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    Send Help, personne ne viendra vous aider

    En avril 1983, un petit film d’horreur sort en salles un peu partout dans le monde. Le jeune réalisateur derrière ce projet, c’est Sam Raimi, qui lance alors son deuxième long-métrage. Ce sont seulement ses premiers pas dans le métier et pourtant, il arrive déjà à l’un des plus grands tournants de sa carrière. The Evil Dead, fait avec trois bouts de ficelle et des tonnes d’expérimentations, est un véritable succès outre-Atlantique et devient le premier opus d’une franchise dont la nouvelle entrée est prévue pour cette année. Aujourd’hui encore considéré comme l’un des films horrifiques les plus cultes, The Evil Dead a propulsé Sam Raimi au statut d’icône du cinéma de genre. Statut qu’il honore tout en se démarquant par sa maîtrise de films d’action super-héroïque et fantastiques. Attendu au tournant, 2026 marque son retour aux racines horrifiques avec Send Help, une version de l’émission Koh-Lanta sous stéroïdes et hémoglobine.

    Si Linda Liddle (Rachel McAdams) vit des soirées pépère devant Survivor avec sa perruche, le jour est une autre histoire. En plus d’être une paria à son travail, elle se heurte au traitement ingrat et misogyne de son nouveau boss, Bradley Preston (Dylan O’Brien), bien décidé à lui faire vivre un enfer. Il lui offre tout de même l’opportunité de lui prouver ses talents de comptable en l’acceptant sur une mission extérieure. Mais leur vol ne se passe pas tout à fait comme prévu : leur avion se crashe et ils se retrouvent tous les deux sur une île déserte. Ils vont alors devoir mettre leurs différends de côté pour survivre.

    Sam Raimi est connu pour avoir une certaine patte. Send Help n’y échappe pas, enchaînant les scènes chargées d’humour slapstick avec des scènes de luttes hyper violentes. Les situations totalement absurdes paraissent réalistes, et ce grâce à des personnages authentiques. L’île n’est qu’un prétexte, ce qui compte c’est la dynamique entre Linda et Bradley, collègues que tout oppose. Au fur et à mesure que l’histoire avance, ils se révèlent, non seulement l’un à l’autre, mais aux spectateurs également. L’attachement et l’intérêt pour ces personnages est porté par les deux acteurs principaux, très bien castés. Rachel McAdams est fabuleuse dans un rôle loin de ceux dont elle nous a habitués : loseuse au grand coeur, elle est aussi forte et déterminée. Quant à Dylan O’Brien, il s’agit là d’une très bonne surprise, jouant à merveille le connard sexiste. Ce choix de casting est d’ailleurs pertinent vis-à-vis du message plutôt féministe que le film fait passer. En effet, O’Brien est de 13 ans le cadet de McAdams. Le rapport de pouvoir entre eux sonne juste, un boss d’entreprise arrogant contre une comptable capable mais peu sûre d’elle. Le basculement continu de la connexion établie entre eux constitue l’un des éléments les plus jouissifs du métrage, nous faisant entrer dans un jeu de manipulation sans fin. La question est : qui ira le plus loin pour atteindre ses objectifs ?

    Manquant légèrement d’effets pratiques, Send Help n’en est pas moins un bon divertissement. Le film est fun, assez visqueux et bien écrit. Les fans de Sam Raimi et d’horreur seront donc bien servis avec ce film qui n’a d’autre prétention que de vouloir nous faire passer un bon moment.

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    Send HelpRéalisateur : Sam RaimiGenre : Comédie, Epouvante-horreur, ThrillerActeurs et actrices : Rachel McAdams, Dylan O'Brien, Edyll IsmailNationalité : USADate de sortie : 28 janvier 2026 En avril 1983, un petit film d'horreur sort en salles un peu partout dans le monde. Le jeune réalisateur...Send Help, personne ne viendra vous aider