
L’Été où j’ai (enfin) eu chaud
Auteur : Hervé Giraud
Illustratrice : Aurélie Castex
Éditeur : Seuil Jeunesse
Date de parution : 7 mai 2026
Genre : Roman jeunesse
L’été où j’ai (enfin) eu chaud est un roman jeunesse délicat sur un jeune garçon placé en foyer qui rêve d’avoir un vrai “chez soi”. Accessible dès 8 ans, le récit aborde le manque, mais aussi les liens qui réchauffent, qu’il s’agisse du contact avec la nature, les animaux, mais aussi bien sûr avec les autres humains.
Noah est un enfant abandonné. Il vit dans un foyer depuis qu’il est tout petit. Deux fois par an, il passe ses vacances chez un couple de retraités qui vit à la campagne, Solange et Fulbert. Bienveillants, drôles et soucieux de rester dans leur rôle de famille d’accueil, ces derniers lui offrent un environnement où il peut s’épanouir et disposer d’un espace rien qu’à lui.
Noah s’amuse beaucoup dans leur jardin. Lorsqu’il trouve un oisillon perdu, il décide de le sauver et de construire un refuge pour animaux. Mais, malgré le plaisir qu’il éprouve à s’occuper de l’oisillon et la chaleur de cet été caniculaire, Noah a toujours froid « à l’intérieur ». Comment se réchauffer quand on grandit sans famille ? Sans aucun misérabilisme, L’été où j’ai (enfin) eu chaud évoque la solitude des enfants placés, tout en rendant hommage au soutien essentiel apporté par les familles d’accueil.
Tout est raconté du point de vue de Noah, dans un style enfantin dont les tournures parfois maladroites se révèlent aussi évocatrices qu’attachantes. Les illustrations d’Aurélie Castex représentent le jardin à la fois comme un refuge rassurant et comme un terrain d’aventures. La douceur de l’aquarelle contribue, par ailleurs, à renforcer la tendresse qui émane du texte.
L’été où j’ai (enfin) eu chaud est un magnifique petit roman qui, comme beaucoup d’autre au sein de la collection « Le Grand Bain » (Seuil Jeunesse), séduit à la fois par la qualité de son texte et par le soin apporté à sa conception graphique (on adore la couverture dépliable en poster).
