Interview de Soldout pour « Puppylove »

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Crédits photos © Soldout

Rencontre avec le groupe belge SOLDOUT en promotion pour leur nouvel album Puppylove qui n’est autre que la bande originale du film de Delphine Lehericey.

Vous avez réalisé la BO du film de Delphine Lehericey Puppylove, parlez-nous de votre collaboration ? Comment est-elle née ?

David : On a rencontré Delphine, la réalisatrice, après l’un de nos concerts. Elle nous a tout de suite parlé de son projet qui était vraiment un « début ». Le contact s’est super bien passé. On a senti qu’elle avait vraiment quelque chose à dire. Donc, on a commencé à se voir de plus en plus et c’est devenu une amie proche. Du coup, on a suivi tout le processus du film depuis son écriture jusqu’à sa réalisation.

Charlotte : C’est elle qui est venue vers nous au départ parce qu’elle aimait vraiment notre musique, mais en même temps dans le scénario qu’elle écrivait, elle avait une idée du genre de morceaux qu’elle voulait. Dès lors, même si elle voulait que ça reste Soldout et que le son soit notre son, elle nous a quand même dirigés vers des choses différentes que ce que nous faisions auparavant.

Comment avez-vous été dirigés pour créer les chansons ? Plutôt par le scénario ou par rapport aux dialogues ?

David : C’est un tout. Elle avait déjà une idée précise dans le scénario où elle voulait la musique, de quel genre. Nous, ça nous a facilité pas mal de choses. Elle nous a vraiment aidés même sur l’écriture. Elle venait vraiment nous coacher pour que ça se rapproche le plus de ce qu’elle espérait. Elle voulait évidemment que l’on ait notre son, c’est un peu le but. Même si ça part dans tous les sens : il y a des morceaux rock, des morceaux bien électro, de même qu’une reprise. On avait un peu de mal au début parce qu’on ne savait pas trop comment se l’approprier. C’est Petshop boy, ce n’est pas notre référence donc cela n’était pas évident. Et de fil en aiguille, ça s’est bien passé et on est content du résultat.

Charlotte : Oui, cela s’est construit en parallèle.

David : Elle s’est servie de la musique aussi pour tourner ; pour que le personnage aussi ait cette musique en tête, parce que les deux filles ont leurs morceaux à elles.

Charlotte : Elle leur demandait de les écouter sur le tournage. D’ailleurs, on leur a filé notre album précédent.

On peut parler d’une collaboration plutôt que de mettre la musique sur des images…

Charlotte : Oui, et avec Delphine, on se rendait compte qu’on était en train de faire deux objets, un album et un film. Deux choses complémentaires,  mais l’album pouvait aussi être un vrai album indépendant. C’est encore mieux pour nous…

La musique est un élément très important dans un long métrage. Etait-ce la première fois que vous composiez pour un film ?

Charlotte : Non ce n’est pas la première fois, mais d’habitude c’était juste une chanson. On a composé des génériques et un morceau pour un documentaire sur Andy Warhol. Mais c’est la première fois que l’on participe vraiment au film à 100%, qu’on écrit toute la musique depuis le scénario. C’est vraiment une super expérience.

J’imagine que vous avez vu le film…

David : Oui, plein de fois.

… Est-ce que votre ressenti de la musique a changé une fois qu’il était transposé sur les images ? Est-ce que vous avez ressenti vos chansons différemment ? 

Charlotte : Non parce qu’on a écrit la plupart des chansons avant qu’ils ne tournent les images, en démo. Et puis dès qu’ils ont tourné les images, la musique était placée directement dans les thèmes.

David : Mais il est vrai que je le ressens différemment. Quand tu as le son avec l’image, tu ne peux pas les séparer et du coup, tu l’écoutes différemment. Et c’est vrai que ce sont deux manières de l’écouter. Par exemple, le thème qu’on a fait, Puppylove theme, c’est l’un des premiers morceaux. Il se trouve à la fin du film. J’ai toujours un petit coup au cœur parce que ça fonctionne très bien je trouve. Ça colle tout à fait à toute cette histoire et à tout ce qui vient de se passer.

Charlotte : Il n’y a pas beaucoup de morceaux qui sont faits en dehors de l’histoire. Ils sont là parce que quelqu’un les écoute sur sa radio, dans sa voiture ou en soirée aussi. Quand Puppylove theme arrive, on est hyper fier ! On se dit c’est le travail d’un an…

David : … qui se conclut pour moi sur l’un de nos meilleurs titres. Oui, ça fait quelque chose quoi !

Vous êtes donc contents du résultat ?

Charlotte : Oui, ça c’est sûr.

David : Oui !

Pour ceux qui vous découvrent grâce à Puppylove, pouvez-vous décrire votre style musical en général?

Charlotte : On fait de la musique électronique mais qui est assez pop et assez rock. C’est vraiment un genre de musique qui est entre plusieurs styles. Les gens aiment bien dire synthpop, progressive pop, électro pop, …

Vous formez un duo musical, comment se passe la création ? Avez-vous chacun un rôle défini dans votre travail ?

Charlotte : Quand même oui…

David : Oui, cela fait longtemps qu’on travaille ensemble, on a appris à se supporter… (rires) pendant le boulot. On trouve des astuces pour que chacun reste fidèle à ce qu’il a envie de dire et donc à s’isoler aussi. Quitte à tout re-mélanger par après. C’est vraiment cela en fait, toujours trouver ce que chacun a envie de dire et de les rassembler.

Charlotte : Oui, lui s’occupe de toute façon plus de ce qui est production de l’électronique, des sons et la recherche des effets, des rythmes. Et moi, je m’occupe plus de ce qui concerne la voix, la mélodie et les paroles. Finalement, on a quand même chacun un peu notre truc à faire. Evidemment, on intervient dans ce que l’autre fait. Mais au départ, on travaille assez séparément, lui de son côté et moi du mien. Puis, petit à petit on s’envoie des choses, on mélange, on rajoute. Il me demande de changer des trucs et moi aussi. C’est seulement à la fin que lon travaille ensemble.

Aura-t-on l’occasion de vous voir en festival cet été pour la promotion de l’album ?

Charlotte : Oui. On joue le 2 mai à Inckrock à Incourt. Le 20 juin, c’est la Fête de la musique à Binche. Le 27 juin à Couleur Café à Bruxelles. Le 28 juin à Verdur rock et le 18 juillet au Francofolies de Spa. Et fin août, il y aura sans doute une date à Verviers qui n’est pas encore confirmée.

Avez-vous déjà d’autres projets ?

David : le projet, c’est de continuer à faire des albums donc on est déjà en train d’écrire le prochain.

Charlotte : Oui, on est déjà en train de l’écrire. Personnellement, ça me plairait de retravailler sur un film et j’aimerais aussi développer un projet à moi toute seule.

Ne manquez pas Puppylove en salle le 7 mai 2014 !

Cliquez ici pour lire la critique du film

Mathilde Schmit
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