
La Femme de ménage
Réalisateur : Paul Feig
Genre : Thriller
Acteurs et actrices : Sydney Sweeney, Amanda Seyfried, Brandon Sklenar
Nationalité : USA
Date de sortie : 24 décembre 2025
Peut-être l’une des sorties cinéma les plus attendues en cette fin d’année, La Femme de ménage, avec ses 12 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, vient bousculer la douceur des fêtes. Exit les comédies de Noël : place à un thriller psychologique sombre et sanglant, fidèle à la réputation de son roman d’origine.
Pour ceux qui auraient raté le coche, La Femme de ménage raconte l’histoire de Millie, une jeune ex-détenue contrainte, faute d’argent, de dormir dans sa voiture, et qui parvient à décrocher un emploi en tant que femme de ménage au sein d’une famille bourgeoise de la banlieue new-yorkaise. À première vue, le job de rêve. Une belle maison, un couple aisé, une vie enfin stable. Mais vous vous en doutez, les choses ne vont pas rester aussi époussetées longtemps. Rapidement, Nina, la maîtresse de maison, se révèle de plus en plus infâme et imprévisible. La chambre dans laquelle Millie passe ses nuits, nichée tout en haut de la demeure, pourrait bien être la clé de ce malaise grandissant.
Sans doute le film le plus attendu des lecteurs conquis par les livres de Freida McFadden, et ces derniers ne devraient pas être déçus. Le film reste globalement fidèle au livre. Et malgré quelques craintes initiales liées au casting, la surprise s’avère plutôt agréable. Le risque, sur le papier, d’un simple rassemblement des coqueluches d’Hollywood était bien présent. Néanmoins, chacun des acteurs colle assez justement à son personnage, avec une Sydney Sweeney jouant ici une partition assez attendue. Certes, le film, comme le livre, embrassent les clichés, mais il s’agit d’une production efficace qui parvient à maintenir une tension constante. Rien de révolutionnaire, certes, mais ça fonctionne.
Et par rapport au livre, ça donne quoi ?
Bonne nouvelle : l’adaptation s’en sort honorablement et parvient même, sur certains aspects, à dépasser les qualités du livre. Le rythme de la narration s’avère encore plus frénétique à l’écran. Là où le roman tire sa force de son redoutable pouvoir de page-turner, le film réussit à transposer cette dynamique en maintenant le spectateur en haleine du début à la fin. Mention spéciale toutefois pour la chambre de Millie, nichée dans le grenier, que l’on imaginait un tantinet plus lugubre.
Amanda Seyfried dans un rôle des plus glaçants
Amanda Seyfried livre une performance d’une belle justesse dans le rôle de Nina Winchester. L’actrice, que l’on associe volontiers à son rôle dans Mamma Mia, incarne ici une mère de famille bourgeoise profondément tourmentée. Son regard, froid et perçant, confère toute sa complexité au personnage. Elle s’y dévoile avec une noirceur et une profondeur saisissante.
En revanche, si certains étaient impatients de retrouver Michele Morrone à l’écran, nombreux sont ceux qui seront déçus puisque l’acteur ne possède que quelques minces répliques, et son rôle reste largement secondaire. On pourrait presque le confondre avec les bosquets du jardin.
Malgré ses limites et son goût certain pour les conventions du genre, La Femme de ménage parvient à captiver grâce à son efficacité narrative. Un film qui fonctionne et peut surprendre, aussi bien les fervents défenseurs de McFadden, que ceux moins convaincus par le livre.
