J’avais 20 ans en Indochine

Auteur : Jean-Noel Marchandiau
Editions : Prisma
Sortie : Mars 2014
Genre : Récit historique

Jean-Noël Marchandiau est d’abord Docteur en Histoire et Docteur d’Etat en lettres et sciences humaines. Attaché à la vie quotidienne, il tente à chaque fois de la raconter le plus objectivement possible. En tant qu’historien, c’est la recherche de la vérité qui le nourrit. Avec J’avais 20 ans en Indochine, son dernier roman en date paru en mars 2014, il s’essaye à la biographie.

Il rencontre Claude Maurent (pseudonyme) par hasard dans un bar et petit à petit l’interroge sur ses souvenirs de guerre. Celui-ci est aujourd’hui atteint d’un début d’Alzheimer, pourtant il a su faire part de son histoire: orphelin dès le plus jeune âge, il devient, à 20 ans, soldat en Indochine. L’auteur a mêlé l’incroyable histoire de ce jeune né à Belleville avec des souvenirs qui lui sont propres. En effet, Claude Maurent n’a jamais été à l’école. D’ailleurs la discipline ne sera pas son fort. Expulsé à plusieurs reprises de l’orphelinat, il est vite considéré comme une “cause perdue”. Violent et voleur, il finit par se faire prendre et n’a de choix que de s’engager dans l’armée s’il veut échapper à la taule.

Dans son camp d’entraînement, il est logé et nourri, ce qui le change de sa triste enfance durant laquelle il a connu la faim. Les entraînements à la marche et la formation de parachutiste à Meucon, lui procure l’adrénaline et la rigueur que sa vie terne ne lui a pas fait connaître. Vient ensuite, le jour du départ pour l’Indochine et les premiers mois dans ce pays tout à fait inconnu. Il y rencontre les prostituées de Bach Mai et sa vie se fait plutôt calme jusqu’au jour où il est envoyé à Diên Biên Phu, un “piège à con grandeur nature”.

Ecrit à la première personne, ce roman historique et biographique n’est pas simple à lire car il prend la forme d’une longue description. Un seul point de vue, très peu de dialogue, le rythme est plutôt lent. Il est difficile de s’imprégner de l’histoire et de ressentir ce que l’auteur décrit pourtant avec un vocabulaire riche. Par contre, l’objet est lui-même est très beau avec sa couverture cartonnée et ses photographies en noir et blanc au cœur du livre.

Mathilde Schmit
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Journaliste

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