KFF 2018 : « The Witch – Part 1 », mes matins sont calmes, mes nuits plutôt agitées

The Witch – Part 1
de Park Hoon-jeong
Thriller psychologique
Avec Kim Da-mi, Jo Min-soo, Park Hee-soon

Dans le cadre du festival du film coréen de Bruxelles qui se tient du 17 au 23 novembre à Bruxelles, le public a eu l’occasion de voir ce lundi le dernier film de Park Hoon-jung, The Witch – Part 1, un des grands succès au box-office cette année 2018 en Corée du Sud. Déjà scénariste du film I Saw The Devil, Park Hoon-jung nous revient avec un récit où la tension monte crescendo.

Après s’être enfuie d’un centre où se pratiquaient des expériences sur le cerveau humain, Ja-yoon, devenue amnésique, est recueillie par un couple qui va la considérer comme sa fille. Dix années se passent et tout porte à croire que la petite orpheline est devenue une adolescente comme les autres. Mais des événements étranges vont se produire, et tels des fantômes surgis du passé, ses anciens bourreaux vont refaire surface, décidés à poursuivre leur œuvre. A partir de ce moment-là, les retrouvailles se révèleront sanglantes…

Assez calme et convenu durant la première heure, le réalisateur semble nous endormir pour mieux nous confronter au choc de la seconde. Telle la personnalité de l’héroïne, le film semble posséder plusieurs facettes. La force scénaristique est de nous faire passer sans crier gare d’une chronique adolescente à la chorégraphie ultra-stylisée d’un massacre qui n’a rien à envier aux meilleurs opus de Tarantino. Le jeu d’actrice de Kim Da-mi accentue ce choc des personnalités : joyeuse et enjouée, elle se révèle glaciale, implacable et sans pitié lorsqu’il s’agit de se confronter à son passé. On retrouve également cette dualité dans le personnage joué par Choi Woo-shik, un visage d’ange qu’on croirait sorti d’un groupe de K-Pop mais qui en réalité laisse derrière lui des cadavres à la pelle.

En conclusion, The Witch – Part 1 est un film qui vaut la peine d’être vu. Certes, il peut sembler un peu long à certains dans sa première partie, mais il ne faut pas oublier que le film a été conçu pour être joué en deux parties. Telle une pièce en cinq actes, le spectateur se retrouve à la fin de cette première partie à un point clé de l’histoire, et l’attente de la seconde partie n’en est que plus insupportable.

Vincent Penninckx
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Journaliste du Suricate Magazine