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    Jumpers : Castor vs Rocade, une lutte de tous les instants !

    Dans une petite ville des États-Unis du nom de Beaverton, une jeune fille mène un combat hardcore et bruyant contre le maire de sa ville. Lui veut construire une rocade magnifique qui facilitera la vie des habitants et lui garantira les votes des électeurs. Elle veut sauver le ruisseau et son écosystème situé derrière chez elle. Un David vs Goliath classique… quoique ?

    Mabel est une adorable jeune fille. Déterminée et pleine d’énergie, elle aime les animaux avec une certaine intensité. Et ce, depuis sa plus tendre enfance. Elle agit beaucoup à l’instinct et sans réfléchir, ce qui la mène souvent dans les ennuis, au grand dam de sa mère. La seule personne avec qui Mabel se sent à l’aise et comprise, c’est sa grand-mère. Celle-ci l’amène un jour, après une journée compliquée, vers le ruisseau qui ne se trouve pas loin de la maison. Mabel découvre alors un univers magique qui l’apaise et un endroit où elle se sent à sa place, au milieu des animaux, des insectes, des plantes et des arbres. Du coup, lorsque quelques années plus tard le maire de Beaverton décide de détruire le ruisseau pour créer une rocade parfaite pour la mobilité de ses habitants, Mabel, qui n’a rien perdu de sa fougue et… de sa folie, se met en travers du chemin. Elle a quarante-huit heures pour trouver un moyen d’arrêter la rocade. On va sauter quelques étapes pour arriver à la partie marrante : Mabel suit un castor qui se promène dans les couloirs de son université. Quelques minutes plus tard, l’esprit de Mabel se trouve dans le corps de ce castor. C’est incroyable. Elle ne comprend plus les humains, mais elle comprend parfaitement les animaux. Mabel va donc décider de se servir de ce corps pour sauver le ruisseau. Comment ? Faut aller voir le film. L’idée est dingue et incroyable. (Sachez juste : une nouvelle technologie est impliquée, ainsi que 3 scientifiques fous.)

    Ah ben oui ! Dans un premier temps, pour votre humble rédactrice, aucune surprise ne l’attendait. Pixar ? Elle connaît la formule ! L’opinion va vite se faire. Elle va regarder parce qu’elle a donné sa parole. Et vous savez quoi ? Honte à elle, car elle a oublié pendant un instant le réel pouvoir que possède Pixar lorsque ses animateurs déchirent un morceau d’eux-mêmes et le glissent dans leur film tel un horcruxe (… positif. Positif, l’horcruxe, ici.) Bref ! Installée dans cette salle de cinéma, étant déjà en lutte contre le sommeil depuis son réveil, elle regarde ce film qui commence enfin.

    Il ne faut pas longtemps pour réaliser que ce film est vraiment bon. Déjà, oui, on tombe pour bébé Mabel qui avec ses cheveux en désordre, ses pieds nus, elle décide de sauver les animaux de toutes les classes de son école. Mais c’est essentiellement plus tard, quand sa grand-mère lui montre le ruisseau, que l’on tombe amoureux du film. Et ce grâce à l’animation et aux couleurs utilisées. Lorsque la clairière apparaît pour la première fois, on sent l’odeur de l’herbe et de l’eau. On sent le soleil taper sur notre peau et surtout, en communion avec Mabel, on s’apaise. On a envie de revenir. La vivacité des couleurs, crée une sensation de tableau ouvert où l’on aurait qu’à passer la jambe pour être dans le décor.

    Mais ensuite… l’histoire nous maintient éveillés. Littéralement, parce que votre humble rédactrice réalise au bout de 45 minutes que, malgré sa fatigue exceptionnelle, elle n’a pas piqué du nez une seule fois. Elle ne s’ennuie pas et surtout ne veut pas rater une seule minute de ce qu’il se passe à l’écran. L’écriture du film crée un équilibre parfait entre la première partie et la deuxième partie. Le film commence paisiblement, c’est une comédie qui marche. On rigole des absurdités que l’on voit. On découvre le Roi Georges et celui-ci, avec son genre de bonhomme bedonnant, trop gentil et trop confiant, pas assez de mordant, nous fait rire. Il est attachant, lui et tous les animaux que l’on découvre au fur et à mesure. Au milieu de toute cette douceur, de toute cette légèreté, il y a un danger réel et la mission est toujours d’actualité. Lorsque l’on rencontre le conseil du monde animal, l’histoire prend une tournure bien plus sérieuse. Il est tout à coup question de zigouillage – oui, oui, zigouillage –, d’une forte possibilité d’échec, mais surtout d’un sentiment insurmontable de désespoir, et de solitude. Et pendant un moment, on est perdus et cette peur, cette légère peur qu’en fait notre mission puisse rater, s’installe. Tout à coup, on a un petit coup au cœur et on se demande : « Qu’as-tu fait, Mabel ? Était-ce utile ? »

    Jumpers est un chouette film qui se regarde en famille ou seul. Il y aura de quoi toucher tout le monde. Les adultes ne s’ennuieront pas et passeront un agréable moment, et les enfants… ah les enfants, ils pourront potentiellement vivre un bon trauma visuel, digne de la scène des gnous dans Le Roi Lion. On l’a dit plus haut : l’animation est bien faite, fluide et puis certaines images étaient assez impressionnantes. Un petit humain qui découvre ce film en sortira horrifié mais plein d’espoir et probablement avec la fabuleuse idée de libérer tous les animaux de l’école ! Et ce n’est pas grave, parce que s’il grandit à moitié aussi bien que Mabel, de belles aventures l’attendront. En attendant, il peut accompagner Mabel dans son aventure, à répétition, jusqu’à ce qu’il soit prêt pour les siennes.

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    JumpersRéalisateur : Daniel ChongGenres : Animation, Aventure, ComédieVoxographie : Mallory Wanecque, Piper Curda, ArtusNationalité : USADate de sortie : 4 mars 2026 Dans une petite ville des États-Unis du nom de Beaverton, une jeune fille mène un combat hardcore et bruyant contre le maire de...Jumpers : Castor vs Rocade, une lutte de tous les instants !