La semaine sans les parents
Autrice : Nathalie Stragier
Illustratrice : Claire Morel Fatio
Éditeur : L’école des loisirs
Date de parution : 3 juin 2026
Genre : Roman jeunesse
La semaine sans les parents est un roman jeunesse (dès 8 ans), plein de fantaisie et de tendresse, sur trois amis qui se démènent pour organiser un projet de classe verte malgré les réticences des adultes.
Capucine, Lilian et Sasha sont dans la même classe de CM2. Dans leur école, le CM2, c’est l’année de la classe verte. Sauf que, cette année, le nouvel instituteur a décidé d’annuler : trop de paperasse, pas de financements… Monsieur Dubosc ne veut pas entendre parler de cette « semaine sans les parents » tant attendue par les élèves. Dépités, les trois amis refusent de s’avouer vaincus et proposent à la directrice de l’école de se charger de l’organisation. Commence alors, pour Capucine, Lilian et Sasha, une véritable aventure collective, qui va renforcer leurs liens tout au long de l’année scolaire.
La semaine sans les parents parle d’amitié, d’autonomie et de persévérance. Mais c’est aussi un roman qui aborde la relation des enfants avec leurs parents, et en particulier la façon dont ils sont affectés par leurs handicaps et leurs défauts. Si chacun des trois amis aime profondément ses parents, la vie de famille n’est pourtant pas facile tous les jours. Lilian a un père qui s’envole dans les airs dès que la pression atmosphérique augmente. Capucine doit, à la demande de ses parents, toujours porter une lourde sacoche dont personne ne connaît le contenu. Sasha, enfin, a une mère aimante mais instable, qui jongle en permanence avec trois personnalités, au point que sa fille lui a donné trois prénoms différents selon ses humeurs.
Chacun en a assez de vivre seul avec son secret. C’est en se rapprochant les uns des autres que les enfants parviendront à se libérer de leur honte et à accepter leurs parents tels qu’ils sont… sans se laisser entraîner dans leurs travers. Les situations familiales sont avant tout symboliques (le parent qui vise le ciel, ceux qui « tirent vers le bas »…) et permettent d’introduire de l’humour et de la fantaisie dans un récit qui aurait sinon été finalement assez classique.
Les trois héros sont extrêmement attachants, et l’alternance des points de vue fonctionne très bien. Les illustrations en couleur sont peu nombreuses, mais elles égayent la lecture, avec un beau dénouement visuel en double page.
Un roman jeunesse lumineux sur le courage d’accepter les autres et de s’accepter soi-même.
