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    Reggae Geel : fidèle à ses racines et tourné vers l’avenir 

    Pour sa 47ᵉ édition, Reggae Geel mêle légendes du reggae et nouvelles têtes d’affiche stars du hip-hop, shatta, et même de l’électro. Une ouverture assumée, en douceur et fidèle à l’ADN du festival. 

    Malgré les jeunes talents qui continuent d’éclore, tels que Lila Iké présente cette année, la scène reggae vieillit et ses légendes se font de plus en plus rares. 

    La programmation de cette année relevait d’un subtil travail d’équilibriste. Vendredi soir fut la parfaite illustration. Après un set enflammé d’Alpha Blondy, légende du reggae africain, le groupe électro Arsenal a pris le relais pour clore la première journée.

    Un passage de témoin qui a permis à la foule d’entrevoir la nouvelle direction de Geel tout en douceur.

    Le lendemain la surprise vient du chanteur d’origine martiniquaise Blaiz Fayah. Ses beats shatta de Martinique apportent une touche de nouveauté. 

    Une nouvelle programmation qui réjouit les nouveaux venus. 

    « C’était ma première fois cette année, c’était trop bien », s’enthousiasme une festivalière de 21 ans, venue de Gand. Après Dour et Couleur Café, c’est déjà son troisième festival de l’été et elle promet qu’elle sera de retour l’an prochain.

    @ De Clercq

    Geel n’a jamais eu peur de se réinventer : depuis toujours, l’événement assume pleinement  « l’exploration de la versatilité du reggae, du dub et du dancehall et quelques notes d’afrobeat pour relever le tout ». 

    « Reggae Geel restera toujours fidèle à son âme. Fidèle à ses racines. Mais ça ne veut pas dire qu’on n’aime pas l’aventure ou qu’on se prive d’ouvrir grand les fenêtres pour laisser entrer un vent de fraîcheur » explique le directeur de la communication Rob Swolfs. 

    Mais Reggae Geel est en réalité un festival d’habitués avec un public qui sait ce qu’il veut voir. Et cette fidélité se lit dans les détails : la ferveur de la foule pour The Pioneers ou encore le rush vers la Dub Forest pour assister à la performance de la cultissime Sister Nancy, pionnière du dancehall jamaïcain. 

    Reste à voir si ces habitudes, surtout ancrées chez un public majoritairement néerlandophone, survivront à la mue du festival.

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