Voodoo Kills EP

Aujourd’hui, lorsque l’on se penche sur la surabondance de productions musicales , on se rend compte que beaucoup respirent la surproduction, sont bourrées d’effets et perdent ce que l’on aimait autrefois, l’authenticité.

Certes, tout n’était pas parfait, il y avait çà et là des défaut que l’on avait pu ou voulu gommer. Mais ces disques avaient une âme. Et c’est justement cette sensation que j’ai retrouvé en écoutant le premier EP éponyme du groupe Voodoo Kills.

Cette jeune formation basée à Los Angeles a une histoire particulière car ce sont deux français qui l’on bâtie.

En 2008, alors qu’ils vivent dans le sud de la France, Paul (guitar) et Marine (voix) fondent le groupe Rockett Queen.

Mais très vite, les illusions tombent et ils se rendent vite compte que la France n’est pour eux pas le bon endroit pour réussir dans le rock. Ils décident de déménager à Los Angeles. Ils trouvent un batteur et bassiste en 2011 et se produisent dans des lieux mythique comme le House Of Blues de Los Angeles qui a aujourd’hui disparu.

Ils sentent que la magie n’est pas encore au rendez-vous et pendant deux ans, ils se remettent à la recherche de musiciens jusqu’à Mike (basse) et Ivan (batterie) avec qui ils vont pouvoir vraiment démarrer le projet. Et voici donc leur premier EP éponyme composé de 4 titres.

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Cela commence avec Not Dead, un titre qui rappelle Joan Jett avec ce son de guitare bien rock n’ roll et cette voix écorchée de Marine.

Le groupe entre en scène et le tout sonne juste parfaitement. Une basse qui ronronne dans nos oreille, une batterie qui donne la pêche, Voodoo Kills nous ensorcelle déjà. Paul place çà et là quelques phrasés sympas pendant les couplet, les riffs sont juste superbes et bien entendu, le solo ajoute encore une dimension supérieur à l’ensemble. Bref, un régal !

On replonge là dans ce qui se faisait de mieux dans les années 90 avec les bandes se Seattle et autres grands noms du rock alternatif.

Running to the grave, le second titre est quant à lui encore plus accrocheur avec cette intro mélangeant un rock bien gras, la voix écorchée de Marine et un clavier qui vibre superbement. On est là dans des sonorités plus mineures et bien crades.

Le groupe a décidément tous les ingrédients pour faire des titres directs, qui envoient avec cette couleur particulière que l’on apprécie particulièrement.

Use and abuse, troisième morceau plus inspiré de Led Zep et consort. Marine et sa bande montrent ici que leur rock peut aussi prendre des forme différentes tout en gardant leur identité. Paul est aussi bon dans ce genre et sert de bons riffs bien boosté par ses camarades Mike et Ivan. L’ensemble pêche super bien et on sent que le groupe maîtrise toutes les ficelles pour servir un rock pur jus de qualité. Le solo de Paul est un peu à la Slash et colle parfaitement à ce morceau plus travaillé.

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Enfin, Beg for it, un morceau que j’ai particulièrement apprécié. C’est le genre de chanson qui nous replonge dans la période phare du grunge des années 90. Un véritable coup de cœur d’autant que chacun se donne à fond sur cette chanson. Marine nous surprend davantage ici avec sa voix tantôt douce tantôt hurlante.

Voodoo Kills a véritablement réussi non seulement à nous séduire mais surtout à nous surprendre. On y retrouve tous les éléments qui ont fait le succès des grands noms du rock et il y a fort à parier que ce groupe en mette plein la vue en live.

Cela faisait des siècle que l’on avait entendu pareils morceaux et ça fait un bien fou !

Pour plus d’infos sur Voodoo Kills, rendez-vous sur leur page Facebook en cliquant ici.

 

Christophe Pauly
A propos Christophe Pauly 484 Articles
Journaliste et photographe du Suricate Magazine

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