Niki de Saint-Phalle, l’art comme exhutoire

auteur : Elisabeth Reynaud
éditions : L’archipel
sortie : Novembre 2014
genre : Biographie

A l’occasion de la rétrospective au Grand Palais le 17 septembre dernier, Elisabeth Reynaud nous présente Niki de Saint Phalle, dans une biographie intimiste et touchante: Il faut faire saigner la peinture.

Partagée entre les grands appartements de haut standing New Yorkais et les châteaux familiaux français, l’enfance de Niki, à savoir Agnès de Saint Phalle, peut être affublée de beaucoup de qualificatifs, mais certainement pas être qualifiée de banale. Cette enfant un peu rebelle et en dehors des lignes droites, ne cessera de jouer avec les règles, de sortir des sentiers battus afin de se créer sa propre voie intimement liée à l’art et la création. Car une chose est sûre, Niki a une personnalité artistique et créatrice qui ne demande qu’à éclore et qui grandira petit à petit, au fur et à mesure des opportunités et des rencontres, jusqu’à devenir une artiste internationnalement connue aujourd’hui.

A travers ses monstres et ses énormes créations, Niki se cherche et cherche à se perdre dans la création. Ses monstres sont tout en rondeur et couleur. Les formes arrondies cottoient les couleurs vives et chatoyantes. Le mouvement y est franc et ondulatoire. Ses oeuvres semblent rappeler le monde de l’enfance, enfance qu’on lui a honteusement volée.

Elisabeth Reynaud, ancienne collaboratrice de la galerie Artcurial, connait son sujet et en parle avec une aisance et une sincérité profonde. L’auteure s’imisce aux côtés de l’artiste et nous fait revivre pas à pas les évènements qui ont jalonné l’existence de l’artiste, en faisant étroitement coïncider sa vie privée et sa création artistique. Il faut faire saigner la peinture s’attarde tout d’abord sur cette famille qui englobe les principes de bonne famille avec sa mère, l’inceste avec son père, et la jalousie de son frère ainé qui lui glissait des serpents dans son lit.

Dès lors, nous retrouvons tous ces thèmes dans sa création artistique. Comme Elisabeth Reynaud l’a écrit, “Niki a une passion pour les courbes. Les arrondis l’appaisent. C’est un cocktail explosif de talent de sa créativité, de l’énergie des on enfance et de la violence de sa révolte”.

L’auteure apporte un récit très touchant et proche de l’artiste. Le lecteur peut évoluer au fil des pages aux côtés de l’artiste, voir éclore sa personnalité artistique et ses oeuvres. Cette biographie apporte donc au lecteur un éclairage fascinant sur l’art de Niki de Saint Phalle, artiste attachante.

Déborah Lo Mauro
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Journaliste

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