Flagey démarre ses Piano Days le jeudi 5 février

Flagey lance ses piano days le jeudi 5 février. Un programme chargé avec des artistes de talents.

* PROGRAMME

jeudi 05.02 | 18:00
Academie van het Koninklijk Concertgebouworkest NATHANAËL GOUIN, piano

jeudi 05.02 | 20:15
DENIS KOZHUKHIN, piano
Joseph Haydn, Sonate en ré majeur, Hob. XVI :24
Franz Schubert, Sonate en ré majeur, D. 850
Johannes Brahms, Thème et variations en ré mineur, op. 18b Sergeï Rachmaninov, Variations sur un thème de Corelli, op. 42 Sergeï Prokofiev, Sonate pour piano n° 7, op. 83

vendredi 06.02 | 12:30 

GUILLAUME COPPOLA, piano

vendredi 06.02 | 16:00
Master class : DENIS KOZHUKHIN

vendredi 06.02 | 17:00

Master class : BOJAN Z

vendredi 06.02 | 18:00
PHILIPPE BIANCONI, piano
Frédéric Chopin, Prélude en do dièse mineur, op. 45 — Ballade n° 3 en la bémol majeur, op. 47 — Scherzo n° 4 en mi majeur, op. 54
Claude Debussy, L’Isle Joyeuse — Préludes II, L. 123 : Feuilles mortes, La puerta del vino, Les fées sont d’exquises danseuses, Général Lavine — eccentric, La Terrasse des audiences du clair de lune, Feux d’artifice

vendredi 06.02 | 20:15
TILL FELLNER, piano
Johann Sebastian Bach, Präludien und Fugen n° 9-12 (du Clavier bien tempéré, livre II, BWV 878-881)
Alexander Stankovski, Traumprotokoll
Wolfgang Amadeus Mozart, Sonate pour piano n° 4 en mi bémol majeur, K. 282 Robert Schumann, Kreisleriana, op. 16
Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano n° 12 en la majeur, KV. 414 – Concerto
pour piano n° 13 en do majeur, KV. 415
Franz Schubert, Valses nobles n° 1 et 2, D. 969 — Sonate en la mineur, D.537 — Extraits
de : Valses sentimentales n° 31, 1, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 28, 29, D. 779
Franz Liszt, Soirées de Vienne n° 3 “Valses-caprices” (d’après: Schubert), S. 427/ 3

vendredi 06.02 | 22:00

BOJAN Z, piano

samedi 07.02 | 11:00
JULIEN BROCAL, piano
Sergei Bortkiewicz, Préludes, op. 13 + op. 40 Frédéric Chopin, Préludes 1-16, op. 28

samedi 07.02 | 14:30
BENJAMIN GROSVENOR, piano
Jean-Philippe Rameau, Gavotte et variations en la mineur
César Franck, Prélude, choral et fugue, FWV. 21
Frédéric Chopin, Barcarolle en fa dièse mineur, op. 60
Enrique Granados, 3 Pieces from Goyescas : El amor y la muerte — Quejas, ó la maja y el ruiseñor — El pelele

samedi 07.02 | 16:00
KAITO KOBAYASHI, piano
Frédéric Chopin, Ballade n° 4 en fa mineur, op. 52 — Andanta spianato, op. 22 — Mazurkas, op. 17 — Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, op. 61

samedi 07.02 | 18:00
JULIEN LIBEER, piano
Johann Sebastian Bach, Suite française n° 5 en sol majeur, BWV 816 Franz Schubert, Sonate pour piano en sol majeur, D. 894

samedi 07.02 | 20:15
Brussels Philharmonic
Baldur Brönnimann, dir.
LARS VOGT, piano
Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano n° 27 en si bémol majeur, KV 595 Arnold Schoenberg, Sechs kleine Klavierstücke, op. 19 (pour piano solo)

Witold Lutoslawski, Concerto pour orchestre

samedi 07.02 | 22:00

HAUSCHKA
Volker Bertelmann, piano préparé

dimanche 08.02 | 11:00
CÉDRIC PESCIA, piano
Johann Sebastian Bach, Die Kunst der Fuge, BWV. 1080
FLAGEY PIANO DAYS 05 > 08.02 6
dimanche 08.02 | 15:00
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Fayçal Karoui, dir.
DENIS KOZHUKHIN, piano
Piotr Ilitch Tchaïkovski, Ouverture de : Roméo et Juliette
Johannes Brahms, Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur, op. 83

dimanche 08.02 | 15:00

Workshop piano KIDS 6>12

dimanche 08.02 | 18:00
JEAN-PHILIPPE COLLARD-NEVEN, piano

dimanche 08.02 | 20:15
OLLI MUSTONEN, piano
Jean Sibelius, 10 Pieces, op. 58
Frédéric Chopin, 6 Mazurkas, op. 56/1-3, op. 59/1-3
Olli Mustonen, Sonate pour piano, “Jehkin Iivana”
Alexander Scriabin, Sonate pour piano n° 10, op. 70 — Vers la flamme, op. 72

* AUTOUR DU FESTIVAL

CINEMA

04.02 > 28.02
Das Cabinet des Dr. Caligari (version restaurée) de Robert Wiene

Ressortie en salle d’un chef d’œuvre du muet, accompagné au piano comme aux temps où le cinéma racontait sans recours aux dialogues. À l’occasion des Piano days, FLAGEY et CINEMATEK prennent le pari de remettre à l’affiche un monument du cinéma muet et de l’expressionnisme:Le Cabinet du Dr. Caligari accompagné aux 88 touches, par les musiciens dont les improvisations font vivre régulièrement les séances à CINEMATEK et du STUDIO 5. Car, croyons-nous, les qualités esthétiques et thèmatiques des films des premières décennies du 20e siècle et celles du long métrage de Robert Wiene en particulier, nous “parlent” encore.

MASTERCLASS

06.02 | 16:00 > 19:00
Denis Kozhukhin
Avec des étudiants pianistes des conservatoires de Bruxelles

06.02 | 17:00 > 18:30
Bojan Z
Ouvert à tous les instruments sur réservation par mail: communication@flagey.be

WORKSHOP PIANO [KIDS 6>12] (avec ou sans connaissances musicales préalables)

08.02 | 15:00

Cet atelier apprend aux enfants à construire, couche par couche une composition grâce aux possibilités infinies qu’offre le piano. Pendant ce temps-là, les parents peuvent en profiter pour écouter le concert de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège au Studio 4. En collaboration avec Jeugd & Muziek Brussel.

EXPO
05.02 > 08.02

Pendant les Flagey Piano Days, le public peut découvrir une sélection de pianos d’exeption – dont le Doutreligne 7 – dans les Foyers et Hall de Flagey. Cette exposition est réalisée en collaboration avec Pianos Maene.

