Rencontre avec Christoph Hessler de The Intersphere

Formé en 2006, The Intersphere est un groupe allemand un peu particulier. Nous avions déjà eu un coup de cœur pour Interspheres><Atmospheres, leur précédent album (Voir la chronique dans le Suricate Magazine n° 4 en page 29).

Subtil mélange de puissance et d’onirisme, Intersphere nous emmène dans un autre monde.

Relations In The Unseen, leur quatrième album sortira en mars prochain. Nous avons donc discuter un peu de celui-ci avec Christoph Hessler, le chanteur et guitariste qui fait office également de leader au sein du groupe.

Bonjour, Christoph, merci pour cette entrevue.

Parlons d’abord de ce nouvel album : Relations In The Unseen. Celui-ci est très différent du précédent où vous mélangiez un peu les ambiances et où tout était un peu fondu… Ici, chaque chanson semble encore davantage travaillée et a une identité propre..

Oui, sur ce nouveau disque, nous avons essayé d’insérer de nouvelles couleurs au son. Sur nos albums précédents, nous étions juste un groupe de rock « normal ». C’est-à-dire un ensemble guitare, basse, batterie. Ici, c’est différent, car nous avons essayé d’expérimenter de nouvelles choses. Nous avons, par exemple, essayé diverses sortes de claviers comme le String Machine, etc… Cela a contribué à ajouter de la couleur au son et c’est aussi ce qui rend cet album si particulier.

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Comment s’est passé l’enregistrement ?

Nous avons enregistré les principales pistes en conditions « live », puis ajouté quelques parties par-dessus l’ensemble.

Il y aura une édition très spéciale de cet album. Peux-tu nous en parler ?

Oui, en effet, cette édition reprendra un double vinyl avec une clé USB sur lequel nous avons enregistré des vidéos live des chansons et un making of. Il y aura aussi un onglet de guitare pour les collectionneurs ainsi que les partitions de nos chansons pour ceux qui voudraient jouer nos chansons !

Comment décrirais-tu votre style musical ?

Je dirais que c’est de l’alternative rock progressif.

Comment composez-vous ?

En général, je commence à composer les chansons. J’essaie des accords, des mélodies, des riffs de guitare. Parfois, cela part simplement d’une phrase que j’ai écrite pour des paroles. Ensuite, j’enregistre cette chanson dans mon studio, et je la transmet aux autres membres du groupe. Après, nous discutons dans la salle de répétition et construisons la version finale au fur et à mesure.

Quand tu regardes en arrière, comment perçois-tu l’évolution du groupe au fil des ans ?

Eh bien, lorsque nous nous sommes formés en 2006, nous voulions juste faire de la musique énergique, faire du bruit. Mais durant les deux dernières années, je pense que l’on a essayé de mettre davantage de profondeur et de couleur à notre musique. Et nous avons essayé de trouver de meilleures façons de communiquer avec les gens au travers de notre musique. On ne veut pas jouer du rock « normal ». On veut expérimenter des choses nouvelles comme le fait d’incorporer des accords de jazz dans nos compositions. Ou encore divers accordages, des changements de rythme,… Nous essayons toujours de rendre les choses plus intéressantes.

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En effet, cela s’entend d’autant plus dans ce nouvel album.

Vous allez commencer une tournée bientôt…

Oui, nous allons jouer pour la première fois en Angleterre pour quelques dates. Puis nous reviendrons en Allemagne, en Hollande. Nous essayons de trouver un nouveau tourneur pour jouer dans le reste de l’Europe. Nous jouons beaucoup en Allemagne, mais nous souhaitons jouer maintenant plus souvent à l’étranger. Nous avions également prévu une tournée avec Tides From Nebula (voir notre chronique), mais ces dates ont été postposées à l’automne. Je pense que notre genre se marie bien avec les groupes de post-rock.

De quoi rêveriez-vous à l’avenir ?

D’une tournée américaine, ce serait fantastique ! En effet ! En tout cas, nous vous souhaitons le meilleur ! Espérons que le public européen pourra vous voir bientôt.

Christophe Pauly
A propos Christophe Pauly 485 Articles
Journaliste et photographe du Suricate Magazine

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