Anima bat son plein à Flagey

Depuis ce week-end, Flagey est sous le feu d’une foule qui n’a de cesse de grandir de jour en jour. Le festival Anima ne peut être qu’heureux de sa popularité, car chaque salle est remplie jusqu’à ras bord à toute heure de la journée.

Nous pouvons découvrir deux sélections de courts métrages en compétition par jour. Place au public, car celui-ci annote chaque film sur 5 points, ce qui départagera un Prix du public annoncé dimanche prochain. Les sélections sont très diversifiées, variant d’une minute à une vingtaine, de l’abstrait à l’ancrage narratif plus conséquent. Cela permettra à chacun d’y trouver son petit favori, car une pépite sort souvent du lot. Par ailleurs, soulevons que la sélection est internationale et qu’aujourd’hui sera diffusée à 19h30 la première série de courts métrages belges, à raison d’une fois par jour jusque vendredi.

Samedi, nous avons également eu la chance d’assister au long métrage brésilien Le Garçon et le monde, une petite merveille qui a reçu le Cristal du long métrage et le Prix du public au Festival d’Annecy. Il vous sera possible de le revoir ce mardi à 10h.

Plusieurs autres longs métrages ont été projetés, à savoir Gus petit oiseau, grand voyage ; Manieggs – Revenge of the Hard Egg; The Satellite Girl and Milk Cow ; De Verenkoning et 108 Rois-Démons. Hormis les deux derniers films, tous les autres sont à (re)voir le week-end prochain. Une petite information quant à 108 Rois-Démons nous montrant la diversité des méthodes d’animation : le film a été tourné sur fond vert avec de vrais acteurs, dont les visages ont été entièrement redessinés en post-production, ainsi que les voix retravaillées. Ne vous étonnez donc pas de voir des mains humaines dans le film, qui ont été laissées telles quelles !

Enfin, ce samedi 14 février c’était aussi le jour de l’amour. Et qui dit jour de l’amour, dit Parlez-moi d’amour, soit la sélection prévue pour la Saint-Valentin. La sélection s’est affirmée par son côté décalé et porté sur les vertus aphrodisiaques. Que dire, sinon que les films furent tout à fait plaisants, marrants, parfois bizarres, tendres, sexuels et savoureux.

La journée du dimanche a débuté avec l’avant-première de Les Moomins sur la Riviera, pour le grand bonheur des fans de l’univers des Moomins, originaires de Finlande. La séance s’est terminée par un question-réponse avec le réalisateur Xavier Picard. Vous n’avez pas pu y assister ? Pas de panique, samedi prochain à 16h aura lieu la dernière projection, et dans plusieurs semaines le film sera à l’affiche au cinéma.

Autre moment fort de la journée avec la projection du long métrage oscarisé Le Chant de la mer, offrant un univers magique et une aventure des plus prenantes.

D’autres longs métrages se sont succédés : Husiti de République tchèque; When Marnie Was There du Japon; Until Sbornia Do Us Part du Brésil; et The Fake de Corée du Sud. Chacun de ces films offre irrévocablement un univers différent et qui d’une certaine manière évoque sa culture d’origine. Par exemple, The Fake est d’une dureté fracassante où la violence transparait à chaque souffle, et nous évoque les débordements de la foi aveugle d’une forme de dictature pernicieuse. Nous vous invitons à découvrir ce film si ce n’est déjà fait ce mardi à 10h30. Mais allez-y accompagné, et allez boire un verre après au bar de Flagey ou mangez une bonne crêpe au Nutella, cela vous fera le plus grand bien !

À présent, s’ouvre une belle semaine qui nous sommes certains, regorge de surprises visuelles épatantes. Aujourd’hui venez (re)voir à 14h Astérix – Le Domaine des dieux. Pour vos jeunes enfants (à partir de 3 ans) venez profitez de Balade chez les lucioles, abeilles et autres mignonnettes à 15h, ou bien encore de Petit Corbeau à 16h.

Pour l’apéro, venez découvrir L’île de Giovanni à 17h30, pour le hors-d’œuvre à 20h Truth Has Fallen (long métrage mélangeant documentaire et animation), et pour le plat consistant à 21h30, la finesse de l’animation japonaise, The Tale of the Princess Kaguya.

Le Suricate vous souhaite un bon festival à tous !

Photo d’illustration : Les Moomins sur la Riviera © Gebeka Films

Aurore Wouters
A propos Aurore Wouters 15 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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