
Peak Everything
Réalisatrice : Anne Émond
Genres : Comédie, Romance
Acteurs et actrices : Patrick Hivon, Piper Perabo, Connor Jessup
Nationalité : Canada
Date de sortie : 25 février 2026
Adam, responsable d’un chenil, souffre d’éco-anxiété. Pour lui, la fin du monde telle que nous le connaissons est proche. Mais alors que tout semble perdu, il croise la route de Rita, travailleuse dans un call center spécialisé en luminothérapie. Bientôt, c’est l’amour apocalypse…
Comment continuer alors que le monde autour de nous semble s’effondrer ? Comment garder espoir et aimer? Adam, quadragénaire dépressif, looser sympathique et solitaire, ne cesse de se poser ces questions. Et ce n’est pas son entourage qui va l’aider à aller de l’avant ! Entre une employée parasite et un père qui rejette tout sentimentalisme, il se réfugie dans le développement personnel et la luminothérapie.
Si le film Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare offrait déjà une histoire d’amour sur fond de cataclysme, Peak Everything (Amour apocalypse en VF) propose une alternative feel good à ce premier tout en donnant quelques (discrets) coups de pied au capitalisme et aux climatosceptiques.
« Il faut rester serein quand tout s’effondre »
Avec douceur, la réalisatrice Anne Emond dresse le portrait de deux excentriques face à la vacuité de leur quotidien. Rita (incarnée par Piper Perabo, toujours aussi lumineuse) offre un intermède apaisant à Adam. Dans l’immensité des montagnes canadiennes, elle l’invite à vivre malgré tout. Elle nous rappelle par la même occasion l’importance des petites choses qui réconfortent : un échange téléphonique qui égaie votre journée…ou crever les pneus d’un SUV.
Pourtant, malgré ses indéniables qualités, le film patine dans sa seconde partie et nous laisse un peu sur notre faim. L’intrigue ne parvient que rarement à aller au bout de ses idées, notamment en ce qui concerne les questions climatiques. Les seconds rôles, bien qu’attachants, peinent à exister et laissent derrière eux de nombreuses pistes inachevées.
Passées les quelques ondées, il ressort de ces dérèglements poétiques une étrange beauté.
