La soprano japonaise Naoko MATSUI: entre airs d’opéra et chants japonais

Reconnue dans de nombreux pays asiatiques, notamment en Chine où elle a été très sollicitée, la soprano japonaise Naoko Matsui se produit en soliste en Europe depuis 2011. Avec un répertoire très large, un timbre à fleur de peau, cette cantatrice de talent a endossé avec brio les plus grands rôles de l’opéra et des opérettes classiques notamment à Milan. Parallèlement, elle a toujours chanté des airs traditionnels asiatiques ou russes, osant mélanger, tout en souplesse, les cultures et les registres. Souhaitant être au plus près des spectateurs, possédant un sens inné du spectacle, nouant une complicité avec tous les publics, elle privilégie désormais les formats de concerts à taille humaine, dans des lieux parfois confidentiels. Tel le salon bleu de l’abbaye Saint-André, à Villeneuve-lès-Avignon qui accueille son prochain concert, le 27 juin prochain. Une première pour ce lieu historique dédié au jardin et à l’art contemporain. Une série de concerts parisiens, avec un nouveau livret toujours aussi réjouissant, sont prévus pour la rentrée, un agenda à suivre.

Un répertoire qui se joue des cultures et une interprétation émouvante en connivence avec le public

Naoko Matsui est une cantatrice pas tout à fait comme les autres, sa large gamme de soprano lyrique-léger et son esprit joueur lui ont permis d’affronter des répertoires très différents et de toucher tous les publics. Une présence scénique forte, teintée d’humour, des tenues et coiffures extravagantes, loin du décorum convenu, sont sa marque de fabrique. Un jeu scénique qui crée une complicité avec son auditoire qu’il soit chinois, suisse ou français.

Durant vingt ans, chaque année, Naoko a produit un récital intitulé « Naoko no Kiraku ni Classic Shimashow » (le spectacle impromptu de musique classique de Naoko), révélant son agilité vocale et son vaste répertoire qui va des arias d’opéra aux chansons classiques françaises, italiennes, russes et japonaises, en passant par les chants traditionnels. Son amour pour la musique instrumentale l’a amené à repousser les limites de ses propres capacités vocales. Ainsi, ses interprétations du « Cygne », de « Pavane pour une infante défunte », et de « Air on the G String » laissent toujours son public sous le charme. A travers le langage musical sans frontières porté par sa voix inimitable, Naoko ajoute, à son répertoire éclectique, souvent inédit en Europe, le talent particulier d’être une ambassadrice de l’art lyrique et vocal.

Après la saison estivale, Naoko Matsui va présenter, sur Paris, une nouvelle programmation, toujours aussi originale et touchante, mélangeant les genres à sa façon.

A propos de Naoko Matsui

Naoko est née et a grandi à Tokyo. Se destinant très tôt à la carrière musicale, repérée dès l’école primaire, elle entra au Tokyo College of Music d’où elle sortit major. Elle a très vite enchaîné des apparitions prestigieuses et des concours nationaux, s’appuyant sur des professeurs comme le ténor Katsumi ISHIHARA ou le ténor italien, installé au japon, Arrigo Pola.Ensuite elle part quatre ans en Italie, pour étudier à Milan, notamment aux côtés de Dante Mazzola. Son premier rôle, celui de Frau Fluth, dans « Die Lustigen Weiber von Windsor », fut suivi par un grand nombre de rôles principaux dont Cio Cio San dans « madame Butterfly », Lady Fiammetta dans l’opérette de « Boccaccio », Violetta dans « La Traviata », Susanna dans les « Noces de Figaro », Lucy dans l’opéra-comique de Menotti « The Telephone » et, Angele dans « Der Graf von Luxembourg ».

Elle est par ailleurs ambassadrice de l’échange de musique classique et asiatique. Dès 2005, elle multiplie les concerts auprès de ses fans de plus en plus nombreux et inconditionnels en Chine et depuis deux ans en Europe.

En France elle s’est déjà familiarisée avec la Salle Gaveau, Le Châtelet, l’opéra de Vichy, de Massy… mais aussi à Genève au Victoria Hall et en Autriche à Musikverein -Vienne et la salle Mozart à Salzbourg. Son dernier passage à Paris date du 31 janvier 2014, au théâtre Adyar où elle était accompagnée au piano par Emma Sanglar.

Prochain concert : « Un Enchantement », à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon

Plus qu’un concert, c’est une soirée rare qui sera proposée dans l’abbaye Saint-André le 27 juin prochain : avec comme mise en bouche une balade au couchant dans les somptueux jardins, avant un récital intimiste de Naoko Matsui dans l’un des salons voûtés du palais abbatial, suivi d’un échange avec l’artiste autour d’un cocktail dinatoire. En perspective, une rencontre entre un lieu magique et une très belle voix. Et, l’occasion de découvrir le talent de la grande cantatrice japonaise qui va interpréter ce soir-là des airs traditionnels du Japon entrecoupés d’arias d’opéra classique, sa spécialité.

Accompagnée seulement d’une pianiste, Emma Sanglar, ce récital de Naoko Matsui est accessible à tous, des initiés au grand public. Un moment privilégié à ne pas manquer.

Plus d’infos et réservations:

www.moxity.com/events/ enchantement-a-l-abbaye-de- saint-andre-recital-exclusif- de-naoko-matsui-soprano

Naoko Matsui

Déborah Lo Mauro
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