Marmites, cocottes and Cie au musée du moulin et de l’alimentation

Le musée bruxellois du moulin et de l’alimentation, situé à Evere, est connu depuis son ouverture en 2008 pour présenter chaque année une exposition temporaire sur une thématique actuelle et touchant un large public. Après Sweet Candy, Veggie Mania et Cannibals, l’exposition Marmites, cocottes and Cie s’est ouverte ce 19 septembre dernier et présentera la cuisine d’antan jusqu’au 15 mars prochain.

La visite de l’exposition commence avec une introduction générale sur les conditions de vie et alimentaire au XIXe siècle. Les populations dans les villes étaient surexploitées et avaient une alimentation rudimentaire, tandis que les paysans consommaient uniquement ce qu’ils cultivaient. Une fois le contexte de l’époque représenté, la visite se poursuit à l’étage avec une première salle sur les produits laitiers et le pain. On y apprend ou y redécouvre, à travers des panneaux explicatifs et des objets exposés dans différentes vitrines, ce qu’est une baratte, un pot à crémer, un banneton ou encore un blutoir. En sachant que le boulanger n’a fait son apparition qu’au XXe siècle et qu’au XIXe siècle tout le milieu rural possédait un animal laitier, on comprend la nécessité de ces objets et leur utilisation qui faisaient partie du quotidien.

La deuxième salle est dédiée aux fruits, avec notamment la presse à fruits, la presse à miel ou encore une panière. Les fruits étaient autrefois soit cueillis dans le verger, soit dans la nature pour les fruits sauvages comme les myrtilles ou les noix. S’ils n’étaient pas consommés, il fallait en faire des conserves pour les consommer l’hiver. Même ordre d’idée avec la partie sur les légumes où sont exposés un plantoir, une serfouette, ou encore un pilon presse-purée.

La salle suivante s’attarde sur l’eau, le thé, le café et l’alcool. Tout le monde n’avaient pas les moyens d’avoir une pompe avec un filtre au charbon ou au sable qui ne concernaient que les plus aisés. La majorité de la population devaient se rendre à la fontaine publique, où l’eau n’était pas toujours très salubre.

Vient ensuite la chasse et la pêche, la boucherie et les condiments.

Après cette partie sur les différents type d’aliments, le musée présente une salle sur la conservation des aliments, avec le garde-manger, la huche à pain ou encore le saloir. Ainsi sont évoqués le séchage et la cuisson, la salaison et le marinage, la fermentation, la stérilisation et la réfrigération.

L’étape suivante dans la logique de l’exposition, après la récolte et la conservation, concerne la préparation. On y aborde comment râper, mouler, mélanger, tourner et saisir, filtrer et tamiser, couper et éplucher, et enfin broyer et écraser. Après la préparation, il ne reste que la cuisson avec une très belle salle sur l’évolution des types de cuissons.

 

3. Tasse à moustache et sous-tasse - Snorkopje en schoteltje

Tasse à moustache et sous-tasse

L’étage suivant présente quant à lui les mets de fête et replace dans le contexte les aliments considérés comme « précieux » et consommés dans des occasions spécifiques. Enfin, tous ces aliments récoltés, préparés et cuits atterrissent sur la table. Une dernière salle représente une table paysanne comparée à une table bourgeoise.

La force de cette exposition réside dans l’interaction entre les panneaux explicatifs et les objets exposés dans les vitrines. Le principe « historique » peut dès lors être visuellement expliqué avec les objets rassemblés en fonction des thématiques. L’exposition est donc très visuelle et l’enchainement des salles est logique et bien mis en place.

Une exposition qui ravira aussi bien les grands que les petits et qui nous replonge dans l’alimentation d’autrefois, dont subsiste parfois des traces chez nos grands-parents. La consommation moderne a fait perdre les repères anciens, tels que les fruits et légumes de saison, la fabrication du beurre, le pain fait maison, qui étaient des gestes quotidiens. La conclusion de cette exposition présente une question ouverte sur le mode alimentaire actuel (micro-onde, poulets en batterie, …) en comparaison aux traditions d’antan. Était-ce mieux avant ?

Libre cours à chaque visiteur de répondre à cette question.

Marmites, cocottes and Cie
Musée Bruxellois du Moulin et de l’alimentation
19/09/2014 au 15/03/2015

 

Déborah Lo Mauro
A propos Déborah Lo Mauro 221 Articles
Journaliste

1 Rétrolien / Ping

  1. Marmites, cocottes and Cie au musée du m...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.