* LES PIANISTES DES FLAGEY PIANO DAYS

– Bianconi Philippe, piano

vendredi 06.02 | 18:00

Depuis son succès au Concours Van Cliburn dans les années 80, Philippe Bianconi mène une carrière internationale et poursuit son itinéraire musical, loin de tout tapage médiatique. Il a été salué pour son jeu “allant toujours au cœur de la musique et emplissant l’espace de vie et de poésie” (Washington Post) ; “son lyrisme et sa hauteur de vue… un jeu puissant, qui fait chanter le piano jusque dans la force et la virtuosité” (Le Figaro). Formé au Conservatoire de Nice par Simone Delbert-Février, puis à Paris sous l’égide de Gaby Casadesus, Philippe Bianconi a ensuite approfondi sa connaissance des répertoires allemand et russe à Freiburg-im-Breisgau auprès de Vitalij Margulis. Premier Prix du Concours International des Jeunesses Musicales à Belgrade dès 1977 et du Concours International Robert Casadesus à Cleveland en 1981, il remporte en 1985 la Médaille d’Argent du Concours International Van Cliburn. Au cours des dernières saisons, tout en poursuivant une carrière active aux États-Unis, Philippe Bianconi a été invité par Piano aux Jacobins pour donner au Théâtre des Champs-Elysées un récital unanimement salué. À Monaco, il a rencontré un grand succès dans les Deuxième et Troisième Concertos de Rachmaninov. L’Australie, qui l’accueille régulièrement, a pu l’applaudir dans le Troisième Concerto de Prokofiev avec l’Orchestre de Melbourne, puis dans le Deuxième de Brahms avec l’Orchestre de Sydney. En 2009, Philippe Bianconi a fait ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam avec le Nederlands Philharmonic. Il a également fait ses débuts en Chine en 2008 avec des récitals à Pékin et Shanghai, suivis de tournées en 2010 et 2011. Depuis son premier grand récital au Carnegie Hall de New York en 1987, il s’est produit dans les salles les plus réputées, tant en Amérique (Orchestra Hall de Chicago, Kennedy Center à Washington, San Francisco, Houston) qu’en Europe (Wigmore Hall à Londres, Philharmonie de Berlin, Konzerthaus de Vienne, Milan, Madrid, Hamburg), ainsi qu’au Japon et en Australie. Philippe Bianconi a aussi été l’invité d’orchestres prestigieux (Cleveland Orchestra, Chicago Symphony, Los Angeles Philharmonic, Pittsburgh Symphony, Baltimore Symphony, Orchestre Symphonique de Montréal, Orchestre de Paris, Orchestre National de France, Rundfunk Sinfonieorchester Berlin), sous la direction de chefs renommés tels que Lorin Maazel, Kurt Masur, Christoph von Dohnanyi, Georges Prêtre, Michel Plasson, James Conlon, Marek Janowski, Gennadi Roshdestvensky, Edo de Waart ou encore David Zinman. Philippe Bianconi participe également à de nombreux festivals dont la Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Piano en Valois, le Festival de Prades, la Folle Journée de Nantes, le Festival de Menton, et le Festival de Ravinia aux Etats-Unis. Passionné de musique de chambre, il a eu comme partenaires Jean-Pierre Rampal, Janos Starker, Pierre Amoyal, Gary Hoffman, Tedi Papavrami, Xavier Phillips, le Quatuor Sine Nomine, le Guarneri String Quartet, le Quatuor Parisii, le Quatuor Talich. De 1983 à 1990, Philippe Bianconi a connu une expérience exceptionnelle en collaborant avec Hermann Prey, alors au sommet de son immense carrière. Ensemble, ils ont donné de nombreux concerts et ont gravé les trois grands cycles de Lieder de Schubert chez Denon. Son récent enregistrement consacré aux Préludes de Debussy sous le label La Dolce Volta a été plébiscité par la presse et le public, et lui a valu une nomination aux Victoires de la Musique Classique, le Grand Prix de l’Académie Charles Cros, et un Diapason D’Or de l’Année 2012.

– Brocal Julien, piano

samedi 07.02 | 11:00

Julien débute l’apprentissage du piano dès l’âge de 5 ans et monte sur la scène de la salle Cortot à Paris dès l’âge de 7 ans. Erik Berchot le forme au Conservatoire National de Région de Marseille et Rena Shereshevskaya à l’Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot. Il bénéficie du soutien de la fondation Zaleski, de l’association Assophie ainsi que de la fondation Safran pendant sa formation. Il est repéré en janvier 2013 par Maria-Joao Pires lors d’une Académie à la Cité de la musique de Paris, qui l’invite à développer des projets artistiques en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et de participer à la naissance en 2014 du projet Partitura. L’objectif de ce projet est de créer une dynamique altruiste entre les artistes des différentes générations et de proposer une alternative dans une société trop souvent axée sur la compétitivité. Les artistes de grande notoriété qui ont un certain idéal pour la transmission du savoir-faire artistique et des « valeurs humanistes » seront amenés à partager les scènes internationales avec la jeune génération. Julien se produit régulièrement dès son plus jeune âge en France et à l’étranger, notamment à Paris salle Cortot, Cité de la Musique, Marseille au Palais Longchamp, Barcelone au Petit Palau, Rome au Palais Farnèse, Kiev au National Philharmonic, Moscou… Il est régulièrement invité par Gaëlle le Gallic sur France Musique et dans plusieurs festivals en France : festival Chopin de Bagatelle, les Musicales d’Orient, les Nuits du piano de Cabasse, Autour des Claviers à Aix-en-provence, Piano Folies au Touquet, 1001 Notes dans le Limousin …

– Brussels Philharmonic

samedi 07.02 | 20:15

Le Brussels Philharmonic fut fondé en 1935, sous l’égide de la radiodiffusion Belge (NIR/INR). L’orchestre a joué sous la direction des chefs les plus prestigieux tels Boulez ou Markevitch et accompagné les solistes les plus réputés. Il a par ailleurs créé des œuvres de célèbres compositeurs tels Bartók, Stravinsky, Messiaen et Fransesconi. Le Brussels Philharmonic réside à Bruxelles dans le Studio 4 du bâtiment Flagey, très réputé pour son acoustique. C’est là qu’il donne de nombreux concerts. Il se produit aussi à Bozar, ainsi que dans les grandes salles et les centres culturels de la Flandre. Depuis 2008, Michel Tabachnik joue un rôle déterminant comme directeur musical du Brussels Philharmonic. Il combine le répertoire traditionnel et la musique d’aujourd’hui d’une manière créative et accessible au public. Son credo: ‘Nous ne sommes pas un musée, mais une plateforme pour la musique vivante.’ Tabachnik donne avec l’orchestre des concerts en Belgique et à l’étranger qui reçoivent toujours un très chaleureux accueil. Sur la scène internationale, le Brussels Philharmonic a maintenant ses entrées dans toutes les capitales Européennes. A Paris, il est en résidence à la Cité de la musique et il est régulièrement invité au Concertgebouw Amsterdam, au Cadogan Hall de Londres, au Grosses Festspielhaus de Salzbourg, ainsi qu’aux Festivals de Besançon et de Strasbourg. Ses récents concerts au Musikverein de Vienne et au Konzerthaus de Berlin sont venus couronner ce parcours. Le Brussels Philharmonic s’est également forgé une belle reconnaissance internationale dans le domaine de la musique de film. Grâce à sa collaboration avec le Festival du Film de Gand, il a joué et enregistré des partitions de grands noms comme Howard Shore, John Williams ou Alberto Iglesias. La reconnaissance internationale est venue avec la bande originale, lauréate du Golden Globe, du film de Martin Scorcese, The Aviator (2005) et plus récemment avec l’Oscar de la meilleure musique remportée par The Artist (musique de Ludovic Bource). L’orchestre poursuivra dans le futur ses enregistrements de bandes originales pour le cinéma. L’orchestre se fait aussi pionnier au travers de nombreuses initiatives innovantes, comme son projet de « spin-off » autour de la musique de film avec Galaxy Studio’s, ou encore le développement de partitions digitales aux côtés de Samsung ou encore la création d’une fondation pour financer l’achat d’instruments à cordes via la banque privée Puilaetco Dewaay. Avec la complicité de différents partenaires, le Brussels Philharmonic travaille à diverses séries de CD: avec Klara sur les jeunes solistes, avec le label Glossa, le Palazzetto Bru Zane et le chef d’orchestre Hervé Niquet sur le répertoire du Prix de Rome et avec le Festival du Film de Gand, sur de grands compositeurs de musique de film. Avec son propre label, Brussels Philharmonic Recordings, l’orchestre présente ses versions de référence du grand répertoire, qui toujours reçoivent l’attention de la presse internationale.

