« Céleste », tous les anges peuvent s’élever

Titre : Les Anges d’Elysium T2 – Céleste
Autrice : Olivia Wildenstein
Editions : L’Archipel
Date de parution : 27 juin 2024
Genre : Roman sentimental, Fantasy

Céleste est le deuxième tome de la saga Les Anges d’Elysium. Le premier opus Plume nous avait totalement conquis. Une histoire complexe où les anges peuvent être damnés et où la rédemption est exclue. Dans cet ouvrage, nous suivons le personnage de Céleste qui ne tient absolument pas à atteindre Elysium, qu’importe la menace qui plane au-dessus de sa tête.

Attention, cet article comporte certains éléments pouvant se rapporter au précédent tome. Si vous souhaitez découvrir la saga, nous vous invitons à consulter notre article concernant le premier opus Plume.

Say yes to heaven (Trad : Dis oui au ciel)

Céleste a toujours su qu’elle ne complèterait jamais ses ailes. Que tout Elysium aille se faire plumer ailleurs, elle n’a jamais pu cautionner leur hiérarchie sociale, leur discrimination envers les anges hybrides. Sans compter qu’ils sont aussi pleinement coupables du tragique destin de Leigh. Toute cette haine qui l’habite est personnifiée par un seul et unique ange, ou plutôt un archange : le Seraph Asher alias le golden boy d’Elysium. Il est responsable plus que tout autre de sa peine et de son désarroi.

Céleste préfère perdre ses ailes et devenir une nephilim. Elle pourra ainsi vivre pleinement au côté de Muriel, celle qui l’a recueillie, consolée, soutenue et aimée depuis l’absence de Leigh. Mais lorsque cette dernière lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale, c’est comme si les ténèbres d’Abaddon s’ouvraient sous ses pieds. C’est à ce moment précis que le détestable Seraph Asher décide de faire son grand retour dans sa vie, lui sommant de compléter ses ailes avant qu’il ne soit trop tard.

Face à tant d’obstination et d’insistance, Céleste se rebelle contre l’archange, lui demandant une bonne raison de faire ce qu’il attend d’elle, contraignant ce dernier à lui révéler son terrible secret. Une révélation qui donnera à Céleste beaucoup plus qu’une raison de se battre, elle lui donnera un espoir inespéré et salutaire.

Toutefois, elle ne peut s’empêcher de se demander pourquoi l’archange lui fait tant confiance et souhaite à ce point l’aider à accomplir l’impossible. D’autant plus qu’il ne semble plus pouvoir s’éloigner d’elle. Le plus troublant reste pour Céleste que pour une raison qu’elle ignore, elle n’est plus capable d’avancer sans lui non plus.

Say yes to me (Trad : Dis-moi oui)

Olivia Wildenstein nous avait déjà réjouis et agréablement surpris avec le premier tome de la saga. Autant dire que nos attentes étaient hautes à la sortie de Céleste et nous n’avons pas été déçus un seul instant.

C’était un grand plaisir de retrouver Céleste plus âgée avec son verbe toujours acerbe et son humour sarcastique. Nous avons passé notre lecture à rire mais aussi à nous émouvoir de la peine que renferme le cœur de cet ange hybride. Elle possède une perspicacité et un sens de la justice qui la pousse à la rébellion et à la colère. C’est là que le personnage de Seraph Asher prend tout son sens. On a été ravie de découvrir ce personnage que l’on n’avait que brièvement connu dans le premier tome et sous le prisme du personnage de Leigh. Là, on le découvre plus ambigu, plus touchant, plus vulnérable. Des revirements de situation qui sont brillamment portés par une plume tout en nuance et en intelligence.

On est ravi de la construction narrative offerte par l’autrice afin d’imbriquer le destin de plusieurs personnages aux enjeux et aux vécus différents. On souligne aussi cette écriture tendre et douce, propice aux émotions et aux sentiments. Une saga qui jusqu’ici est tenue de main de maitre et qui ne peut nous rendre qu’enthousiaste quant à la prochaine sortie du troisième et dernier opus Etincelle.

Céleste est grande réussite qui aborde une thématique plutôt rare dans la romantasy, celle des anges et de leur destinée. Une histoire dense, touchante et profonde où les âmes se reconnaissent, où la mort n’est pas une fin et où l’espoir résonne avec le mot éternité.