Titre : Brussels 2026. The cultural hotlist
Edition : Fondation pour les Arts
Date de parution : 25 novembre 2025
Genre du livre : Guide touristique
Vous venez de débarquer dans la capitale belge ou vous y vivez depuis quelques années maintenant ? Vous avez envie de renouveler vos expériences culturelles ? Brussels 2026. The cultural Hotlist 100 est fait pour vous. Présentant de manière succincte festivals, expositions, pièces de théâtre ou musées, le tout accompagné de belles photographies, ce catalogue vous permettra de contacter vos ami·es et de préparer votre année 2026 dans la capitale belge.
Il est petit, ce livret, ce qui vous permet de le glisser facilement dans votre poche ou votre sac en bandoulière. Il se focalise surtout sur l’imagerie davantage que sur les mots, pour nous introduire à ces événements qui feront 2026, comme l’ouverture de Kanal-Centre Pompidou en novembre. Sont indiquées les dates approximatives de l’événement, le lieu ou le bâtiment emblématique qui se charge d’accueillir le public, les autres activités proposées telles que expositions permanentes ou temporaires, les cafés attenants ou les ateliers créatifs, etc.
On y parle de Brel d’Anna Teresa De Keersmaeker et Solal Mariotte, qui sera montré en janvier au Théâtre National et qui a été joué pour la première fois à Avignon cet été. On y découvre l’exposition Design & Comics, Living in a Box, qui mêle bande dessinée belge et le travail de Franquin avec le monde de l’esthétique, au Design Museum Brussels. On apprend qu’on peut à la fois manger du chocolat et boire de la bière avec le Hungry Mary food tours et ses guides haut en couleur.
Brussels 2026 revient autant sur des festivités attendues, comme la Pride, le kunstenfestivaldesarts, Couleur Café ou la Zinneke parade que sur des surprises : ainsi, deux pages sont consacrées au Drohme, ancien hippodrome reconverti situé à Uccle, deux pages également sur la réouverture de l’Astoria Concerts, rue Royale, qui accueillera à nouveau des concerts, et deux pages encore sur Schaerbook, librairie, « où on peut boire du chai tout en furetant son nez dans un ouvrage ».
Alors maintenant, me direz-vous, à qui est adressé cet ouvrage, écrit en anglais ? Si l’équipe de journalistes derrière ces différents articles provient de milieux bigarrés et internationaux, et même si l’anglais s’impose de plus en plus à Bruxelles, on ne peut s’empêcher de penser que ce livre n’est pas conçu pour tout le monde. Déjà faut-il connaître un minimum la langue, même si ce sont souvent des adjectifs similaires ou des synonymes qui reviennent pour décrire les différentes activités culturelles proposées à Bruxelles en 2026.
Si on ne sera pas mauvaise langue et qu’on ne dira pas que le public cible doit nécessairement sortir des institutions européennes (même s’il est mis en vente en ligne sur « libeurop.eu », à savoir La Librairie Européenne), on vise néanmoins, par le niveau de langage employé, la mise en valeur des événements et les festivités choisies, un certain niveau social et culturel déjà acquis. On ne cherche pas tant à créer un nouveau public qu’à attirer ceux et celles déjà conquis, et avec de l’argent tant qu’on y est. Parce qu’ il faut aussi y mettre le prix, 10 euros, ce qui n’est pas forcément donné pour un magasine qui n’offre que la carotte (sans l’âne qui va avec) : on instille une curiosité, bien sûr, mais c’est à nous de faire la démarche par la suite d’en savoir plus. Mais une carotte, en période de Saint-Nicolas, c’est déjà cela de pris.
