
Étincelle
Texte : Auriane de Pierpont
Dessin : Coralie Saudo
Éditeur : Éditions Marmottons
Date de parution : 10 novembre 2025
Genre : Album jeunesse, petite enfance
Étincelle, c’est le prénom d’un ourson qui part à la recherche de son talent. Cet album pour les enfants à partir de 4-5 ans parle de ces lumières qui brillent en chacun et chacune et nous poussent à nous poser des questions, encore et toujours : pourquoi le soleil est jaune ? Pourquoi les ours ne volent pas ? Pourquoi la coquille d’escargots n’est-elle pas comestible pour les humains ? Ce talent, celui qui est enfoui en chacun et chacune et que l’on cherche, c’est la curiosité.
Étincelle baigne dans un nuage de positivité qui éclaire dès la première page. Dans la préface, Astrid de Harenne, qui se décrit comme artiste et thérapeute, rappelle au jeune lecteur, avec des mots centrés sur l’individu, à quel point il est « unique, (…) précieux et merveilleux » comme il est. Ce surplus de commentaires élogieux sur notre capacité à nous élever par nous-même individuellement, sans lien ou liant avec la société, fait de cet ouvrage une sorte d’album jeunesse préparant au discours du développement personnel, de recherche de soi ou de talent, peu importe lequel.
Cela étant dit, Étincelle est un délice visuel grâce au travail minutieux de Coralie Saudo, illustratrice et photographe. Celle-ci détaille son mode de fonctionnement, photos à l’appui, à la fin de l’ouvrage, qui contient aussi une mine de jeux et d’ateliers à tester autour de cette fameuse curiosité, avec des enfants de 7 ou 8 ans minimum (ce qui contraste avec la simplicité de l’histoire racontée, qui convient à des enfants plus jeunes). Il y a même une chanson à la fin du livre.
Parce que cet ouvrage est une création composée avec de l’argile, des matériaux naturels et de récupération, son mode de fabrication parlera peut-être plus aux adultes qu’aux enfants qui n’y verront peut-être pas le travail derrière, qui fait penser à la stop-motion. Les différentes couches de carton, de dessin et de papier sont travaillés à partir de maquettes 3D, dans lesquelles des ours sont figés dans des postures différentes pour être pris en photo et intégrés dans l’histoire. Étincelle vaut donc largement le coup d’œil pour son univers plastique à nul autre pareil.
