Prime Video

Une journée incontrôlable (Playdate)
Réalisateur : Luke Greenfield
Genre : Comédie, action
Acteurs et actrices :Kevin James, Alan Ritchson, Sarah Chalke
Nationalité : USA
Date de sortie : 12 novembre 2025
Vous savez ce qu’il y a de pire qu’un film nul de plateforme ? Un film nul de plateforme qui commençait plutôt bien et qui au final nous déçoit quand même. En soi, vous pourriez arrêter de lire maintenant cette critique, tout semble dit. Mais on va quand même essayer de développer un peu ce par quoi on est passé durant le visionnage de Playdate ou en français, Une journée incontrôlable.
Tout d’abord, ça parle de quoi ? Le résumé officiel semble mystérieux : deux pères se rencontrent et décident de passer du temps ensemble avec leurs fils respectifs. On sait que la journée sera mouvementée et sans même avoir vu la bande-annonce, on se doute que le gros bras va taper des gueules et que l’autre va subir la situation. Mais contrairement, aux autres films du même style, la personne recherchée n’est pas l’ancien super espion mais bien le garçon qui l’accompagne.
Jusque-là, on était surpris par le film. Kevin James, égérie des comédies à la con américaines – à l’instar de Kevin Hart ou Adam Sandler, n’est presque pas insupportable et sa relation avec son beau-fils est plutôt touchante. Mais surtout, la surprise vient d’Alan Ritchson qui laisse tomber le sérieux de la série Reatcher pour revenir à son personnage de colosse qui ne se prend pas au sérieux, déjà entrevu dans la série Blue Mountain State. Son côté, « super soldat » combiné à son envie d’avoir un pote et de profiter des bons moments de la vie, est une belle réussite.
Malheureusement, c’est le début de la fin. Et cela vient de la suite du scénario qui lui, à l’instar du titre francophone, devient vraiment incontrôlable. Car le gamin qui accompagne notre bodybuilder souriant, n’est pas son fils. Il l’a enlevé d’un centre militaire sécurisé afin de lui rendre sa liberté. Toute l’intrigue reposant alors sur pourquoi le garçon était dans un centre militaire (genre Eleven dans Stranger Things) et qui veut à tout prix le récupérer. Et là, plus rien ne va : l’effet parodique au milieu d’une comédie déjà barrée donne juste l’impression de gags ratés, les méchants sont nuls, les seconds rôles (surtout Isla Fisher) sont vraiment inutiles, Kevin James est finalement en roue libre et Alan Ritchson n’arrive pas à être crédible dans l’émotion.
Au final, les films de plateformes se suivent et se ressemblent. Mais si sur d’autres plateformes, on a parfois un petit bijou, sur Prime Video, j’ai l’impression qu’on est toujours déçu. Des films comme Le ministère de la sale guerre ou Deep Cover, c’était bien mais sans plus, mais ils étaient sauvés par leur concept fort. Mais dans le cas de Playdate, on lorgne plus du côté des échecs du style Space Cadet ou The Pickup.