Collard-Neven Jean-Philippe, piano

dimanche 08.02 | 18:00

Pianiste, compositeur et improvisateur belge né en 1975. Jean-Philippe Collard-Neven mène un parcours de musicien atypique où se côtoient musique classique, contemporaine, jazz, improvisation, chanson française, électro, théâtre, danse, arts plastiques, cinéma et littérature. Au contraire d’un éclectisme « touche-à-tout », cette diversité est chez lui l’expression d’une même passion, d’un même état d’esprit d’ouverture qui tend au décloisonnement et tisse des liens entre les styles, les genres et les époques. Dès son enfance, Jean-philippe Collard-Neven apprend sur les genoux de son papa des airs de jazz, des chansons, et rejoue d’oreille les musiques de films qui le fascinent. Avoir appris à improviser et à jouer d’emblée sans partition va être fondateur de son rapport au son et à la musique. Celle-ci sera toujours pour lui un acte profondément instinctif et naturel que l’apprentissage académique ne sera pas parvenu à dénaturer. Et cet apprentissage spontané ne fera jamais la différence entre “grande” et “petite” musique. Toute musique qui le touche est bonne à jouer, la générosité d’un groupe de rock n’ayant rien à envier à celle d’un quatuor à cordes. Pianiste de l’Ensemble Musiques Nouvelles de 1997 à 2003, Jean- Philippe Collard-Neven joue également avec le groupe Art Zoyd (France), l’Ensemble 88 (France), le Chœur de chambre de Namur, l’Orchestre de chambre de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Lille, de Filharmonie (Anvers), Ictus… Il tisse également des liens privilégiés avec le Quatuor Danel, le Quatuor Debussy, le violoncelliste français Fabrice Bihan, l’altiste Paul Declercq, l’altiste français Vincent Royer (2 cd’s et 1 vinyle chez SUB ROSA), la violoncelliste québécoise Emilie Girard-Charest, le baryton-basse José van Dam, Laure Delcampe, Elise Gäbele, les jazzmen Jean-Louis Rassinfosse, Fabrice Alleman, Philippe Catherine, Bart Quartier, Fabrizzio Cassol, Xavier Desandre-Navarre, les québécois Jean Derome, Pierre Tanguay, Helmut Lipsky, Michel Donato, les chefs d’orchestre Patrick
FLAGEY PIANO DAYS 05 > 08.02 11
Davin et Pierre Bartholomée, les compositeurs Jean-Luc Fafchamps (1 cd chez FUGA LIBERA), Claude Ledoux, Benoît Mernier, Luc Ferrari, David Shea, Horatiu Radulescu, Bruno Mantovani, Vinko Globokar, Michel Gonneville, Jean-Pierre Deleuze, Fabian Fiorini… En théâtre, il collabore avec les metteurs en scène Geneviève Damas, Pietro Pizzuti, Claire Gatineau, Jeanine Godinas, Ariane Buhbinder, Valérie Cordy, Didier de Neck, Ingrid von Wantoch Rekowski, Martine Godard… Il collabore également avec le plasticien Bob Verschueren, la peintre française Diane de Valou, le peintre-cinéaste canadien Jean Detheux. Il compose ou improvise des musiques pour des auteurs tels que François Emmanuel, Jean-Luc Outers, Dimitri Verhulst, Tom Lannoye, Marcel Moreau, Alain Spièss, Eugène Savitzkaia… Il compose la musique du documentaire L’Or Bleu de Damien de Pierpont et composera pour ce dernier la musique d’un long métrage d’animation qui est en préparation. Il accompagne régulièrement des séances de cinéma muet. Récemment il joue la musique originale composée par Gaston Paulin pour les pantomimes d’Emile Reynaud, le précurseur du cinéma. Il réalise également des installations sonores où il se sert de sons qu’il enregistre en « field recording » et qui servent ensuite de support à des concerts qu’il donne par exemple au Musée Ingres de Montauban, dans le Passage Pommeraye à Nantes, à la Raffinerie (Bruxelles) lors d’Ars Musica 2012. Les musiques de Jean-Philippe Collard- Neven ont été utilisées à plusieurs reprises par le cinéma en France, au Japon et en Allemagne. Ses musiques pour le théâtre et le cinéma font l’objet d’une production discographique parue chez Sub Rosa (Incidental Music). Depuis 2003 il construit une relation forte avec le contrebassiste de jazz Jean-Louis Rassinfosse. Après deux cd’s enregistrés en duo pour le label FUGA LIBERA, il entame une série de collaborations fructueuses avec différents artistes. D’abord avec Fabrice Alleman et Xavier Desandre- Navarre avec lesquels il enregistre le CD Braining Storm également chez FUGA LIBERA, ensuite avec le baryton-basse José van Dam pour un projet autour de Carlos Gardel (un CD est en préparation), ils jouent actuellement en sextuor avec le quatuor Debussy dans un répertoire original. Il collabore aussi avec le Quatuor Danel, le violoncelliste Fabrice Bihan, le vibraphoniste Bart Quartier, le flûtiste Pierre Bernard. Comme pianiste autant que comme improvisateur et compositeur, il se produit dans de nombreux festivals en Belgique, France, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Tunisie, Chili, Mexique, Pérou, Canada, Japon… Depuis quelques années, Jean-Philippe Collard-Neven développe des liens particuliers avec certains pays, notamment le Canada où il joue avec de nombreux artistes locaux, enseigne au Conservatoire de Montréal et enregistre des CD’s. Il se produit également au Japon où il est produit par le label FLAU qui organise ses tournées. Il enregistre un CD à Osaka en juin 2011 avec l’artiste électronique japonais AUS. Premier prix au concours Dexia en 1993. En 2003 l’Union des Compositeurs belges lui décerne le trophée FUGA pour son activité en faveur du répertoire belge. Il reçoit en 2008 l’Octave de l’artiste de l’année. Coup de cœur de l’Académie Charles Cros pour le CD Didascalies consacré aux œuvres de Luc Ferrari. On peut l’entendre sur une quinzaine de productions discographiques et de nombreux enregistrement radiophoniques et télévisuels. Depuis quelques années, Jean-Philippe Collard-Neven entretient un lien privilégié avec la scène québécoise. Il s’y produit entre autres en trio avec Jean Derome et Pierre Tangua. Leur collaboration, qui les a amenés à se produire au OFF jazz Festival de Montréal et au Festival de Jazz de Québec a fait l’objet d’un enregistrement (qui n’est pas encore sorti). Il joue actuellement en trio avec Michel Donato et le violoniste Helmut Lipsky et forme enfin un duo avec la violoncelliste classique Emilie Girard-Charest. Ce duo a déjà inspiré quelques compositeurs tels que Michel Gonneville, Jean-Pierre Deleuze ou encore le belge Jean-Luc Fafchamps dont ils créent une grande trilogie en octobre 2013. Jean-Philippe Collard-Neven est professeur de Musique de Chambre et d’improvisation au Conservatoire Royal de musique de Mons. Il y développe de nombreux projets donnant l’occasion aux étudiants de se frotter au monde du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de la littérature. Il organise divers événements pédagogiques dans le cadre du Festival Ars Musica, le Grand Hornu, l’Espace Senghor à Bruxelles, la maison de la Culture de Rambouillet, le Baobab Théâtre, la Chapelle de Boendael… Dans le cadre de Master-classes, il invite à Mons des artistes tels que Michel Gonneville, Vinko Globokar, Jean-Louis Rassinfosse, Jean Detheux, Marc Herouet… Jean-Philippe Collard-Neven a également enseigné au Conservatoire de Montréal, au Conservatoire de Lima, au PESM de Dijon, au Conservatoire de Bruxelles. Il a animé des semaines musicales avec des enfants issus d’écoles à discrimination positive organisées dans le cadre des projets soutenus par la COCOF à la Maison Autrique à Schaerbeek.

