Hôtel Transylvanie 2, vampire contre-attaque

hotel transylvanie 2 poster

Hôtel Transylvanie 2
de Genndy Tartakovsky
Comédie fantastique
Avec (voix françaises) Michel Galabru, Virginie Efira, Alex Goude et Kad Merad
Sorti le 7 octobre 2015

Plusieurs années ont passé depuis la fin du premier opus. Jonathan, l’humain ayant découvert par hasard l’hôtel de Dracula, est désormais marié à Mavis, la fille de ce dernier. Leur fils, Dennis, approche de ses cinq ans. Mais est-il humain ou vampire ? Si ses canines ne se mettent pas à pousser d’ici la date de son anniversaire, c’est qu’il n’aura pas hérité des capacités de sa maman.

Hôtel Transylvanie 2 se situe dans la droite lignée de son prédécesseur. On en retrouve le rythme effréné souligné par une réalisation et une animation impressionnantes de fluidité.

Niveau scénario, pas trop de surprises, si ce n’est un glissement des personnages principaux apportant un peu de sang neuf à l’entreprise. Jonathan est ainsi mis en retrait, au profit de sa compagne et de certains seconds rôles du précédent film (la créature de Frankenstein, le loup-garou, l’homme invisible, Blobby et la momie). Leur diversité sert de ressource inépuisable à une accumulation de sketchs plus ou moins inspirés, rappelant le passé du scénariste Robert Smigel, habitué du Saturday Night Live.

À la co-écriture, Adam Sandler (la voix de Dracula en VO) développe son goût pour les virées entre amis, déjà présent dans la série des Grown ups. Ce qui vaut au film quelques-unes de ses séquences les plus réussies. Les efforts déployés par Dracula et ses improbables compères pour réveiller le côté monstrueux du jeune Dennis se révèlent effectivement assez irrésistibles. Car si l’idée de base se révèle être, au demeurant, classique, sa transposition dans le domaine fantastique apporte un décalage bienvenu.

Le rapport aux autres, à leurs différences est ainsi inversé, car vu du côté des “monstres”. Ce qui sert de ressort humoristique, mais permet également d’introduire une morale autour de l’acceptation de soi. Car malgré une légère ode à la liberté et à l’apprentissage, les bons sentiments dominent. Ils sont heureusement tempérés par un humour de chaque instant, faisant la part belle aux références issues du répertoire classique de l’horreur (mention au Fantôme de l’opéra, et à ses chansons), mais également à la pop culture (Batman, Star Wars).

Ce qui souligne le changement d’époque et l’écart entre les différentes générations, au centre du film. Le conflit générationnel et les avis divergents concernant l’éducation à apporter aux enfants sous-tendent le long-métrage et lui apportent un surplus d’âme bienvenu.

Guillaume Limatola
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Journaliste - Responsable BD du Suricate Magazine