Nymphéas noirs, intrigue chez les impressionnistes

Dessin : Cassegrain
Scénario : Duval/Bussi
Edition : Dupuis
Sortie : 25 janvier 2019
Genre : Thriller, polar

Fin janvier est sortie chez Dupuis l’adaptation du roman de Michel Bussi, Nymphéas noirs. Connu pour des séries explosives comme Carmen Mc Callum et Travis, c’est Fred Duval qui s’est occupé de scénariser cette œuvre et Didier Cassegrain qui l’a merveilleusement mise en planches.

Giverny, un village où chaque année viennent flâner des milliers de touristes, sur les traces de Claude Monet et de ses célèbres nymphéas. La vie semble s’écouler comme un long fleuve tranquille, jusqu’au jour où la quiétude des lieux est troublée par un meurtre. Tandis qu’un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l’affaire, trois femmes croisent son parcours. Trois habitantes qui ont quelques jours pour s’échapper de ce jardin trop parfait.

Giverny, un paysage de carte postale qui se révèle être une prison dorée pour certains de ses habitants. Dans un village où tout doit rester à l’identique pour que ne se tarisse pas le flot de visiteurs, reste-t-il encore de la place pour des rêves d’évasion, pour une vie hors du cadre ? Au-delà de l’enquête policière que l’on suit avec un grand intérêt, le scénario suscite une vraie réflexion sur la place de chacun dans la société et sa relative liberté individuelle.

Au lecteur qui se demande quel est l’intérêt d’adapter un polar en BD, il trouvera la réponse en feuilletant cet album. Sans vouloir faire de l’impressionnisme à tout prix, Didier Cassegrain nous plonge dans les paysages chers à Monet grâce à ses pinceaux d’acrylique. La lumière particulière de la Normandie, les ciels où les nuages s’étirent à l’infini, toute la beauté des paysages qu’affectionnaient Monet et les impressionnistes accompagnent les protagonistes au fil des pages et donnent un cadre si particulier à l’intrigue de Michel Bussi.

Avec les Nymphéas noirs, Bussi, Duval et Cassegrain nous prouve que l’on peut adapter un best-seller en BD avec brio. L’intrigue garde le lecteur en haleine jusqu’au dénouement final et celui-ci s’émerveillera à chaque page par la qualité graphique de cet album. Une bande dessinée  à mettre entre toutes les mains !

Vincent Penninckx
A propos Vincent Penninckx 49 Articles
Journaliste du Suricate Magazine