Titre : King of Ravens
Auteur.ice : Clare Sager
Editeur : Bragelonne
Date de parution : 26 août 2026
Genre du livre : Fantasy
Après sa saga Shadows of Tenebris, Clare Sager nous revient avec une nouvelle romantasy dans l’univers d’Hadès et Perséphone : Upon a Broken Throne, dont le premier tome, King of Ravens, nous plonge dans une histoire d’enemies to lovers où il est question de pacte secret, de trahison et d’émancipation féminine.
La thématique de l’émancipation est un trope cher à Clare Sager. Déjà, dans sa précédente saga Shadows in Tenebris, et notamment dans le premier tome, A Kiss of Iron, Katherine Ferrers, la protagoniste, était une femme contrainte de se marier avec un homme qui s’était révélé être un joueur compulsif souffrant de sérieux problèmes d’alcool. Ici, Rhiannon vit isolée dans le cottage familial. Atteinte d’une étrange maladie, elle pressent que sa fin est proche. Elle culpabilise d’être un fardeau pour ses proches et tente, grâce à ses connaissances en sciences de la guérison, de soulager au maximum les conséquences de sa maladie sur sa famille.
Sa vie bascule lorsque Drystan, roi de la Mort et fils de la fae Morgana, frappe à sa porte afin de réclamer la part du marché qui unit leurs deux familles. Pour lui avoir sauvé la vie en mer, le père de Rhiannon a autrefois promis sa première-née à la reine des faes, afin qu’elle devienne la promise son fils.
Contrainte d’accepter d’honorer un pacte conclu avant même sa naissance, Rhiannon découvre alors le royaume de l’Outre-Monde, où elle devra épouser celui qui fera d’elle la reine de la Mort. Un sacré coup du sort pour celle qui voit sa vie s’échapper de son corps un peu plus chaque jour.
Mais c’était sans compter ce qu’elle pourrait découvrir de l’autre côté du miroir : un monde où les tromperies sont révélées et où les mensonges finissent par se dissiper.
Une romantasy pour un jeune lectorat
Dans cette œuvre, Clare Sager fait la part belle aux codes du young adult. La romance se construit progressivement et Rhiannon reste, malgré la vingtaine avancée, une jeune femme naïve qui a très peu connu le monde et ses codes.
Elle peut parfois se montrer maladroite, irréfléchie ou bravache, mais ces traits traduisent surtout l’isolement d’une jeune femme malade pour laquelle les autres ont toujours pris les décisions. Son immaturité découle finalement d’une vie dans laquelle elle a eu très peu voix au chapitre.
Drystan, de son côté, est un fae taciturne, évoluant dans un univers féerique qui reprend les codes traditionnels des contes : les prénoms possèdent un pouvoir et les faes ne peuvent pas mentir, mais savent parfaitement travestir la vérité. Lui aussi, malgré ses responsabilités, a très peu de contrôle sur la manière dont sa vie doit se dérouler. Sa famille toxique et les devoirs qui lui incombent l’enferment dans une existence faite d’obligations et de sacrifices.
Ces deux êtres vont alors tenter de trouver chez l’autre le moyen de se révéler et, surtout, de reprendre le contrôle de leur propre existence. Mais le destin est parfois cruel avec les êtres aux âmes blessées. Le chemin vers l’absolution est rarement linéaire et reste souvent jonché d’embûches, de souffrance et de tristesse. De quoi se passionner, s’émouvoir et s’enchanter.
King of Ravens est une lecture très accessible, qui conviendra parfaitement à un jeune lectorat friand des tropes de romantasy : enemies to lovers, slow burn et he fell first.
