L’Agence Mouche et la Dame à la Licorne : L’affaire des copies du musée
Autrice : Claudine Aubrun
Illustratrice : Morgane Lafille
Éditeur : Syros
Date de parution : 22 janvier 2026
Genre : Roman jeunesse
La Dame à la Licorne : L’affaire des copies du musée est un roman jeunesse (dès 8 ans) de la série L’Agence Mouche qui invite les jeunes lecteurs à explorer des trésors de l’Histoire et du patrimoine français. Un récit sous forme d’enquête dont le lecteur est aussi acteur.
Un duo passionné
Les héros de L’Agence Mouche sont une sœur et un frère, Jeannette et Pierre, qui déambulent dans le Paris de 1882. Jeannette, détective, se fait aider de Pierre, passionné d’Histoire. Ce duo permet de conjuguer un certain suspense, lié à la résolution de l’enquête, avec un aspect plus didactique lorsque Pierre partage ses connaissances historiques avec sa sœur… et le lecteur.
Dans La Dame à la Licorne : L’affaire des copies du musée, les deux jeunes gens sont engagés par le conservateur du musée de Cluny pour identifier six œuvres dérobées et remplacées par des copies. Dans ce musée dédié au Moyen Âge, c’est l’effervescence, car on prépare l’inauguration de la tapisserie de la Dame à la licorne le lendemain. Notre duo d’enquêteurs n’a donc que 24 heures pour accomplir sa mission et confondre le coupable !
Six énigmes à résoudre… chacun à sa manière
Adapté d’un livre audio (2025), le roman a pour caractéristique de permettre aux lecteurs de choisir l’ordre des péripéties, un peu à la manière d’un livre-dont-vous-êtes-le-héros. Mais ici, pas de « bons » ou de « mauvais » choix : les décisions du lecteur à la fin de chaque chapitre ne font que déterminer l’ordre des péripéties. Le dénouement est toujours le même… et d’ailleurs un peu décevant, sans grand retournement.
L’intérêt de la lecture réside surtout dans la découverte des œuvres d’art et du patrimoine au cœur de chacune des six énigmes. Si les illustrations en couleur, dans le style des dessins animés, rendent la lecture très agréable, elles mettent surtout en scène les personnages. C’est dommage car elles donnent peu de place aux œuvres, dont on aurait bien aimé découvrir une reproduction en fin d’ouvrage.
