Testament – Annihilator – Death Angel : 3 têtes d’affiches pour le prix d’une

Death Angel, Annihilator et Testament. Trois noms qui, pour tout fan de thrash métal riment avec puissance et qualité. Alors, quand ces 3 monstres du Thrash américano-canadien sont réunis pour une tournée en commun, cela se transforme en évènement immanquable.

C’est dans un Trix bondé que se déroulent les festivités attendues par un public qui s’est déplacé  en masse pour l’évènement.

La soirée a commencé avec la meute enragée de Death Angel. Fidèle à leur solide réputation, les Californiens nous ont livré une prestation solide et énergique. Rares sont les premières parties qui arrivent à autant remuer une salle, mais il faut dire que  rares sont les premières parties du niveau de Death Angel. De Father of Lies, en passant par Mistress of Pain et l’excellent Medley The Ultra-Violence / Thrown to The Wolves, le groupe nous a régalé de ses riffs incisifs.  Le seul point noir de ce set fut sa longueur : 6 morceaux pour seulement 35 petites minutes. A peine le temps de verser quelques gouttes dans la fosse que le show se terminait déjà sur l’excellent The Moth.  Nous ne comprenons vraiment pas comment un groupe de la réputation de Death Angel n’a dû se contenter que d’une trentaine de minutes. Les mystères de la programmation dirons-nous.

Ayant la lourde tâche de succéder à Death Angel, Annihilator entre sur scène et écrase l’auditoire avec un Twisted Lobotomy ravageur. Premier constat, le son est tout simplement excellent, ce qui n’est pas rare dans le temple du métal qu’est le Trix. Fidèle à eux-mêmes, le Jeff Water’s band nous propose un thrash technique et varié de bonne facture. Même si l’attitude de Jeff est parfois discutable, le set est envoyé de manière pro et dynamique. King of the Kill, Set the World on Fire et l’enchainement des classiques Alison Hell et Phantasmagoria défilent rapidement devant nos yeux. Nous restons néanmoins avec un léger goût de trop peu, une impression que la communion entre le groupe et son public aurait pu être plus intense.

 

 

La troisième tête d’affiche apparait sur scène aux alentours de 21h30. Au fil des années, plus qu’un simple groupe, Testament c’est mué en véritable All Stars band et cela va se ressentir durant toute la durée du concert, tant le niveau technique de chaque musicien est impressionnant à contempler.

 

 

 

Ceux-ci réaliseront d’ailleurs tous tour à tour leur petit solo. Mention spéciale à  celui de Steve Di Giorgio, qui a encore prouvé ce soir qu’il était un des tous meilleurs bassistes dans le monde du métal.

 

 

Les spécialistes du foot vous le diront, réunir des vedettes sous le même maillot ne suffit parfois pas à faire gagner une équipe. Brotherhood of the Snake, le dernier opus de Testament nous prouve le contraire. Et c’est d’ailleurs le morceau éponyme qui ouvre les hostilités à Antwerpen. L’occasion pour nous de constater que les autres Californiens de la soirée sont en grande forme. Ce qui marque directement les esprits c’est le très beau décor de scène presque Maidenien  et le light show réglé au quart de tour qui accompagnent le concert.

 

 

 

Les premiers morceaux sont principalement issus des dernières galettes du groupe, ce qui ne gâche en rien notre plaisir. Les choses s’inversent à la fin du set ou le groupe renoue avec ses classiques (First Strike is Deadly, The New Order, Practice What You Preach et Over the Wall en clôture).

 

 

 

Avant cela, votre serviteur a failli perdre plusieurs fois la vie  au milieu de la fosse sur des titres come Into the Pit ou Stronghold. Comme toujours, Testament nous a offert un grand spectacle, peut-être un brin trop tiré en longueur.

 

 

 

Il n’est en effet pas évident de rester concentré durant une bonne heure 30 sous un tel torrent de virtuosité. Peut-être Chuck Billy pourrait-il offrir quelques précieuses minutes de show à ses copains de Death Angel pour la suite de la tournée?

 

 

 

Nous fondions beaucoup d’espoirs sur cette soirée et nous n’avons pas été déçus. Les quelques petits défauts rencontrés lors des différents sets n’ont en rien gâché notre plaisir et les 3 princes du Thrash n’ont une fois de plus pas failli à leur réputation.

 

 

En outre, après plus d’une trentaine d’années d’existence, Testament nous a prouvé qu’il était toujours un des meilleurs groupes de sa catégorie et osons le dire, un des rare groupe qui se bonifie autant avec les années.

Photos: Christophe Pauly 

Julien Sterckx
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Mais tu dis Que le bonheur est irréductible Et je dis Et il dit Que ton espoir n´est pas si désespéré A condition d´analyser Que l´absolu ne doit pas être Annihiler Par l´illusoire précarité De nos amours Destitué(e)s Et vice et versa