Coppola Guillaume, piano

vendredi 06.02 | 12:30

La capacité de Guillaume Coppola à tracer un chemin qui lui est propre séduit et fascine depuis ses débuts. Après un CD consacré à Franz Liszt couvert de récompenses en 2009 (Découverte Diapason d’or, Télérama, le Monde, Académie Charles Cros), il est mentionné parmi les 10 stars de demain de Classica en 2011, et, en 2012, le BBC Music Magazine loue son jeu “impressionnant, scintillant, éblouissant”. On l’attendait alors dans le grand répertoire romantique, mais il surprend en signant un album des Danzas españolas d’Enrique Granados, qui rallie à nouveau tous les suffrages (Maestro du magazine Pianiste, 5 Diapasons, 4 étoiles Classica, “Soleil” de Musikzen). Pour son troisième projet discographique, il ose un autre virage, cette fois en duo complice avec le baryton Marc Mauillon dans l’intégrale des Mélodies de Poulenc sur les poèmes d’Éluard (Miroirs brûlants, 2013 chez Eloquentia). On a pu l’entendre dans une vingtaine de pays, l’écouter sur des scènes européennes prestigieuses comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Rudolfinum de Prague, la Philharmonie de Bratislava ou le Liepaja International Piano Stars Festival, jusqu’en Asie (Shanghai, Xiamen) et en Amérique du Sud. En France, il s’est produit à la salle Pleyel, à la Folle Journée de Nantes, à la Roque d’Anthéron, au Festival de l’Orangerie de Sceaux, au festival Piano aux Jacobins, au Festival Chopin à Paris, aux Solistes aux Serres d’Auteuil, au Festival Radio France et Montpellier, au Lille Pianos Festival, aux Rendez-vous de Rochebonne, au Festival de Nohant… Outre le récital et le concerto – avec l’Orchestre National de Montpellier et Enrique Mazzola, l’Orchestre Symphonique de Saint- Étienne et Laurent Campellone, l’Orchestre de Besançon etc. – la musique de chambre lui permet de partager des moments privilégiés avec les violonistes Régis Pasquier, Patrice Fontanarosa ou sa sœur Cécile Coppola, les quatuors Parisii, Debussy, Voce, Alfama, les pianistes Bruno Rigutto, Hervé Billaut, Eric Le Sage, David Bismuth ou des chanteurscomme Marc Mauillon, Laia Falcón ou Bénédicte Tauran. Musicien complet, toujours curieux de nouvelles expériences musicales et humaines, Guillaume Coppola prend part à des productions mêlant récit et musique avec Marie-Christine Barrault, Didier Sandre ou François Castang. Sa collaboration avec plusieurs compositeurs lui a permis d’assurer la création de pièces de Steven Stucky et Gao Ping. La compositrice Isabel Pires lui a dédié sa dernière œuvre pour piano, Ombres. Sa formation l’a mené au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Bruno Rigutto. Après avoir obtenu ses Premiers Prix de piano et de musique de chambre, il s’est perfectionné lors de nombreuses masterclasses en France et à l’étranger. Ses débuts ont été accompagnés par de précieux soutiens, comme celui du programme Génération Jeunes Interprètes de Radio France, du Lion’s Club, des Fondations Cziffra et Bourgeois, et, au niveau européen, il a reçu le Prix Déclic de l’Institut français et a participé à la tournée New Masters on Tour.

Fellner Till, piano

vendredi 06.02 | 20:15

Till Fellner est né à Vienne en 1972. Il étudie avec Hélène Sedo-Stadler puis avec Alfred Brendel, Meira Farkas, Oleg Maisenberg et Claus-Christian Schuster. En 1993, Till Fellner remporte le premier prix du Concours Clara Haskil à Vevey, ce qui lance véritablement sa carrière internationale. Till Fellner joue régulièrement avec les orchestres les plus prestigieux, comme l’Academy of St. Martin in the Fields, le BBC Symphony Orchestra, la Camerata Salzburg, le Chicago Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Los Angeles Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de Paris, les Wiener Philharmoniker, les Wiener Symphoniker, le Philharmonia Orchestra London, le London Philharmonic Orchestra, le Halle Orchestra et l’Academia de Santa Cecilia, avec des chefs tels Claudio Abbado, Vladimir Ashkenazy, Christoph von Dohnanyi, Nikolaus Harnoncourt, Heinz Holliger, Marek Janowski, Sir Charles Mackerras, Sir Neville Marriner, Kurt Masur, Kent Nagano, Jukka-Pekka Saraste, Leonard Slatkin, Claudius Traunfellner, Franz Welser- Möst, Hans Zender. Ses engagements l’ont amené partout en Europe, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, et il était l’invité des festivals prestigieux. Till Fellner a enregistré de nombreux disques, entre autres le premier volume du Clavier bien tempéré de J.-S. Bach, sorti chez ECM Records, comme son plus récent CD consacré à Beethoven (concertos pour piano n° 4 et 5) avec Kent Nagano et l’Orchestre Symphonique de Montréal. Il a également enregistré Böse Zellen de Thomas Larcher, ceci avec l’Orchestre de Chambre de Munich sous la direction de Dennis Russell Davies.

Gouin Nathanaël, piano

jeudi 05.02 | 18:00

Né en 1988, Nathanaël Gouin-Mossé a été formé aux CRR de Rouen puis de Toulouse, où il poursuivra sa formation pendant 9 ans. Il est reçu à l’unanimité au CNSM de Paris dans la classe de Michel Beroff, Denis Pascal et Eric le Sage et obtient un master de Piano avant d’intégrer le cycle de perfectionnement. Il a reçu les conseils de grands musiciens tels que Maria João Pires, Jean Claude Pennetier, Pierre Laurent Aimard, Elisso Wirssaladze, Rena Sherechevskaya, Claire Désert ou encore Dimitri Bashkirov. Il est lauréat de plusieurs concours internationaux, tels que le concours Johannes Brahms à Pörtschach, en Autriche (1er prix), le concours de duos de Suède (1er prix avec Guillaume Chilemme violon), le concours de musique de chambre de Lyon, le concours Maria Canals de Barcelone, … Il se produit dans de nombreux concerts en France et à l’international dans le cadre de festivals (tels que les Folles Journées de Nantes, La Roque d’Anthéron, etc) et avec de nombreux orchestres. Partenaire recherché de musique de chambre, il a fondé un duo Piano Violon avec Guillaume Chilemme. Nathanaël Gouin a enregistré deux CD avec Fabrice Millischer (Trombone) et un CD avec Guillaume Chilemme consacré aux Sonates de Maurice Ravel et de Marguerite Canal sorti en octobre 2014. Il est devenu lauréat de la fondation “Banque populaire” en 2011. Depuis 2013, il se perfectionne à la chapelle Reine Elisabeth de Belgique sous la direction de Maria João Pires.

