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    Elliot au collège : Réseaux et sentiments, une adaptation en roman

    Après le succès de la bande dessinée Elliot au collège, le jeune héros anxieux imaginé par Théo Grosjean poursuit son parcours en roman jeunesse. Réseaux et sentiments est le deuxième tome de la série, après Panique en sixième. Cette adaptation destinée aux 9-12 ans aborde avec beaucoup d’autodérision les amitiés compliquées des préados et l’influence croissante des réseaux sociaux.

    Un héros en prise avec les angoisses du collège

    Elliot fait sa rentrée en 5ème. C’est un collégien particulièrement anxieux. Peu sûr de lui, il redoute constamment le regard des autres et s’inquiète du moindre jugement porté sur sa personne. Cette anxiété est incarnée par une petite boule d’angoisse qui le suit partout et commente ses difficultés au quotidien.

    Le personnage d’Elliot n’est pas sans rappeler L’homme le plus flippé du monde, l’alter ego de l’auteur-dessinateur, héros de sa BD pour adultes à grand succès. Cependant, alors que ce dernier a une anxiété maladive, Elliot apparaît comme un préado presque comme les autres. Ses peurs, ses hésitations et son manque de confiance en lui sont finalement largement partagés par les autres jeunes de 12 ans.

    Des amitiés fragiles  

    Dans ce tome 2, Réseaux et sentiments, qui peut se lire indépendamment du tome 1, les liens d’amitié entre collégiens occupent une place centrale. Elliot doit composer avec les moqueries répétées de Bastien, la terreur de la classe, tandis qu’il se brouille sans vraiment comprendre pourquoi avec Hari, son meilleur ami. Parallèlement, il se rapproche d’Églantine, dont il est secrètement amoureux.

    À cette véritable montagne russe émotionnelle s’ajoute la problématique des réseaux sociaux. Grâce à ses vidéos publiées sur TicToc, Elliot le timide devient tout d’un coup populaire. Le récit montre à la fois les aspects positifs et négatifs des réseaux : à côté des « likes » qui aident Elliot à gagner en confiance, le roman évoque aussi les images diffusées sans consentement, les commentaires blessants et la pression du regard numérique.

    Le passage de la BD au roman

    L’adaptation de la bande dessinée en roman s’avère globalement réussie. Ce nouveau format permet notamment de multiplier les points de vue. Certains chapitres sont ainsi racontés par Églantine, le pendant féminin d’Elliot. Ce choix apporte de la profondeur au récit en montrant que l’anxiété peut prendre différentes formes selon les individus et les situations. Le texte est par ailleurs agrémenté d’illustrations en noir et blanc en mode « vignettes » qui constituent un clin d’œil à la BD d’origine.

    Mais il faut reconnaître que le personnage d’Elliot n’est pas tout à fait aussi attachant que dans la version BD de Réseaux et sentiments. Dans le roman, Elliot-le-narrateur apparaît comme plus bavard, ce qui modifie la perception que l’on a de lui. Quant à la fameuse boule d’angoisse qui le suit partout, elle est bien présente mais perd un peu de sa dimension comique par rapport à la BD, dans laquelle elle est représentée comme un personnage à part entière.

    Le message reste le même : pour mieux surmonter ses insécurités, il faut prendre conscience de celles des autres. Au final, même si on préfère la version BD,  Elliot au collège : Réseaux et sentiments se lit avec beaucoup de plaisir et a l’avantage de faire connaître ce personnage à un nouveau public.

    Soraya Belghazi
    Soraya Belghazi
    Journaliste et responsable Littérature jeunesse

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    Elliot au collège : Réseaux et sentimentsAuteur et dessinateur : Théo GrosjeanÉditeur : Pocket Jeunesse (PKJ)Date de parution : 9 avril 2026Genre : Roman jeunesse, Roman pour préados Après le succès de la bande dessinée Elliot au collège, le jeune héros anxieux imaginé par...Elliot au collège : Réseaux et sentiments, une adaptation en roman