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    C’est où le plus loin d’ici (volume trois) : dans le monde des adultes bien sûr !

    Alors que le premier volet de C’est où le plus loin d’ici s’ouvrait sur la disparition de Sid, que le second suivait la quête de la fugueuse vers une ville oubliée, le troisième chapitre propose une fin à cette saga pour le moins rocambolesque.

    Rappelez-vous, c’était en août 2025. Tyler Boss et Matthew Rosenberg nous racontaient comment la disparition de Sid avait semé le chaos dans sa famille, les poussant à prendre la route pour la retrouver. Mais lorsqu’on parle ici de famille, on ne l’entend pas dans le sens nucléaire du terme. Il n’y a ni mamans, ni papas. Dans ce monde vidé de ses adultes, atteindre la majorité semble présager la mort. Les familles sont donc simplement des groupes d’adolescents qui pratiquent la survie comme une religion et vouent un culte à des petits objets du quotidien dont parfois, ils ignorent carrément l’utilité.

    La famille de Sid s’appelle le collège. Et voilà donc que cette horde de cancres aux allures punk arpentent le territoire pour chercher leur amie. Mais elle, c’est une ville qu’elle cherche. Une terre peut-être urbaine mais surtout mystérieuse qui rivalise avec notre Atlantide et nos Cités Perdues. C’est donc en pleine quête, au milieu des territoires ennemis peuplés de bandes d’enfants hostiles, que nous avions laissé notre groupe de chenapans.

    Au vue de la tournure de plus en plus alambiquée que prenait l’histoire, on aurait pu se demander si les auteurs parviendraient à clôturer la trilogie sans laisser trop de vides. Et pour ceux qui se seraient, donc, poser cette question, la réponse est : oui, ils y parviennent. L’ensemble du récit était tellement inattendu que le dénouement le plus sensé en vient à surprendre. Et pourtant, les auteurs en profitent pour boucler la boucle avec une fin qui semble souligner, comme le début, l’importance d’une famille. Après nous avoir baladé à travers des groupes de boutonneux plus étranges les uns que les autres, Tyler Boss et Matthew Rosenberg prennent un virage étonnement rationnel.

    C’est aussi, comme on pouvait s’y attendre, une manière pour eux d’aborder l’incompréhension qui règne entre le monde des adultes et celui des enfants. Le premier ayant complètement oublié le grain de folie qui anime le second. Dans ce troisième volume de C’est où le plus loin d’ici, il y a quelque chose de rassurant. On retrouve les mêmes personnages et leur mauvais caractère. Parmi eux, le bébé cochon qui, avec ses taches de rousseur et son air constamment satisfait, représente le principal ressort comique.

    De son côté, Sid comprend enfin d’où lui vient son gros ventre. Et même si le temps passe pour nos personnages qui évoluent, il y a quelque chose d’immuable c’est cette esthétique punk et post-apocalyptique du monde dans lequel ils vivent. Le troisième volet clôt l’épopée de manière cohérente, tout en ne trahissant pas le style inspiré du comics qui avait déjà su séduire son lectorat dans les deux premiers tomes.

    Cheyenne Quévy
    Cheyenne Quévy
    Responsable littérature

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