu’on peut s’y faire de bons copains. Grâce à ses amis résidents, elle va pouvoir vivre une seconde jeunesse et faire les quatre cents coups.

Les Sales Gosses est un livre gai et léger. On ne peut s’empêcher de sourire entre les différentes idées loufoques de la vieille bande. On est aussi touché par leurs différents chemins de vie, leurs petits secrets. L’attachement à cette escouade de gais lurons est presque inévitable.

Le roman parvient à être touchant et profond à la fois. Face à tous les regrets de ces vieilles personnes, on tire quelques petites leçons de vie : profiter de sa jeunesse, aimer ses proches, etc. C’est simple mais ça fait du bien un peu de simplicité !

Et, bien que l’on dise que la génération suivante est toujours pire que la précédente, bien que l’on pense ici que ce sont les enfants de Jeanne les “sales gosses”, on finit par se poser la question : “Mais, qui sont vraiment les sales gosses dans l’histoire ?”.