Comme chaque année, le rendez-vous incontournable des amoureux de l’animation se tiendra à Flagey et au Théâtre Marni. Du 20 février au 1er mars 2026, le festival Anima vous propose une sélection pétillante, à la hauteur de cette édition anniversaire.
Qui a dit que les dessins animés étaient réservés aux enfants ? Certainement pas Anima qui souffle, cette année, sa 45ème bougie. Ce festival qui propose des films pour les jeunes et les moins jeunes, a pris de l’âge. Mais toujours aucune ride à l’horizon. « C’est vertigineux ». Il est effectivement étourdissant de voir que ce festival s’est étalé sur deux siècles, témoin de l’évolution du médium. Mais plus que tout, c’est son succès qui impressionne. Le festival Anima s’est imposé comme un événement majeur du genre qui, cette année, s’est vu proposer près de 1850 films, preuve de son succès. Anima en chiffre, c’est 45 ans d’ancienneté. Mais en 2026, c’est aussi 10 jours de festivité, 2 expositions, 289 films tous formats et publics confondus, pour 21 prix et 42 pays représentés. En 2025, 41.619 spectateurs franchissaient l’entrée de l’ancienne maison de la radio pour se laisser transporter. Cette année, serait-elle celle d’un nouveau record ?
Si le festival prend de l’âge, il est encore loin de la tombe. C’est d’ailleurs ce que nous confirme Felix Dufour-Laperrière qui a été choisi pour introduire les festivités avec son titre La mort n’existe pas. Pourtant, il n’y sera pas question d’immortalité. Mais bien de terrorisme. Avec une esthétique soignée, le Québécois aborde des sujets qui, plus que jamais, font écho à notre époque comme l’engagement, la radicalité ou encore la collectivité. Avec La mort n’existe pas, Anima, dont les engagements sociaux et environnementaux sont connus, prouve encore une fois qu’il est un festival qui évolue avec son temps. Et puis, de mort, il en sera aussi question lors de la clôture. Nouveau bijou des studios 4C, All You Need Is Kill accompagne le combat de Rita qui doit sauver le Japon d’une plante dévastatrice venue de l’espace.

Entre les deux, la vie continue. Et Anima aussi. Comme chaque année, le festival propose des films en compétition. D’abord, il y a les courts-métrages qui se partagent l’écran, réunis dans des séances nationales et internationales. Et puis il y a les longs. Pour les enfants, Anima a prévu plusieurs escapades. Certaines semblent délicates et visent le pays des histoires et des rêves, avec La Grande rêvasion ou encore Les contes du pommiers. D’autres sont plutôt réservées aux téméraires, ceux qui osent affronter les pirates et les créatures étranges. Pour ceux-là, on conseille La fabrique des montres ou encore Le trésor de Barracuda.

Entre deux séances familiales et quelques crêpes, les adolescents et adultes pourront savourer un programme de longs tout aussi varié. Pendant que Spacetime Chronicles surprend avec sa technique explorant le travail du papier, Decorado donne aux célèbres souris qui peuplent les dessins animés un air de tragique. Allah n’est pas obligé, quant à lui, s’invite dans le quotidien d’un enfant soldat. Et Nobody raconte les pérégrinations d’une bande d’animaux peu commodes qui ont déjà séduit le public chinois.
Mais Anima, ce n’est pas qu’une histoire de compétition. Tout ne tourne pas autour de ces UO colorés, les trophées du festival qui sont pourtant si mignons. Non, Anima, c’est aussi une ambiance bonne enfant, dans laquelle des films se dévoilent sans se faire de l’ombre. C’est l’occasion de revoir quelques pépites qui ont secoué l’année 2025, comme Arco ou encore Amélie et la métaphysique des tubes, mais aussi des films qui ont marqué leur époque comme Angel’s Egg.

Et des extras, le festival en cache d’autres dans sa poche. L’une des séances qui risque de partir vite, c’est celle consacrée à Samuel, succès extraordinaire de la jeune artiste Emilie Tronche qui a également réalisé l’affiche de cette édition. Parmi les autres séances spéciales, on trouve celles qu’on ne présente plus : La Nuit Animée, La Queer Night, La Watch and Dance ou encore les Girls Girls Girls et Real Life Stories. Mais il y a bien sûr aussi des nouveautés. Cette année, des séances matinales seront proposées à prix réduit pour les petits bouts qui se lèvent tôt. Pour les enfants, ce sont également des ateliers thématiques, un espace VR, un spectacle, des workshops pour apprendre l’animation et surtout une grande chasse au trésor. En lien avec l’actualité internationale, les adultes pourront eux découvrir une séance de courts en hommage à Gaza. Mais aussi une spéciale Horror Show, un Live Drawing Challenge, des extraits exclusifs de chez Adult Swim et un focus sur l’Irlande. L’occasion de célébrer. Parce que 45 bougies, c’est pas de la crêpe !
Retrouvez l’intégralité du programme sur le site de l’évènement : https://animafestival.be/fr
