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    Julie du Chemin, une « SexyLady » qui monte sur scène pour réconcilier nos féminités

    SexyLady est un seule-en-scène de la sexologue Julie du Chemin, coach devenue comédienne pour diffuser autrement son message positif sur la sexualité. Nous avons rencontré la conceptrice et interprète de ce spectacle qui ambitionne de changer votre regard sur l’amour, le couple, et la sexualité.

    Qui est Julie du Chemin ?

    Je me considère comme une personne multifacettes : architecte de formation, j’ai quitté mon statut de fonctionnaire il y a plus de dix ans pour me lancer dans l’entreprenariat et devenir coach sexologue. J’ai d’abord créé une association qui s’appelle Les Féees, qui fonctionnait comme un groupe d’échanges pour les personnes qui souhaitent explorer différents domaines de leur vie. Dans ce cadre, je me suis intéressée de plus en plus au partage d’expériences entre femmes autour de sujets liés à la sexualité. J’ai ensuite décidé de me former à la sexothérapie à l’UCL et j’ai exercé cette spécialité en accompagnant des clients à la recherche d’une sexualité plus épanouie. La pandémie du COVID a boosté mon activité de formations en ligne, mais j’ai depuis ressenti le besoin de revenir au présentiel. 

    Comment vous est venue l’idée d’un one-woman-show ?

    J’avais déjà fait de l’impro à Ixelles avant de suivre un cours de théâtre au Cours Florent. Il y a deux ans, j’ai vécu une crise entrepreneuriale et j’ai ressenti le besoin de faire le point, de me réinventer. Avec mon ancien partenaire Pascal de Sutter, nous avions conçu un spectacle en duo, « Les gentils ne font pas l’amour le samedi ». C’était maintenant le moment de me lancer seule. J’ai écrit un texte, que j’ai d’abord intitulé « Épanouie », pour développer les idées qui me tiennent à cœur. Ce texte a été retravaillé pour devenir le spectacle SexyLady, qui porte désormais le nom de la méthode d’accompagnement que j’ai développée pour aider les femmes à retrouver confiance en elles. Garance Degos, qui était ma professeure au Cours Florent, a accepté de mettre en scène le spectacle. Et j’ai la chance d’être soutenue dans cette aventure par mon nouveau compagnon, qui est aussi mon impresario.

    Quelle est la part d’humour et la part de sérieux ?

    Il ne s’agit pas d’un spectacle de stand-up à la manière de Blanche Gardin, mais pas non plus d’une conférence-spectacle lors de laquelle je me placerais dans le rôle de la coach qui « fait la leçon ». Je dirais plutôt que je me situe entre les deux, avec un spectacle qui offre un ascenseur émotionnel, mêlant douceur et énergie, avec des moments joyeux mais aussi des moments introspectifs et explicatifs.

    Le titre et le sujet du spectacle contrastent avec l’affiche, très sobre. Est-ce délibéré ?

    À vrai dire, je fonctionne beaucoup à l’instinct. J’ai créé moi-même cette affiche en très peu de temps, sans avoir de formation professionnelle en graphisme. Je n’ai pas vraiment conceptualisé la chose. J’ai repris une photo de moi prise par le Jean Mahaux dans le cadre d’une photothérapie et j’ai construit l’affiche autour de ça. Par rapport au contraste que cela crée, je pense en effet que ça colle bien avec mon approche, à savoir la volonté de réconcilier les deux femmes qui se trouvent en chacune d’entre nous. Il y a d’une part la femme « sexy », celle qui assume sa sensualité, sa partie animale. Et, d’autre part, il y a la « lady », celle qui se définit par la culture, la société – celle que j’appelle « Eve » dans le spectacle.

    Le spectacle parle-t-il autant d’amour que de sexe ? Comment voyez-vous la relation entre les deux ?

    C’est clairement l’amour qui est au cœur de ma mission. Mais la sexualité fait tellement partie de l’amour que c’est indissociable. Revenir à une sexualité naturelle, c’est pour moi la clé de l’épanouissement. L’histoire que je raconte avec mon spectacle, elle est bien sûr influencée par le prisme de la culture judéo-chrétienne qui est la mienne. Le grand malentendu que je dénonce, la dissociation entre la femme respectable, souvent incarnée par la figure de la mère, et la femme « sexy », est issu de cette histoire. Comme je le dis dans le spectacle : Et si la sexualité était à l’origine de tout le schmilblick ?

    Avec SexyLady, je veux célébrer les féminités, mais je ne m’adresse pas qu’aux femmes. Je m’adresse également aux hommes qui ont envie, non seulement de mieux comprendre les femmes, mais aussi de mieux comprendre leur part de féminin. Et cette part féminine, elle n’est pas seulement tendre, elle est aussi sauvage.

    Avez-vous déjà présenté le spectacle ?

    J’ai testé le spectacle pour la première fois en mai, en mode lecture, avec un petit groupe de clientes. Puis je l’ai joué au théâtre Mercelis à Ixelles en juillet, dans le cadre de la fin de ma résidence de création théâtrale. Grâce à l’AWEX, l’agence qui accompagne les entrepreneurs wallons dans leurs activités à l’international, je vais avoir l’opportunité de présenter le spectacle dans la salle de l’Alliance française de San Francisco le 7 octobre prochain. Le spectacle du 23 septembre à Bruxelles est donc en quelque sorte mon baptême du feu, avant une tournée qui passera aussi par Paris, le Québec, l’Ile de la Réunion et la Suisse.

    On me dit que présenter son spectacle sur scène trois fois, c’est déjà une chance. Mais j’aimerais qu’il soit vu des milliers de fois, et pourquoi pas le voir jouer par d’autres. Si chaque personne qui assiste au spectacle SexyLady repart avec une petite pépite à mettre en place dans sa vie personnelle, pour moi, c’est gagné !

    Infos pratiques

    Quoi ? SexyLady est un spectacle d’environ 1h15 sans entracte, écrit et interprété par Julie du Chemin. Mise en scène de Garance Degos. Chorégraphie de Mylana Maisert.

    Où ? Quand ? 

    • Le 23 septembre 2025 à 20h au Claridge Events à Bruxelles.
    • Le 25 septembre 2025 au Théâtre de la Boussole à Paris.
    • Le 7 octobre 2025 dans la salle de l’Alliance française de San Francisco.
    • Les 14 et 15 novembre 2025 à Bruxelles, avec la présence exceptionnelle de Mylana Malsert et Tristan Celle qui feront un duo de danse en fin de spectacle.

    Combien ? Pour la représentation du 23 septembre, billets à partir de 25 €.

    Soraya Belghazi
    Soraya Belghazi
    Journaliste et responsable Littérature jeunesse

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