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    Kinolatino 2026 : le cinéma latino-américain fait à nouveau vibrer la Belgique

    Dès aujourd’hui, et jusqu’au 28 mars 2026, Kinolatino déploie à nouveau sa sélection à travers la Belgique, confirmant son rôle de rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma latino-américain (et de cinéma tout court). De Bruxelles à Liège, en passant par Anvers, Namur, Nivelles et Louvain-la-Neuve, le festival propose une immersion dense et festive dans des cinématographies à la fois singulières et profondément ancrées dans les réalités sociales, politiques et culturelles du continent latino-américain.

    C’est au cinéma Palace que s’ouvre cette nouvelle édition, avec la projection de Un Poeta, œuvre dont la sensibilité annonce d’emblée une programmation tournée vers l’intime autant que vers le politique. La présence du directeur de la photographie et producteur Juan Sarmiento souligne l’importance accordée par Kinolatino à la rencontre entre publics et créateurs. Fidèle à son esprit, le festival prolonge cette première soirée dans un cadre plus informel, au Café Novo, où la fête devient un prolongement naturel de l’expérience cinématographique.

    Un panorama du cinéma latino-américain contemporain

    La richesse du programme repose sur une sélection de longs et courts métrages, fictions et documentaires, réunis en compétition. Cette diversité de formats et de regards permet de saisir la vitalité d’un cinéma qui ne cesse de se réinventer, oscillant entre expérimentations formelles et récits ancrés dans des réalités sociales brûlantes.

    Moment particulièrement attendu, la compétition officielle des courts métrages, prévue le 25 mars, promet plus de cent minutes de découvertes condensées, révélant de nouvelles voix et des écritures audacieuses. Le court format y apparaît comme un laboratoire où s’expriment avec force les tensions et les imaginaires contemporains du continent.

    Au-delà des projections, Kinolatino affirme sa dimension pédagogique et patrimoniale. L’invitation de Juan Martín Cueva, cinéaste formé à l’INSAS et actuel directeur de la Cinémathèque de l’Équateur, en est l’illustration la plus marquante. Sa masterclass, accompagnée de la présentation du film restauré Entre Marx y una mujer desnuda, inscrit le festival dans une réflexion plus large sur la mémoire du cinéma latino-américain et la nécessité de sa préservation.

    Ce dialogue entre passé et présent, entre œuvres restaurées et créations contemporaines, constitue l’une des forces du festival, qui ne se contente pas de montrer des films mais construit un espace de pensée et d’échange.

    La cérémonie de clôture, le 28 mars, s’annonce à la fois solennelle et festive. La projection de Araya de Margot Benacerraf, œuvre majeure du cinéma vénézuélien, vient rappeler la profondeur historique et esthétique des cinématographies mises à l’honneur. La remise des prix et les traditionnels tirages au sort, incluant des billets offerts par Air Europa et Turkish Airlines, ajoutent une dimension conviviale à cette soirée de clôture.

    Matthieu Matthys
    Matthieu Matthys
    Directeur de publication - responsable cinéma du Suricate Magazine.

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