D’Itzik Elbaz
Inspiré du roman de Robert Louis Stevenson
Mise en scène Jeanne Kacenelenbogen
Avec Stéphanie Blanchoud, Soufian El Boubsi, Othmane Moumen, Magda Skoupra
Du 5 novembre au 31 décembre 2025
Au Théâtre Le Public
Même si l’histoire du professeur Jekyll est bien connue, la voir renaître sur les planches d’un théâtre est toujours un plaisir. Comment conserver l’intensité dramatique du roman de Robert Louis Stevenson (1886) tout en y ajoutant la petite touche diabolique qui fait le charme des adaptations cinématographiques ? C’est le défi relevé dans Jekyll/Hyde par Othmane Moumen, Stéphanie Blanchoud, Soufian El Boubsi et Magda Skoupra, sous la direction de Jeanne Kacenelenbogen, avec pour résultat un thriller palpitant !
Le professeur Jekyll, éminent spécialiste en neuropsychiatrie, n’a de cesse d’éradiquer l’agressivité afin de rendre le monde meilleur. Complètement obsédé par la mise au point d’un sérum, il travaille sans relâche, ne se distrait jamais et n’entretient aucune relation. De plus, il se voit autorisé à soigner un patient fantôme, Edward Hyde, dans le secret des caves de l’université. L’objectif du scientifique est-il réaliste ? Si le monde devenait réellement dépourvu de violence, serait-ce un véritable progrès ?
Parallèlement, l’enquête menée par l’inspectrice (Stéphanie Blanchoud) rythme l’intrigue, tandis que le directeur de l’université Blackwell (Soufian El Boubsi) se préoccupe de la réputation de l’institution. Jusqu’où peut-il cautionner l’étrange comportement de son professeur vedette ? D’autre part, quel sera le sort de l’étudiante prometteuse (Magda Skoupra), qui sympathise dangereusement avec son professeur ?
Dans une mise en scène très sombre, les chemins des quatre protagonistes s’entrecroisent dans un tourbillon dangereux. Othmane Moumen prouve une fois de plus ses multiples talents en changeant de personnalité avec beaucoup de crédibilité. Portée par ses allures d’horreur gothique et ses accents cinématographiques, cette création se démarque des productions habituelles en réveillant en nous une certaine fascination pour la transgression. Une expérience à vivre dans la salle des voûtes, sans hésitation.