Grosvenor Benjamin, piano

samedi 07.02 | 14:30

Le pianiste britannique Benjamin Grosvenor est l’un des jeunes pianistes les plus remarqués dans le monde. Sa maîtrise des complexités techniques les plus redoutables ne compromet jamais la profondeur et l’intelligence de ses interprétations. Benjamin Grosvenor s’est fait connaître en 2004 en remportant la Finale Piano du concours de la BBC Young Musician à l’âge de onze ans. Depuis lors, il s’est déjà produit avec l’Orchestre philharmonique de Londres, la RAI Torino, le New York Philharmonic, le Philharmonia, le Symphonique de Tokyo, dans des salles telles que le Royal Festival Hall, le Barbican Centre, le Singapour Victoria Hall, The Frick Collection et au Carnegie Hall à l’âge de treize ans. Benjamin Grosvenor a travaillé avec de nombreux chefs estimés dont Vladimir Ashkenazy, Jiří Bělohlávek, Semyon Bychkov, Andrey Boreyko et Vladimir Jurowski. En 2011, à tout juste 19 ans, Benjamin se produit avec l’Orchestre symphonique de la BBC dans le cadre de la First Night of the Proms de la BBC au Royal Albert Hall. Son interprétation du Deuxième Concerto de Liszt éblouit les critiques musicaux. Parmi ses engagements futurs figurent des concerts avec le National Symphony Orchestra, le San Francisco Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Konzerthausorchester Berlin, l’Orquesta de Euskadi, ainsi que des récitals à Boston, au Québec, à la Salle Gaveau, au Théâtre des Champs Elysées et au Southbank Center de Londres. Benjamin Grosvenor continue parallèlement à se consacrer à la musique de chambre, donnant des concerts avec les quatuor à cordes Endellion, Escher et Elias. En 2011, il signe un contrat d’exclusivité avec Decca Classics dont il devient non seulement le plus jeune musicien britannique mais aussi le premier pianiste britannique depuis 60 ans. Ses premiers enregistrements, consacrés au Concerto en Sol de Ravel, au Deuxième Concerto de Saint-Saëns et à la Rhapsody in Blue de Gerschwin reçoivent déjà les plus vifs éloges de la presse internationale. Au cours de sa brève carrière, Benjamin Grosvenor a été déclaré “Jeune artiste de l’année” par Gramophone, a reçu un Instrumental Award, un Diapason d’or “Jeune talent” et a été présenté dans deux documentaires pour la télévision de la BBC. Aujourd’hui, Benjamin Grosvenor continue de se former avec ses parrains comme Leif Ove Andsnes, Stephen Hough, Arnaldo Cohen, et bien d’autres.

– Hauschka (Bertelmann Volker), piano préparé

samedi 07.02 | 22:00

Volker Bertelmann – plus connu sous son pseudonyme Hauschka –, est l’un des “préparateurs de piano” les plus reconnaissables du 21e siècle. Il début l’étude du piano à l’âge de neuf ans. Après sept ans d’apprentissage de la musique classique à l’école, puis deux ans avec un professeur privé, le jeune Bertelmann se découvre néanmoins plus d’affinités avec le monde des synthétiseurs. À l’âge de 18 ans, Bertelmann a déjà composé sa première bande-son pour le cinéma, puis, après avoir été signé par Sony Music en 1994, il passe la majeure partie des années suivantes à rapper et jouer des claviers avec God’s Favourite Dog avant de former Nonex, groupe avec lequel il sort deux albums en 1997 et 1999. Ensuite, il se lie avec Torsten Mauss pour former Tonetraeger – projet qui mélange post-rock et musique électronique avec un panache particulier –, ainsi qu’avec Luke Sutherland (Long Fin Killie) et Stefan Schneider (To Rococo Rot) sous l’étiquette Music A.M. C’est durant cette période qu’il devient de plus en plus fasciné par la musique électronique, développant un intérêt tout particulier pour une approche minimaliste, consistant à supprimer tout ce qui n’est pas essentiel dans ses compositions. Cette obsession le pousse ensuite à réaliser le même effet sans utiliser d’électricité. C’est alors qu’il découvre qu’il est possible d’imiter le son de toutes sortes d’instruments (basse, gamelan, cymbale) en plaçant divers objets dans son piano. Une démarche qui porte ses fruits : en 2004 sort Substantial sur Karaoke Kalk, puis The Prepared Piano un an plus tard. Une deuxième version de cet album sortira dans la foulée – Versions Of The Prepared Piano – contenant de nouvelles interprétations et remixes de Barbara Morgenstern, Mira Calix, Tarwater… En 2007, Hauschka signe chez 130701 (Fat Cat Records). C’est sur ce label, sur lequel on retrouve des artistes tels que Sigur Rós, Max Richter ou encore Sylvain Chameau, que Bertelmann sort, aujourd’hui encore, ses albums en solo. Depuis Room To Expand en 2007, il a intégré tant des instruments électroniques et traditionnels dans ses compositions. En 2010, sur Foreign Landscapes, il collabora avec le Magik Magik Orchestra, et sa sortie la plus récente, Salon des amateurs (2010), s’inspire de la scène live des clubs de Düsseldorf. Silfra, en duo avec Hilary Hahn et sorti sur Deutsche Grammophon, est un album remarquable et enregistré dans le studio du célèbre producteur islandais Valgeir Sigurðsson. Parallèlement, Bertelmann a poursuivi ses collaborations avec le monde du cinéma, du théâtre, de la danse et de l’art. Il a entre autres composé une bande-son pour le film Glück de Doris Dörrie qui est nominé dans la catégorie “Meilleure musique de film” lors des German Film Prize en 2012. À Düsseldorf, il a également fondé le Annual Piano Approximation Festival, qui fait la part belle à des artistes expérimentaux du monde entier. Aujourd’hui, près de vingt ans après le début de sa carrière professionnelle de rappeur, Volker Bertelmann aka Hauschka se retrouve régulièrement comparé à des Eric Satie, John Cage et Steve Reich.

Karoui Fayçal, direction

dimanche 08.02 | 15:00

Né à Paris en 1971, Fayçal Karoui obtient un Premier Prix de direction d’orchestre au Conservatoire Supérieur de Paris puis assiste Michel Plasson à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse jusqu’en 2002. La même année, il est nommé directeur musical de l’Orchestre de Pau Pays de Béarn où il est apprécié pour son remarquable travail. En 2006, il est nommé directeur musical du prestigieux New York City Ballet fondé par George Balanchine. En 2011, quittant le NYCB, il est nommé à la tête du célèbre Orchestre Lamoureux jusqu’en 2014. Dès son premier concert au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, l’Orchestre et son nouveau directeur musical font sensation. Fayçal Karoui réoriente la programmation de l’Orchestre vers une spécialisation dans le répertoire français, tout en renouant avec la tradition des commandes. Bâtisseur infatigable de projets riches, originaux et divers, Fayçal Karoui collabore avec l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège depuis septembre 2013 pour la série “Music Factory : la mécanique des émotions”.

Kobayashi Kaito, piano

samedi 07.02 | 16:00

Né en 1995 à Yokohama, au Japon, Kaito Kobayashi a pris des cours de piano, de composition, et de musique générale à la Yamaha Music Foundation jusqu’en 2014. Cette même année, il est diplômé de l’Ueno Gakuen Senior High School, en majeure musique. En août 2010, il remporte le premier prix et le prix Haydn au 12e Ettlingen International Competition for Young Pianists (catégorie B, moins de 20 ans). En avril 2011, il remporte le Special Student Prize au Junior Academy Eppan, donné par le professeur Andrea Bonatta. Et il a été sollicité pour participer au Piano Academy Eppan, tenu par le professeur Arie Vardi, en septembre 2011. En février 2011, il donne des récitals à Ettlingen, en Allemagne et à Eppan, en Italie. En août 2013, il gagne le second prix au 11 e Tokyo Music Competition. Pour l’année 2014, il reçoit une bourse du Rohm Music Foundation Scholarship, au Japon. Depuis septembre 2014, il se perfectionne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, en Belgique, sous la direction de Maria João Pires.

