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    Ecrire contre le fascisme de Brecht Bertolt : levons nos plumes !

    Les éditions Divergences soufflaient ce 4 septembre leur dixième bougie, lors d’une soirée pleine de concerts et de DJ set. De son côté, c’est un anniversaire beaucoup plus sinistre que l’Europe s’apprête, elle, à fêter. Presque cent ans après la montée du nazisme, et pour clore une décennie de publications engagées et militantes, Divergences nous propose donc un texte qui fait tristement écho à notre actualité politique internationale.

    En introduction à ses textes, on apprend que Brecht Bertolt est une figure phare de l’écriture antifasciste. Plus que n’importe quel écrivain, il a consacré son œuvre à combattre la violence de la pensée nazie. Écrire contre le fascisme se présente, donc, comme une compilation de textes aux formes hétérogènes, mais qui ont pour point commun de s’élever contre la violence de cette doctrine politique.

    Avec une ironie peu habituelle pour ce genre d’essai, Brecht Bertolt témoigne d’une époque durant laquelle on s’échange des opinions comme des timbres. Dans les cafés du coin, chacun y va de son point de vue. Désargentés, les petits-bourgeois en proie à un idéal matérialiste se laissent convaincre par une idéologie dangereuse qui leur promet la stabilité financière à laquelle ils aspirent.

    D’après Brecht Bertolt, la solution ne peut pas venir d’une classe sociale qui a l’habitude de tirer profit du capitalisme. Car selon lui, c’est le capitalisme qui a permis à Hitler de se hisser au pouvoir. Et c’est donc par le soulèvement des classes ouvrières que l’écrivain propose d’endiguer ce phénomène qu’il compare à de la pyrotechnie. Le nazisme est comme un feu d’artifice qui jette de la poudre aux yeux, mais qui, derrière la mise en scène, cache la puissance de sa barbarie, barbarie elle-même héritée des rapports de pouvoir capitalistes.

    La contextualisation que propose Irène Bonneaud pour chacun des textes est nécessaire puisqu’elle permet de comprendre dans quelles conditions, ces textes si différents, ont été publiés. Parfois, Brecht Bertolt choisit la poésie pour s’exprimer. Certaines prises de position sont lapidaires, ou inachevées et d’autres beaucoup plus bavardes.

    Mais puisqu’il s’agit d’un corpus de textes récoltés sur plusieurs années, il faut pouvoir accepter certaines répétitions. La responsabilité du capitalisme est un point majeur pour cet écrivain qui en parle régulièrement. Qu’on soit d’accord ou non avec l’analyse très engagée de Brecht Bertolt, ses textes sont un témoignage nécessaire et rappellent l’importance de la littérature, ainsi que la responsabilité des acteurs de diffusion, pour lutter contre le fascisme qui semble refaire surface.

    Cheyenne Quévy
    Cheyenne Quévy
    Responsable littérature

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    Titre : Ecrire contre le fascismeAuteur.ice : Brecht BertoltEdition : DivergencesDate de parution : 26 aout 2026Genre : Essai Les éditions Divergences soufflaient ce 4 septembre leur dixième bougie, lors d’une soirée pleine de concerts et de DJ set. De son côté, c’est un anniversaire beaucoup plus sinistre que l’Europe s’apprête, elle, à fêter. Presque...Ecrire contre le fascisme de Brecht Bertolt : levons nos plumes !