Maîtresses femmes de Steinunn Sigurdardóttir

auteur : Steinnun Sigurdardóttir
édition : Héloïse d’Ormesson
sortie : mai 2017
genre : roman

Maria Hólm est une volcanologue islandaise à la renommée internationale, qui après être morte dans une avalanche, fut ramenée à la vie et rendue par le glacier qui l’avait avalée elle ainsi que son collègue et ami Bardúr Stephensen. Depuis, elle mène une vie de regrets où le travail tient la plus grande place. Sa seule raison d’être pense-t-elle.

Jusqu’au jour où elle rencontre l’énigmatique Gemma qui chamboule toute son existence en lui faisant découvrir un autre monde. Mystérieuse, elle souhaite que Maria l’aide à construire un nouveau monde qui serait régi uniquement par les femmes et les homosexuels. Gemma piste Maria essayant sans succès de la faire rejoindre sa cause par tous les moyens. Pendant les brèves périodes où elle ne se fait pas convaincre par Gemma, Maria trouve le moyen de tomber enceinte, et ce à un âge avancé, avec son amour perdu qui venait lui avouer après toutes ces années de solitude, qu’il avait toujours été homosexuel…

A travers le prisme des majestueux autant que terribles volcans islandais, Steinunn Sigurdardóttir nous offre un roman audacieux avec pour toile de fond un plan machiavélique voulant mettre les femmes au pouvoir. Mais ce sont surtout nos relations avec les autres qu’elle interroge. Nos relations avec des personnes que l’on connait depuis très longtemps ou ceux que l’on a rencontré récemment. Mais c’est surtout notre relation à nous-même qui est mise en exergue. Il faut pouvoir se pardonner et s’accepter pour pouvoir tirer un trait sur le passé et avoir de l’espoir en l’avenir.

Après Le Voleur de vie (publié en 1995) best-seller adapté au cinéma par Yves Angelo, Steinunn Sigurdardóttir, romancière et poète islandaise née à Reykjavik, nous offre avec Maîtresses femmes un roman sympa, parfois un peu tarabiscoté sur les bords, mais qui ne casse pas des briques non plus.

Daphné Troniseck
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Journaliste du Suricate Magazine

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  1. Enfin un roman islandais qui se lit vite – Femmes de lettres

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