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    Les rakaï de la cour de récré : rire des stéréotypes avec intelligence

    Accessible dès 5 ans, l’album Les rakaï de la cour de récré s’amuse de l’attitude des garçons qui cherchent à se faire passer pour des « gros durs ». À travers une histoire plein d’humour, Jérôme Camil aborde les questions d’amitié, d’identité et de préjugés liés au genre dès l’école primaire.

    Le héros et narrateur de l’histoire est un petit blondinet, Timothé alias « T-Rex ». Il est fier de sa bande de copains, les « rakaï ». Grâce à l’un d’entre eux, Igor, un costaud que personne n’ose embêter, les garçons cultivent une réputation de durs à cuire. Dans la cour de récréation, ils passent beaucoup de temps ensemble, sans faire grand-chose sinon rester entre eux et ne surtout pas se mélanger avec les filles.

    Le jour du carnaval

    À l’approche du carnaval, T-Rex propose à ses copains de venir à l’école habillés en noir, en mode Halloween. Mais le jour J, à la surprise générale, Igor arrive déguisé en fille. Cette transgression bouscule les habitudes et crée une dynamique inattendue qui remet en questions la logique des « clans ».

    Les rakaï de la cour de récré décrit ainsi un beau paradoxe : c’est en osant affirmer sa singularité, en sortant du conformisme,  que l’on trouve réellement sa place au sein du groupe.

    Un humour omniprésent

    L’un des points forts de l’album réside dans son approche très drôle et nuancée des stéréotypes de genre. Là où certains ouvrages jeunesse choisissent un traitement démonstratif, Les rakaï de la cour de récré est plus subtil. L’histoire invite les enfants à ne pas s’arrêter aux apparences, à accepter les différentes facettes de leur personnalité, et à s’ouvrir aux autres plutôt qu’à s’enfermer dans une logique de clans.

    Avec ses grands yeux à moitié fermés et son air impassible, le personnage d’Igor évoque le célèbre Garfield. Son apparente placidité rend ses réactions encore plus surprenantes et accentue l’effet comique.

    Comme souvent dans les albums de Jérôme Camil, l’humour se niche autant dans les illustrations que dans les dialogues. L’utilisation de bulles apporte même un petit côté bande dessinée. Résultat : un album drôle et intelligent qui aborde des sujets importants avec légèreté et beaucoup de justesse.

    Soraya Belghazi
    Soraya Belghazi
    Journaliste et responsable Littérature jeunesse

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    Les rakaï de la cour de récréAuteur-illustrateur : Jérôme CamilÉditeur : Alice éditionsDate de parution : 27 août 2026Genre : Album jeunesse Accessible dès 5 ans, l’album Les rakaï de la cour de récré s’amuse de l’attitude des garçons qui cherchent à se faire...Les rakaï de la cour de récré : rire des stéréotypes avec intelligence