Kozhukhin Denis, piano

jeudi 05.02 | 20:15 & dimanche 08.02 | 15:00

Né à Nizhni Novgorod (Russie) en 1986 dans une famille de musiciens, Denis Kozhukhin commence l’étude du piano à l’âge de 4 ans avec sa mère. Enfant, il suit les cours de l’école de musique Balakirev dans la classe de Natalia Fish. De 2000 à 2007, il étudie à la Reine Sofía de Madrid auprès de Dimitri Bashkirov et Claudio Martinez-Mehner. Il reçoit son diplôme de la Reine d’Espagne en personne et est nommé “meilleur étudiant” de sa promotion, ainsi que “meilleur ensemble de chambre” avec son propre trio Cervantes. Après ses études à Madrid, Kozhukhin est invité à poursuivre sa formation à la Piano Academy au Lake Como, où il reçoit l’enseignement de professeurs tels Fou Ts’ong, Stanislav Yudenitch, Peter Frankl, Boris Berman, Charles Rosen et Andreas Staier. Il termine sa formation avec Kirill Gerstein à Stuttgart. Kozhukhin a reçu le Prix Vendôme à Lisbonne en 2009, et le Troisième Prix lors de l’International Piano Competition de Leeds en 2006. Passionné de musique de chambre, Kozhukhin a collaboré avec des artistes tels que Leonidas Kavakos, Renaud et Gautier Capuçon, Vadim Repin, Julian Rachlin, le Quatuor Jerusalem, le Quatuor Pavel Haas, Radovan Vlatkovic, Jörg Widmann et Alisa Weilerstein. À l’âge de 23 ans, Denis Kozhukhin remporte le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth 2010. Cette victoire lance non seulement sa carrière internationale, mais lui permet aussi de se produire dans de nombreux festivals et salles de concert de prestige, dont le Festival Verbier (Prix d’Honneur en 2013), le Progetto Martha Argerich à Lugano, le Klavier-Festival Ruhr, le Rheingau Music Festival, le Festival international de musique de chambre de Jérusalem, le Festival international Santander, le Carnegie Hall, le Leipzig Gewandhaus, la Salle Hercules de Munich, De Doelen à Rotterdam, le Concertgebouw Amsterdam, l’Auditorio Nacional de Madrid, l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Milan, le Palau de la Musica de Valence, le Théâtre du Châtelet et l’Auditorium du Louvre de Paris. Au cours de la saison 14-15, Denis Kozhukhin a fait ou fera ses débuts avec le Chicago Symphony Orchestra (sous la direction de Morlot), le Philadelphia Orchestra (Denève), le BBC Symphony Orchestra (Oramo), l’orchestre Mariinsky (Gergiev), le Houston Symphony Orchestra (Hrusa), le Netherlands Radio Philharmonic (Gimeno) et l’Orquestra Sinfônica do Estado de São Paulo (Alsop). Une tournée en Chine est également prévue avec le BBC Scottish Symphony Orchestra. Lors de la saison précédente, il s’est produit avec l’Orchestre de la Radio de Francfort (Alsop), la Philharmonia (Temirkanov), le Philharmonique d’Oslo (Hrusa), l’Orchestre National du Capitole de Toulouse (Järvi), le Yomiuri Nippon Symphony (Sinaisky), l’Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm (Payare), le Royal Liverpool Philharmonic (Gulberg-Jensen), le Hallé (Wigglesworth), le BBC Scottish Symphony (Dausgaard) et l’Orchestre National de Belgique (Boreyko). En février 2014, Kozhukhin a été choisi comme soliste par le chef Temirkanov pour l’accompagner lors d’une tournée aux États-Unis avec la Philharmonie de Saint-Pétersbourg, au cours de laquelle il se produit au Carnegie Hall de New York et au Davies Hall de San Fransisco. Sa carrière de récitaliste l’a mené au Concertgebouw dans le cadre des Master Pianists’ Series à la Philharmonie de Cologne, au Wigmore Hall, à l’Auditorium du Louvre de Paris, aux International Piano Series de Londres, ainsi qu’au festival de Lucerne, au Staatsoper de Berlin, aux Pianos aux Jacobins, à Flagey et au centre culturel de Belèm à Lisbonne. Après la sortie en 2013 de son premier album chez Onyx Classics (les Sonates pour piano n° 6, 7 et 8 de Prokofiev), il vient tout récemment d’enregistrer les Sonates de Haydn.

Libeer Julien, piano

samedi 07.02 | 18:00

Julien Libeer se forme auprès de Daniel Blumenthal, Abdel-Rahman El Bacha et Jean Fassina. Les dernières années, on a pu l’entendre en récital au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au King’s Place Concert Hall à Londres, au Théâtre de la Ville à Paris, ainsi qu’aux festivals de Menton et de Montpellier. En 2008, le festival Juventus, qui s’engage à repérer et réunir les solistes les plus marquants de la jeune génération, le nomme lauréat. Ainsi, il rejoint une pléiade d’artistes reconnus, tels Piotr Anderszewski, Emmanuel Pahud et Marc Coppey. Deux ans plus tard, la presse musicale belge le nomme Musicien de l’Année. Chambriste passionné, Julien Libeer a reçu les conseils d’ensembles tels que le Quatuor Talich, le Quatuor de Saint-Petersbourg et le Quatuor Artemis, et a collaboré, entre autres, avec Augustin Dumay, Marie Hallynck, Ronald Van Spaendonck et Marc Coppey. Son travail a été le sujet d’un documentaire sur la chaîne Canvas. Depuis 2011, il se perfectionne à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction d’Abdel Rahman El Bacha, puis auprès de Maria João Pires.

