La Folle Histoire de Max et Léon, les grands vadrouillent

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La Folle Histoire de Max et Léon

de Jonathan Barré

Comédie, Guerre

Avec David Marsais, Grégoire Ludig, Alice Vial

Sorti le 2 novembre 2016

cinema 8cinema 10Fais le bouffi-bouffon : Les blagues fusent, bonnes ou mauvaises, malignes ou vulgaires, elles font mouche !

En pleine Seconde Guerre mondiale, les inséparables Max et Léon entrent dans un bar, vêtus d’uniformes d’officiers nazis. Pris à parti par les différents clients de l’établissement, ils n’auront d’autre choix que de conter leur histoire, qui couvre plusieurs années et comporte de nombreux rebondissements, les deux acolytes ayant été ballotés de la France à l’Angleterre, tout en passant par la Syrie.

De prime abord, la construction sous forme de flashbacks, qui se fait au gré de la narration des personnages principaux, ne se révèle pas forcément utile. Le procédé peut en effet amener à penser, à tort, qu’il n’est utilisé que pour apporter un supplément de suspense aux aventures des deux héros (pourquoi se retrouvent-ils habillés ainsi ?). Hors, l’idée de déguisement fait rapidement son apparition au sein de l’histoire et l’effet s’en trouve donc fortement amoindri.

Toutefois, l’intérêt d’une telle construction n’est pas là, et est plutôt à chercher du côté de la dynamique du scénario. Passé un début un tantinet laborieux, le découpage permet en effet de séparer l’histoire en plusieurs panneaux distincts et ainsi de retrouver une partie de l’aspect « sketches » des premières œuvres du Palmashow, tout en évitant certains passages redondants.

Si les aficionados des deux comiques retrouveront tout ce qui fait leur charme, ceux qui ont plus de mal avec leur style d’humour risquent cependant de se lasser assez rapidement de l’enchaînement de gags en tous genres, mis en place avec plus ou moins de réussite.

Ce qui est sans doute dommage, tant l’alchimie du duo est palpable et permet de rendre leurs personnages sympathiques, tout en ajoutant un supplément d’âme à des aventures rocambolesques inégales mais qui présentent toutefois de nombreuses bonnes idées, ainsi qu’un nombre très conséquent de vannes. Le film n’est par ailleurs jamais aussi efficace que lorsqu’il exploite son potentiel comique à tous les niveaux, mêlant gags verbaux et visuels.

Fier d’une reconstitution soignée aux détails savoureux, empli d’aventures et de personnages marquants, La Folle Histoire de Max et Léon se révèle donc au final franchement sympathique, avec pour but avoué de redonner vie à un type de comédie populaire française (type La grande vadrouille) qu’on n’avait pas vu au cinéma depuis longtemps.

Guillaume Limatola
A propos Guillaume Limatola 123 Articles
Journaliste - Responsable BD du Suricate Magazine

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