
In The Grey
Réalisateur : Guy Ritchie
Genres : Action, Thriller
Acteurs et actrices : Jake Gyllenhaal, Henry Cavill, Eiza Gonzalez
Nationalités : Grande-Bretagne, USA
Date de sortie : 27 mai 2026
Il existe un monde où être un recouvreur de dettes est un métier dangereux. Surtout si les dettes en question, tu dois aller les recouvrer auprès d’un des rejetons spirituels de Pablo Escobar.
Rachel reprend la mission de son mentor : récupérer la dette d’un businessman impitoyable pour une société impitoyable. C’est une mission délicate, parce que les plus grands gangsters sur cette terre, ce sont les businessmen impitoyables. Entourée d’une équipe d’élite, elle va à la chasse à cet argent. Mais évidemment, le bordel est inévitable. Il y a trop de gens impitoyables dans cette histoire.
Votre humble chroniqueuse admet qu’elle est une très grande fan des films de gangsters, de braquage et aussi de Guy Ritchie. Donc, elle y est allée avec l’idée qu’elle allait l’analyser pour pouvoir en donner un avis honnête. Elle l’a adoré. Voilà. Elle n’a pas eu le temps de l’analyser, elle était trop impliquée dans la mission de Rachel. L’une des raisons pour lesquelles elle a adoré ce film — en dehors de Henry Cavill, Jake Gyllenhaal et Eiza González —, c’est pour sa familiarité. Il y a une formule qui fonctionne toujours dans les films de gangsters. Prenez un duo, un trio, une équipe qui se connaît très bien. Prenez un personnage solo qui orbite autour de l’équipe (ou c’est l’équipe qui orbite autour de lui, ça marche aussi). Donnez à tout ce monde des dialogues qui piquent, qui frappent, qui vont vite. Les phrases sont travaillées, les insultes imaginatives. Mettez-les dans un contexte de danger extrême et faites en sorte qu’ils ne le prennent jamais au sérieux, dans le genre : « Dans le pire des cas, je meurs. ». Tout ça dans une temporalité chaotique et avec un narrateur peu fiable. Laissez ces éléments se taper dessus pendant 2 h et, à la fin, vous avez une conclusion satisfaisante. Et Ritchie, il connaît son karaté.
Maintenant, le piège avec une formule, c’est que ça peut enlever l’élément de surprise dans l’histoire. Heureusement, Ritchie, jusqu’ici, a toujours réussi à nous montrer un pan de société pas très connu, donc la nouveauté se trouve là-dedans. Mais tout au long du film, on se dit qu’on connaît quand même les personnages. On les a déjà vus. La femme fatale intelligente, mais fragile, à protéger. Les deux grands gangsters classe qui engagent d’autres gangsters un peu moins classe et qui ne sont loyaux qu’envers eux-mêmes et leur leader. Ce sont des équipes connues. Mais on s’attache parce qu’on bouge constamment, on est impliqués dans le plan. On connaît chaque détail, donc tout ce qu’on veut, c’est que le plan fonctionne. Parce qu’on tient à cette équipe ! Et comme dans tout film d’action, le grand méchant doit tomber et payer pour ses méfaits.
Au final, In the Grey, c’est un bon film de braquage/gangster, parce qu’il a tous les bons éléments qu’il faut et parce qu’il a un chef qui s’y connaît et qui veut nous offrir quelque chose de nouveau malgré tout. Si ce n’est pas le blockbuster de l’année, c’est le genre de film que l’on peut voir et revoir, et toujours passer un bon moment.
