The Golden Sixties Revival au Country Hall de Liège

Maître de cérémonie, William Clobus, musique de Francis Charlier, Alain De Ré, Jean-Philippe Dirix, Christophe Genette, Pascal Claus, chant de Hugues Dewez, Stéphanie Hansen, Philippe Vanclès, Sarah Mazzacavallo, Estelle Denis, Céline Lechanteur, Amélie Stembert, chorégraphie de Isabelle Thill, Anne-Laurence Meunier

Le 8 novembre à 20h30 au Country Hall de Liège

Après s’être intéressé aux années 80’ et 90’, Pierre Stermbert remet à l’honneur les Sixties avec The Golden Sixties Revival. Un exercice assez porteur commercialement, nous confie-t-il, et auquel il semble donc habitué. Avec ces 75 hits annoncés et son équipe de 18 artistes chanteurs, danseurs, musiciens et comédiens, le spectateur est en droit d’en attendre beaucoup de ce show qui promet d’être grandiose.

Et pourtant, au fur et à mesure que The Golden Sixties Revival commence, la déception nous guette. C’est que beaucoup d’éléments évoqués lors de la promotion ne sont pas en rendez-vous. C’est en vain que vous chercherez ces décors annoncés qui sont en pratique tout à fait inexistants alors que ces « effets spéciaux époustouflants » censés nous être dispensés par le grand illusionniste Gianni Henderson se résument à un lancer d’étincelles durant le final…

Heureusement que les costumes échappent à cette éclipse bien qu’on aurait aimé en voir beaucoup plus, y compris au niveau du maquillage ainsi que des coiffures et surtout du côté masculin. En effet, mis à part William Clobus, la mise des chanteurs est assez terne et ne brille que par les tenues des artistes féminines qui, genre oblige, servent allégrement de faire-valoir.

Au niveau des transitions entre les différents morceaux, il faut reconnaitre qu’elles se font avec douceur puisqu’elles se basent essentiellement sur les tonalités ou les rythmes. Cependant, cette recherche musicale manque d’un fil conducteur, et l’on glisse souvent d’un titre à l’autre sans comprendre. Les très plaisantes mais sporadiques interventions du Monsieur Loyal du spectacle, alias William Clobus, si elles nous font sourire tout en évoquant très brièvement quelques faits marquant de l’époque, ne peuvent parvenir à elles seules à souder ce patchwork des différents hits anglais et français qu’aucune logique, ne fut-ce que chronologique, ne vient souder.

Cette grande production qui semble davantage répondre à des motivations mercantiles plutôt qu’artistiques est cependant sauvée par les performances des chanteurs et musiciens. Notons ici la dextérité vocale et la belle énergie déployée par Stéphanie Hansens, d’ailleurs participante de la première saison de The Voice, ainsi que la voix profonde et rauque d’Hugues Dewez qui vous feront revivre ces chansons que nous connaissons tous et qui aujourd’hui encore, parviennent à nous entrainer…

Nassima Cherke
A propos Nassima Cherke 42 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.