
L’Ourse et l’Oiseau
Réalisation : Marie Caudry
Genre : Film d’animation, Court-métrage, Jeunesse
Nationalité : France
Sortie : 1er avril 2026
Adapté de l’album jeunesse Les lettres de l’ourse de Gauthier David et Marie Caudry (Casterman, 2017), L’Ourse et l’Oiseau est un court film d’animation de 26 minutes à destination des jeunes enfants dès 3 ans. Une histoire délicate qui aborde la séparation, le manque et la prise de risque par amour.
L’Ourse et l’Oiseau s’aiment profondément. Leur complicité se déploie au rythme de la nature, entourée d’amis familiers : le castor, le blaireau et la renarde. Alors que ces derniers se préparent à hiberner, les oiseaux s’apprêtent à migrer. Pour l’Ourse et l’Oiseau, l’arrivée de l’hiver signifie une longue séparation. Incapable de s’y résoudre, l’Ourse refuse d’hiberner et décide de partir seule vers le sud, à la recherche de l’Oiseau déjà envolé.
Un voyage de l’hiver au printemps
Sur sa route, l’Ourse traverse montagnes, rivières, forêts, et même la mer. Cet environnement naturel peuplé d’animaux bien réels est aussi ponctué de touches fantastiques. Des volcans laissent échapper une fumée aux visages humains, une île accueille un carnaval psychédélique où les animaux dansent, un lapin excentrique surgit au détour du chemin. Chaque épreuve teste la détermination de l’Ourse, mais rien n’est effrayant : l’ambiance reste sereine, portée par des voix chaleureuses et enveloppantes.
Aimer, oser, grandir
Après avoir illustré l’album, Marie Caudry passe ici à la réalisation. On retrouve dans le film des éléments du style épistolaire du livre, avec l’Ourse qui s’adresse en voix off à l’Oiseau absent. Si le thème de l’amour passionnel peut surprendre pour de très jeunes enfants, le récit parle avant tout de voyage et de courage. L’Ourse prend le risque de ne pas hiberner, l’Oiseau celui de revenir plus tôt et d’affronter l’hiver. Une odyssée douce, légèrement troublante mais profondément bienveillante, que les tout-petits suivent en attendant avec impatience le moment des retrouvailles.