Mustonen Olli, piano

dimanche 08.02 | 20:15

Olli Mustonen occupe une place toute particulière sur la scène musicale actuelle. Suivant l’exemple de grands maîtres comme Rachmaninov, Busoni et Enescu, Mustonen est non seulement pianiste mais aussi compositeur et chef d’orchestre, trois rôles qu’il parvient à combiner avec une aisance exceptionnelle. Mustonen se produit dans les plus grandes salles du monde, comme soliste entre autres avec le Berliner Philharmoniker, le Cleveland Orchestra, le Philharmonique de New York et le Koninklijk Concertgebouw, sous la direction de chefs tels que Ashkenazy, Barenboim, Boulez, Gergiev, Harnoncourt, Masur, Nagano, Salonen et Saraste. Mustonen a dirigé lui-même la plupart des grands orchestres finlandais ainsi que la Deutsche Kammerphilharmonie, la Camerata Salzburg, l’Orchestre de chambre d’Écosse, l’Orchestre Tchaïkovsky de Moscou, l’Orchestre symphonique NHK et l’Orchestre symphonique de Melbourne, pour n’en citer que quelques-uns. Parmi les points forts de cette saison, on compte des concertos avec l’Orchestre de Chambre de Munich, le SWR Baden- Baden et l’Orchestre Philharmonique National de Hongrie ; des engagements en tant que chef ou pianiste avec le Royal Northern Sinfonia, le Novaya Rossiya Symphony, le Riga Sinfonietta et l’Orchestre Symphonique Giuseppe Verdi de Milan. Mustonen tourne en Allemagne avec son propre quatuor (hautbois, violon, alto et piano) et interprètera la première mondiale de son nouveau Quintette pour piano au festival O/Modernt à Stockholm. De plus, un projet de grande envergure est prévu avec l’enregistrement de l’intégrale des Concertos pour piano de Prokofiev avec l’Orchestre symphonique de la Radio finlandaise sous la direction de Hannu Lintu. Deux seront interprétés en concert lors du Baltic Sea Festival. Mustonen présente également le cycle complet de Sonates pour piano de Prokofiev au Helsinki Music Centre, au Lille Piano(s) Festival et au Festival de Piano de Singapour. Au cours de ces dernières années, Mustonen a dirigé les premières mondiales de ses deux symphonies : la première, Tuuri, avec le Philharmonique de Tampere en 2012; la seconde, Johannes Angelos, avec le Philharmonique d’Helsinki en 2014. Grâce aux bonnes relations qu’il entretient avec cet orchestre, il en est devenu artiste en résidence, à la fois comme chef, comme compositeur et comme soliste, dans le cadre d’une série de concerts. En tant qu’interprète, Olli Mustonen a enregistré un grand nombre d’œuvres en tous genres. Sur Decca, il a sorti les Préludes de Chostakovitch et d’Alkan, disque qui a reçu les récompenses Edison et Gramophone du Meilleur enregistrement instrumental. Désormais signé chez Ondine, Mustonen vient d’enregistrer le Concerto in modo misolidio de Respighi avec Sakari Oramo et l’Orchestre symphonique de la Radio finlandaise, ainsi qu’un disque consacré à la musique pour piano de Scriabine.

Orchestre Philharmonique Royal de Liège

dimanche 08.02 | 15:00

L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège est la seule formation symphonique de la Belgique francophone. Soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles (avec le concours de la Loterie Nationale), la Ville de Liège, la Province de Liège, l’Orchestre se produit à Liège, dans le cadre prestigieux de la Salle Philharmonique, dans tout le Royaume (à Anvers, Bruxelles, Charleroi, Hasselt, Namur, Saint-Hubert, Sankt-Vith, Verviers, Virton etc.) et dans les grandes salles d’Europe (Amsterdam, Espagne, France…). Depuis près de 15 ans, l’OPRL a pris le parti d’offrir le meilleur de la musique au plus grand nombre, avec des formules originales comme les Concerts du chef, Music Factory, ou les Samedis en famille. L’ambition de l’orchestre est de porter la musique toujours plus près et toujours plus loin: plus près des publics défavorisés ou isolés, plus loin grâce à tous les moyens de diffusion d’aujourd’hui (internet, télévision, radio, CD, DVD…). Après des chefs comme Fernand Quinet, Paul Strauss, Pierre Bartholomée ou Louis Langrée qui ont forgé l’identité de l’Orchestre, au carrefour des influences germanique et latine, Christian Arming, directeur musical depuis septembre 2011, pousse les feux de l’excellence et élargit les horizons de l’OPRL. À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, la saison 2014-2015 a pour thème « Guerre(s) et Paix », évoqué par Magnard (Hymne à la justice), Debussy (Berceuse héroïque), Ravel (Concerto pour la main gauche), Nielsen (Symphonie n° 4 « Inextinguible »), Chostakovitch (Symphonie n° 7 « Leningrad »), Khatchaturian (Symphonie avec orgue n° 3), Jongen (Sérénades), Beethoven (Symphonie n° 9), Holst (Les Planètes), Respighi (Sinfonia drammatica), etc. Poursuivant une tradition désormais bien établie, l’OPRL propose plusieurs temps forts. En mars 2015, le Festival « Guerre(s) et Paix… Alle Menschen werden Brüder » invoque l’idéal de paix et de fraternité développé par Holst (Les Planètes), Janácek (Sinfonietta), Elgar (Concerto pour violoncelle) et bien sûr Beethoven dans sa 9e Symphonie. Du même Beethoven, François Salque et Éric Le Sage donnent l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano. Enfin, en mai 2015, l’OPRL et Christian Arming s’envolent pour une tournée en Espagne. L’OPRL poursuit sa politique de soutien aux jeunes artistes, qu’ils soient belges (Alain De Rudder, Tristan Driessens, Eliz Erkalp, Lorenzo Gatto, Alexander Gurning, Robbe Kieckens, Anneleen Leenaerts, Simon Leleux, Lionel Meunier, Jan Smets, Bernd Van Echelpoel, Jan Vermeire, Steven Verhaert, Bl!ndman Sax, Quatuor Ardente, Vox Luminis) ou étrangers (Iveta Apkalna, Lidy Blijdorp, Elina Buksha, Mélanie Diener, Isabelle Georges, Lillit Grigorian, Alexandre Kantorow, Harriet Langley, Cédric Meckler, Peter Mikulas, Bruno Procopio, Beatrice Rana, Frederik Steenbrink, Dagmar Peckova, Jorge Luis Prats, Cédric Tiberghien, Olivier Vernet, Choeur Philharmonique Tchèque de Brno, Quatuor Debussy). De nombreux artistes reconnus internationalement témoignent également de leur fidélité à l’orchestre : Nicholas Angelich, Philippe Cassard, Patrick Davin, Nelson Freire, Anne Gastinel, Nelson Goerner, Pablo Gonzalez, Jean-Pierre Haeck, Jean-Jacques Kantorow, Fayçal Karoui, Florence et Isabelle Lafitte, Éric Le Sage, Benedetto Lupo, John Neschling, Evgeny Nikitin, Tedi Papavrami, George Pehlivanian, Menahem Pressler, François Salque, Jordi Savall.

