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    Esmée, la princesse chevaleresse : prouver sa valeur sans copier les garçons

    Esmée, la princesse chevaleresse est un album jeunesse destiné aux enfants dès 4 ans. Son héroïne, Esmée, rêve d’intégrer l’école des chevaliers comme ses frères. Un souhait que personne ne prend au sérieux, jusqu’au jour où la fillette se fixe pour mission d’élucider la disparition du prince Enguerrand.

    Un prince kidnappé

    Lorsque le prince Enguerrand disparaît mystérieusement, une récompense est promise à celui qui le retrouvera. Les seuls indices ? Son ravisseur sent « le légume trop cuit » et « le pipi de chauve-souris ».

    Grâce à son intelligence et à sa persévérance, Esmée remonte la piste jusqu’à la tour où le prince est retenu prisonnier. Mais plutôt que de miser sur la force, elle triomphe grâce à la ruse, profitant notamment du goût des gardes pour les affrontements et de leur vanité.

    Une héroïne qui se mesure aux garçons tout en restant elle-même

    L’album s’inscrit dans la lignée des histoires de « chevaleresses » qui renversent les rôles traditionnels. Ici, la princesse n’attend pas d’être sauvée : c’est elle qui passe à l’action.

    Esmée, la princesse chevaleresse démontre surtout qu’il n’est pas nécessaire d’imiter les garçons pour atteindre les mêmes objectifs. Elle apprivoise par exemple le dragon en lui préparant un bon repas : une façon de valoriser une compétence traditionnellement perçue comme « féminine ». Le message adressé aux petites lectrices est qu’il faut croire en soi et avancer à sa manière.

    Un récit drôle et coloré

    Le grand format cartonné permet de mettre en valeur les illustrations lumineuses dominées par des tons jaunes et orangés. La première page intérieure propose en outre une découverte ludique du château médiéval et de son vocabulaire : douves, pont-levis, donjon ou encore chemin de ronde. Le texte rimé s’apparente à une comptine, tandis que Mascotte, le petit chat à la mine toujours renfrognée, fait sourire les enfants.

    On regrette toutefois le mode « express » de l’intrigue qui aurait gagné à inclure un peu plus de suspense et d’enjeux. Ainsi, Esmée identifie très rapidement le coupable et le lieu où Enguerrand est retenu prisonnier sans que le petit lecteur ait le temps de se poser des questions et de suivre son raisonnement. L’apprivoisement du dragon est lui aussi immédiat, sans qu’Esmée doive à aucun moment faire face à un obstacle qui lui demande d’ajuster sa stratégie.    

    Cela n’empêche pas Esmée, la princesse chevaleresse d’être un album et amusant, porté par un message positif et des illustrations chaleureuses.

    Soraya Belghazi
    Soraya Belghazi
    Journaliste et responsable Littérature jeunesse

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    Esmée, la princesse chevaleresseAutrice : Nancy GuilbertIllustratrice : Anna GriotÉditeur : Alice éditionsDate de parution : 10 septembre 2026Genre : Album jeunesse, petite enfance Esmée, la princesse chevaleresse est un album jeunesse destiné aux enfants dès 4 ans. Son héroïne, Esmée, rêve d’intégrer...Esmée, la princesse chevaleresse : prouver sa valeur sans copier les garçons