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    RPG en ligne : pourquoi tant de toxicité dans les communautés ?

    Ils sont nombreux à avoir quitté les communautés et même cessé de jouer à certains RPG (jeux de rôles) à cause de la toxicité qui s’y propage. Noobs ou joueurs aguerris, tous en ont déjà fait l’expérience au moins une fois dans leur vie de gamers et se sont retrouvés face à des propos déplacés, insultants ou dégradants. Mais que se passe-t-il dans les communautés des RPG ?

    League of Legends, World of warcraft, Valorant, les jeux nécessitant de coopérer afin d’évoluer sont nombreux et on assiste depuis quelques temps à une dégradation des relations entre les joueurs dont certains subissent une toxicité qui s’exprime de diverses manières.

    Ainsi, des comportements inadmissibles dans la sphère des jeux vidéo se multiplient, entrainant harcèlement et insultes, sabotage ou exclusion d’un groupe pour un motif quelconque (manque d’expérience/sexisme/homophobie).

    Certes, ces jeux nécessitent parfois de collaborer avec des inconnus, ce qui peut entrainer des frictions lorsque les personnalités ne sont pas compatibles ou lorsque les stratégies souhaitées sont différentes, de même qu’il est évident qu’un joueur débutant peut pénaliser un groupe par son manque d’expérience. Mais pourquoi certains joueurs se croient-ils tout permis ?

    Tout d’abord, il y a probablement l’anonymat qui amène une certaine désinhibition et des propos qui n’auraient, fut un temps, jamais été plus que des pensées. Car les jeux vidéo n’échappent pas à ce que l’on a pu constater sur les réseaux sociaux de manière générale, en témoignent les nombreuses publications récoltant moult commentaires haineux. Cachés derrière des pseudos, certains ont la fausse impression de pouvoir tout dire et tout faire, en toute impunité.

    Peut-être certains joueurs ont-ils également tendance à confondre la puissance de leur personnage avec la leur, se sentant tout permis dès lors qu’ils sont intégrés dans une équipe. Certains peuvent même voir le « trash talk » comme un rite d’entrée, une sorte de bizutage virtuel.

    Dans la mesure où la plupart des jeux peinent encore à civiliser leur chat, il y a lieu d’être prudent lorsqu’on s’y aventure, car les conséquences de ces comportements peuvent être multiples. Anxiété, isolement et auto-censure sont autant de mécanismes de défense mis en place par les joueurs afin de ne pas faire l’objet de cette toxicité qui règne de plus en plus dans les communautés.

    Un phénomène regrettable dès lors qu’il entraine l’abandon de jeux ou des modes multi-joueurs par un bon nombre de gamers et propage par la même occasion une image négative des jeux vidéo du genre tout autant que de ceux qui y jouent.

    Lorena Longhini
    Lorena Longhini
    Responsable jeux vidéo

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