Pescia Cédric, piano

dimanche 08.02 | 11:00

Né à Lausanne, de nationalité suisse et française, Cédric Pescia commence ses études musicales à l’âge de sept ans. Il étudie d’abord au Conservatoire de Lausanne dans la classe de Christian Favre (Premier Prix de Virtuosité avec les félicitations du jury en 1993), puis auprès de Dominique Merlet au Conservatoire de Genève (Premier Prix de Virtuosité avec distinction en 1997). Il achève ses études à l’Universität der Künste de Berlin dans la classe de Klaus Hellwig. Parallèlement, il se perfectionne auprès de Pierre-Laurent Aimard, Henri Barda, Daniel Barenboim, Irwin Gage, Ivan Klansky, Christian Zacharias, Ilan Gronich et du Quatuor Alban Berg. Il collabore en tant qu’accompagnateur à plusieurs cours d’interprétation de Lied donnés par Dietrich Fischer-Dieskau. De 2003 à 2006, il est invité à l’«International Piano Academy, Lake Como», où il étudie avec Dimitri Bashkirov, Leon Fleisher, Andreas Staier, William G. Naboré et Fou T’song notamment. Cédric Pescia a remporté le Premier Prix (Gold Medalist) de la Gina Bachauer International Artists Piano Competition 2002 à Salt Lake City, USA. Cédric Pescia donne de nombreux concerts et récitals en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Amérique du Sud et en Afrique du Nord, il joue dans la Grande Salle de la Philharmonie de Berlin, au Konzerthaus de Berlin, à la Laieszhalle de Hambourg, au Wigmore Hall de Londres, au Mozarteum de Salzburg, au Carnegie Hall de New York, au Shanghai Oriental Arts Center, à la Tonhalle de Zürich et est invité par de prestigieux festivals internationaux, entre autres: Printemps de Prague, Lucerne Festival, Menuhin Festival Gstaad, Schleswig-Holstein Musik Festival, Sommets Musicaux de Gstaad, Schubertiade Hohenems et Festival de Radio France et Montpellier. Il se produit en soliste avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Utah Symphony, les Festival Strings de Lucerne, la Sinfonietta de Lausanne, l’Orchestre de la Svizzera Italiana, l’Orchestra Sinfonica di Milano Giuseppe Verdi, la Camerata Bern, le Basler Kammerorchester, la Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern, le Göttinger Symphonie Orchester, l ́Orchestre National de Lille. A côté de ses activités de soliste, son amour de la musique de chambre l’amène à jouer régulièrement avec des partenaires renommés. Une collaboration de longue date lie Cédric Pescia à la violoniste Nurit Stark. Membre fondateur de la série lausannoise de concerts de musique de chambre Ensemble enScène ; il en est, depuis 2006, le directeur artistique. Il a également été membre du jury du Concours Clara Haskil 2005 et 2007. Il donne des master classes aux Etats-Unis et en Europe, entre autres dans le cadre de la prestigieuse Accademia Pianistica Internazionale Incontri col Maestro à Imola, Italie. En 2012, il est nommé professeur de piano à la Haute Ecole de Musique de Genève. En 2007, Cédric Pescia est honoré du Prix Musique de la Fondation Vaudoise pour la culture. Il est également lauréat de la Bourse de la Fondation Leenaards de Lausanne. Le duo que Cédric Pescia forme avec la violoniste Nurit Stark est soutenu par la Fondation Forberg-Schneider. Pour Claves Records, AEON, La Dolce Volta, BIS, Genuin, il a enregistré des œuvres de J. S. Bach, F. Couperin, Beethoven, Schubert, Schumann, Debussy, Busoni, Enescu, Messiaen, Cage, Suslin, Gubaidulina, CDs qui ont recueilli les meilleures critiques.

Zulfikarpasic Bojan, piano

vendredi 06.02 | 22:00

Né dans une famille mélomane à Belgrade en 1968, Bojan Zulfikarpasic – Bojan Z – commence ses études de piano à l’âge de 5 ans. « La musique est une activité très répandue dans mon pays et le travail s’organise de telle manière que dès 15h, des amis et ma famille se réunissaient chez moi pour faire la fête et jouer de la musique jusque tard dans la soirée. Je m’endormais avec ces chansons du patrimoine yougoslave. Puis on m’a fait découvrir Bach, Ravel et Debussy à travers l’enseignement, l’album Revolver des Beatles grâce à une amie et la musique brésilienne avec mon père. Je repiquais les morceaux, j’essayais de trouver les bons accords, ce qui correspond déjà à une attitude jazz». Comme adolescent, il continue ses études au conservatoire de Belgrade et devient un musicien de jazz connu de la scène yougoslave (en 1989 il reçoit le Prix pour Meilleur musicien de jazz en Yougoslavie). En 1986, après avoir obtenu une bourse, il passe trois mois aux Etats-Unis pour étudier avec Clare Fisher dans le ‘Blue Lake Fine Arts Camp’ à Michigan. Puis, après son service militaire en Yougoslavie où, dans l’orchestre de l’armée, il découvre la richesse de la musique traditionnelle balkanique, il déménage en France en 1988, où il devient en peu de temps un nom incontournable du jazz français. Il s’inscrit au CIM, école de référence pour de nombreux jeunes artistes, il s’intègre rapidement et commence à jouer avec les autres musiciens. Avec le guitariste Noël Akchoté, il écume les bars et clubs parisiens en duo et en quintet et il se lie d’amitié avec les gens de sa génération, comme Julien Lourau, Magic Malik et autres. Le virage de la reconnaissance s’amorce au concours de la Défense en 1990. Remplaçant le pianiste du quartet de Marc Buronfosse (contrebasse) avec Lourau au saxophone et François Merville à la batterie, Bojan décroche le premier prix de soliste. Son apparition ne reste pas inaperçue par les grands du jazz français… A partir de 1991 il fait partie du fameux Azur Quartet du contrebassiste emblématique Henri Texier, bientôt suivi par les groupes du clarinettiste Michel Portal, les deux ‘maîtres’ l’amènent aux grandes scènes dans l’hexagone et au-delà de nos frontières. Avec son langage spécial – un vocabulaire de jazz accompli avec des influences de folklore balkanique en dosage subtil – il laisse son empreinte indélébile sur tous les groupes dans lesquels il joue. En plus de ses activités comme ‘sideman’, Bojan Z a ses propres groupes. L’année 1993 marque le début de la collaboration avec Label Bleu avec l’enregistrement du premier disque du Bojan Z Quartet à New York, suivi deux ans plus tard par Yopla !, aussi en quartet. En 1999, il sort son projet multi-ethnique Koreni, en invitant huit musiciens d’origines différentes, parmi lesquels le percussionniste algérien Karim Ziad, le maître de ney turc Kudsi Erguner, le guitariste de rock macédonien Vlatko Stefanovski, et deux vieux amis de Belgrade, les bassistes Predrag Revisin et Vojin Draskoci. Après quelques années de réflexion sur les particularités du piano solo, il enregistre son album Solobsession, approuvé et respecté dans le monde international du jazz, sorti en 2001. Cet album, le quatrième sous son propre nom, plein de compositions superbes, d’une richesse inépuisable, confirme encore une fois sa position de pianiste de jazz, qui ne ressemble à aucun autre, avec un talent apparemment illimité. Avec Texier, Portal et Lourau, ainsi qu’avec ses propres groupes, en trio et en solo, on l’a vu sur tous les grands festivals, tels que Montréal, North Sea Jazz, Paris Jazz Festival, Copenhague Jazz Festival, Jazz in Marciac, London Jazz Festival, Festival du piano de la Roque d’Antheron etc. et dans les grandes salles de concerts comme Palau de la Musica à Barcelone et Konzerthaus Wien. En 2002 Bojan Z est nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et il reçoit le Prix Django Reinhardt Musicien de l’année de l’Académie du Jazz. Son cinquième album pour Label Bleu et son premier en trio marque le début des collaborations avec les musiciens américains, d’abords avec le contrebassiste Scott Colley et le batteur New-yorkais Nasheet Wait. Le résultat fut Transpacifik, enregistré à Brooklyn en 2003. Et depuis il se produit en trio avec Ben Perowsky, ou plus récemment Ari Hoenig à la batterie, et avec le formidable contrebassiste français Remi Vignolo. En 2005 on lui décerne le “European Jazz Prize” (Hans Koller prize) en tant que meilleur jazzman européen. Son CD Xenophonia, toujours en trio, enrichi de Krassen Lutzkanov au kaval, est sortie en 2006, et a obtenu les “Victoires du jazz 2007” pour le meilleur CD d’année. Dernier en date est le CD HUMUS enregistré en compagnie de Josh Roseman, tromboniste de Brooklyn, Sebastian Rochford et Ruth Goller de la scène londonienne. Le CD est sorti chez Universal Jazz France.

* INFOS PRATIQUES

FLAGEY PIANO DAYS 05 > 08.02

FLAGEY

Place Sainte-Croix 1050 Bruxelles

INFOS & TICKETS: www.flagey.be

+32 (0)2 641 10 20

Tickets: 5 > 30 €

PASS FLAGEY PIANO DAYS: 99€ (valable pour tous les concerts) Masterclass: auditeurs 5€

participants 10€

Déborah Lo Mauro
A propos Déborah Lo Mauro 221 Articles
Journaliste

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