Le Pavillon de la Renaissance de Mons a été élu trésor patrimonial de l’année 2025 par le public, à l’issue du Challenge Patrimoine organisé par l’IRPA. Avec 10 128 voix, ce bâtiment renaissant, l’un des plus anciens de la ville, bénéficiera d’un soutien financier pour sa conservation. Le prix du public est revenu aux sgraffites de la Maison dorée de Charleroi, témoins remarquable de l’Art nouveau.
En octobre dernier, Le Suricate relayait le lancement du Challenge Patrimoine 2025 initié par l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA). Pour rappel, il s ’agit d’une invitation adressée au public à se mobiliser pour la sauvegarde de huit trésors patrimoniaux menacés, en votant pour celui qui bénéficierait d’un soutien financier en vue d’une meilleure conservation ou restauration.
Le Challenge Patrimoine est une initiative lancée depuis 2021, et ce, jusqu’en 2031 à l’occasion des 200 ans de la Belgique qui invite également les citoyen·ennes à s’impliquer dans la sauvegarde du patrimoine. Cette cinquième édition est marquée par une participation importante avec 28 857 voix au total.
Après plusieurs mois de votes, le verdict est tombé ce 10 février, le trésor auquel est attribué le grand gagnant du Challenge Patrimoine est le Pavillon de la Renaissance de Mons appartenant à la Ville de Mons grâce à 10 128 voix. Ce joyau architectural, l’un des plus anciens bâtiments de la ville (daté de 1531), deviendra le prochain bénéficiaire d’un soutien financier de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) pour sa conservation et sa restauration à hauteur de 25 000 euros.

Un prix du public est remis pour les sgraffites de la maison dorée de Charleroi avec 8 335 voix.
Focus sur les lauréats du Challenge Patrimoine 2025
Le Pavillon Renaissance de Mons est remarquable, car il est le seul exemple d’architecture civile renaissant de la ville. Daté de 1531, il est l’un des bâtiments les plus anciens de la ville. Orné d’un bestiaire fantastique et des armoiries de Charles Quint, il témoigne d’un style hybride, à la charnière entre Moyen Âge et Renaissance. Son intérieur conserve un plafond en chêne sculpté.

Aujourd’hui, le pavillon est en état de fragilité avancée en plus d’être fragmenté. Le prix du Challenge lui permettra de bénéficier d’une étude scientifique approfondie, suivie d’un chantier de restauration piloté par l’IRPA. L’objectif est d’assurer la conservation et restauration le bâtiment, mais aussi de réfléchir à sa valorisation future, dans un contexte patrimonial et urbain. Remporté, le prix permettra d’abord l’étude scientifique approfondie du Pavillon, qui a eu de multiples fonctions au cours des âges.
Quant aux sgraffites de la Maison dorée de Charleroi, ils incarnent l’âge d’or de la ville caractérisé par l’Art nouveau qui y est omniprésent. Cette admirable maison a été érigée en 1899 par l’architecte Alfred Frère et décorée de 17 sgraffites signés Gabriel Van Dievoet. Ses sgraffites, d’une grande finesse, ornent la façade et évoquent les thèmes floraux avec des dorures. Au fil du temps, les sgraffites ont subi les affres du temps : leurs couleurs se sont estompées, leur surface s’est encrassée, des fissures sont apparues. Il s’agit du premier bâtiment Art nouveau de Charleroi, qui accueille aujourd’hui la Maison de la Presse et de la Communication de la Ville.

Plus qu’une compétition, le Challenge Patrimoine doit rester une invitation à découvrir et à soutenir l’ensemble des trésors patrimoniaux nominés mis à l’honneur.
