Home Again, restez chez vous !

Home Again

De Hallie Meyers-Shyer

Comédie, romance

Avec Reese Witherspoon, Nat Wolff, Pico Alexander

Sortie le 14 février 2018

Quadragénaire divorcée, Alice Kinney (Reese Witherspoon) traverse une période de doute et retourne vivre à Los Angeles auprès de sa mère, veuve d’un célèbre scénariste. Un soir, alors qu’elle sort avec quelques amies, elle fait la connaissance de Harry, George et Teddy, trois jeunes hommes désireux de percer à Hollywood. Ils s’installeront alors chez elle. Très vite, celle-ci tombera amoureuse de Harry (Pico Alexander) et devra conjuguer ses sentiments pour lui avec son rôle de mère et la réapparition de son ex-mari (Michael Sheen), peu désireux de perdre sa place.

Le synopsis l’annonce, Home Again est loin d’être le film le plus original de l’année. Et en effet, cette nouvelle apparition de Reese Witherspoon n’a rien de tonitruant et s’apparente plus à une série télévisée à gros budget qu’à un long métrage digne de ce nom. C’est léger, très léger ! La plupart des situations sont connues et prévisibles et, si l’on devait dégager une réelle surprise, il faudrait souligner l’idée d’avoir fait des personnages principaux des scénaristes cherchant à donner vie à un de leurs projets. C’est encore le point le plus rafraîchissant de ce Home Again. Et c’est déjà très faible…

Même l’affiche ne se démarque en rien de toutes les comédies romantiques sorties ces trente dernières années : l’héroïne, assise seule sur fond rouge avec une moue pincée, le tout accompagné d’un jeu de mots bien senti : « Starting over is not for beginners »…  Nous sommes ici dans le même ordre d’idée que plusieurs précédents films mettant en scène la jolie Reese Witherspoon : la robe rouge de Et si c’était vrai (2005), Comment savoir (2010) ou Target (2012), et le sourire discret de Tout… sauf en famille (2008).

Cependant, malgré ce manque flagrant d’originalité, Home Again n’en est pas pour autant pénible à regarder. On trouvera quelques passages qui font mouche, des acteurs investis et une réalisation légère. On pardonnera alors la prévisibilité du récit et le happy end que l’on voit venir de très loin. Il semble au fond que le film lui-même ne cherche rien d’autre qu’à faire passer le temps : la sortie de ce long-métrage coïncidant avec la Saint-Valentin, on aura vite compris sa vocation. On pourra cependant voir cette nouvelle production comme un film à regarder en couple lorsqu’il n’y a rien d’autre à la télévision plutôt que comme une œuvre à apprécier dans les salles obscures. Restez donc plutôt au chaud chez vous à vous empiffrer de Twinkies avec votre moitié devant Love Actually !

Alexandre Alvarez
A propos Alexandre Alvarez 103 Articles
Journaliste du Suricate Magazine