Torrents d’amour, une BD pour rire de nos déceptions amoureuses

Extrait de la BD « Torrents d’amour » de Jean-Christophe Mazurie (Pataquès, 2020)

Couverture de la BD « Torrents d’amour » de Jean-Christophe Mazurie (Pataquès, 2020)

Scénario et dessin : Jean-Christophe Mazurie
Éditeur : Pataquès
Sortie : 29 janvier 2020
Genre : Humour

Torrents d’amour de Jean-Christophe Mazurie est une BD très drôle sur les désillusions amoureuses dans lequel beaucoup de célibataires et de couples se reconnaîtront, quel que soit leur âge.

Converti à la bande dessinée sur le tard, Jean-Christophe Mazurie offre avec Torrents d’amour un recueil de scénettes franchement hilarantes sur le décalage entre nos aspirations sentimentales et la réalité du couple.

La plupart des histoires se concentrent sur une page de six cases, avec une chute souvent inattendue et très drôle dans la dernière case. Les dessins sont simplissimes, avec un décor absent ou à peine esquissé. Ils mettent en avant les dialogues, souvent croustillants quand ils ne frôlent pas l’humour noir. Certains personnages sont affublés d’un long nez à la Pinocchio qui semble dénoncer l’hypocrisie caractéristique du discours amoureux.

Les techniques de séduction sont en effet tournées en dérision et Mazurie se moque des clichés tout en laissant percer leur part de vérité. La parole des hommes, comme celle des femmes, est souvent unilatérale et le dialogue difficile au sein du couple. Fantasmes sexuels irréalisables, égoïsme, ennui… les travers des relations amoureuses nourrissent une certaine désillusion qui nous fait heureusement plus rire que pleurer.

Contrairement à d’autres BD sur le même thème qui représentent souvent des trentenaires ou des quarantenaires, Torrents d’amour donne une place de choix aux couples âgés – ce qui rend certains traits d’humour encore plus inattendus. Une lecture amusante grâce à laquelle les “desperados de l’Amour” se sentiront moins seuls !

Soraya Belghazi
A propos Soraya Belghazi 143 Articles
Journaliste - Responsable Arts/Expos/Musées du Suricate Magazine