Grosse gifle pour le film sur la FIFA

Voilà deux semaines que le film sur la FIFA, intitulé United Passions, est sorti dans les cinémas américains et le constat est plutôt amer. Avec un budget de plus de 24 millions d’euros, dont 80% financés par la FIFA elle-même, United Passions a ramené une poignée de spectateurs dans les salles d’Outre-Atlantique pour une recette estimée à quelques milliers d’euros seulement.

Pourtant, les espoirs sur le succès du film étaient réels. De fait, le distributeur Screen Media avait choisi la date de sortie en fonction du début de la coupe du monde féminine de football ayant lieu au Canada. Une bonne idée étant donné que le soccer féminin est très populaire aux Etats-Unis.

Mais voilà, le hasard du calendrier a voulu que les affaires de corruption entachant l’institution éclatent au même moment. Sale temps pour Sepp Blatter et Jérome Valcke qui furent mis sur le banc des accusés alors que le film encensait justement le premier cité et sa soi-disant lutte contre “les écarts de conduite”.

Dirigé par le réalisateur français Frédéric Auburtin (San Antonio, Envoyés très spéciaux), United Passions raconte l’histoire de la FIFA à travers trois personnages influents : l’initiateur de la coupe du monde Jules Rimet (Gérard Depardieu), le très ouvert Joao Havelange (Sam Neil) et l’incontournable Joseph Blatter (Tim Roth). Ce dernier étant largement conspué au passage puisque, outre les affaires de corruption qui l’ont récemment égratigné, il lui est reproché d’avoir glorifié son personnage dans le film avec une forme indigeste de culte de la personnalité.

Matthieu Matthys
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Directeur de publication - responsable cinéma et littérature du Suricate Magazine.

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