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    La Dynastie des Lytton : Bouleversements

    Paru conjointement avec le premier tome, le second volume de la saga des Lytton n’a rien à envier à son aîné. La suite des aventures rocambolesques de la famille Lytton déborde, comme son titre l’indique, de rebondissements. Une saga estivale qui se consomme sans modération.

    Témoin des atrocités de la Première Guerre mondiale, Oliver était devenu irascible et peu soucieux des affaires du foyer. Mais surtout, il semblait très indisposé par le caractère affirmé de son épouse, comme si les balles avaient emporté son amour pour elle. Célia, de son côté, s’était amourachée d’un bel homme aux yeux gris – il faut dire que sous la plume parfois légère de Penny Vincenzi, tout le monde est toujours beau. En refermant le premier volume de La Dynastie des Lytton, on avait donc laissé la famille aussi déboussolée que l’Europe au sortir de la guerre.

    Pour deux fois plus de rebondissements, le second volume de La Dynastie des Lytton multiplie ses personnages. La fièvre reproductrice qui semblait se propager dans le premier volume n’a pas été endiguée. Les couples se marient, les naissances s’enchaînent. Mais la quantité ne freine toujours pas la compréhension, tant le récit est linéaire et toujours extrêmement addictif.

    Cette fois, c’est la progéniture qui prend le dessus sur une branche vieillissante de la famille Lytton. Celia devient grand-mère, mais ne s’assagit pas pour autant. Que du contraire, ce personnage complexe, qu’on savait militante et pourtant déconnectée de la réalité, défend ici une idéologie inattendue. Pendant ce temps, la branche américaine se développe et l’Europe connaît de sinistres mutations. La célèbre maison d’édition des Lytton prépare, quant à elle, sa succession.

    Pour ceux qui ont apprécié le premier volume, la suite ne sera d’aucune surprise. La poésie du texte n’est toujours pas la priorité pour cette autrice qui semble beaucoup aimer la documentation et l’histoire. D’abord, il y a l’importance accordée au milieu éditorial. Et plus encore que dans le premier tome, celle du milieu littéraire. On assiste au succès de Fitzgerald, Steinbeck ou encore Henry Miller. Mais surtout, les lecteursde l’époque se disputent La Dynastie des Forsyte, clin d’œil de référence pour Penny Vincenzi.

    Et le volet historique n’est pas négligé. La Seconde Guerre mondiale occupe bien sûr une place primordiale dans ce volume qui s’étale de 1924 à 1946. Le diable se cache dans les détails, alors Penny Vincenzi va même jusqu’à rappeler que, durant cette sombre époque, les bains anglais étaient limités à 13 cm, même pour le roi. D’un point de vue artistique, c’est l’Art Nouveau qui brille, influence qu’on retrouve notamment dans les affiches de Lautrec. Et un des événements majeurs pour le monde de l’édition, nous raconte l’autrice anglaise, c’est le début du livre de poche qui ne fait très clairement pas l’unanimité auprès des acteurs de la profession. Bref, cette saga familiale se savoure avec toujours autant de plaisir, et sans trop de remords, car la dimension historique comble les lacunes littéraires du livre.

    Cheyenne Quévy
    Cheyenne Quévy
    Responsable littérature

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    Titre : La Dynastie des Lytton, Volume 2 : BouleversementsAuteur.ice : Penny VincenziEdition : 10/18Date de parution : 07 mai 2026Genre : Roman Paru conjointement avec le premier tome, le second volume de la saga des Lytton n’a rien à envier à son aîné. La suite des aventures rocambolesques de la famille Lytton déborde, comme...La Dynastie des Lytton : Bouleversements