Deux jours aux Ardentes, le festival urbain de l’été

Si vous suivez la scène hip-hop francophone en ce moment, vous n’avez probablement pas manqué l’ascension du rap belge qui est parvenu à se faire remarquer chez nos voisins français. Le Festival les Ardentes de Liège en faisait d’ailleurs un bel éloge par sa programmation. Nous avons donc quitté la capitale pour rejoindre la ville jonchant la Meuse et y découvrir cette nouvelle Hype lors des deux derniers jours. Retour sur les moments forts.


Samedi

Caballero et Jean Jass étaient sans doute le duo hip-hop francophone à ne louper sous aucun prétexte ce samedi. Nous étions là pour le début du concert qui avait lieu sur la nouvelle scène à la gloire du style.
Le public, en masse ne tarda pas à être secoué dès l’arrivée des deux acolytes sur scène. 
Prestation 3 étoiles face un public dans la poche après à peine cinq minutes de concert.

On quitta la scène hip-hop pour rejoindre la grande scène où La Femme allait débuter son set. Changement de style, puisque le groupe français combat dans la catégorie pop. Les affluences new-wave/80’s firent mouche et le show prit forme. Le groupe fit notamment appel à une danseuse, enchaina les morceaux clés et le public applaudit de bon coeur.

Le Hip-Hop reprit possession de la scène principale avec ni plus ni moins, comme représentant, Mac Miller. 


 On décida de rester au même poste en attendant la tête d’affiche de la soirée : Placebo. Les Londoniens n’en étaient pas à leur première apparition dans l’événement de la cité ardente. Cependant, n’ayant aucun nouvel album à défendre, la bande de Bryan Molko enchaina les tubes pour célébrer ses 20 ans. La soirée du samedi s’achèva sur un tonnerre d’applaudissements. Ils réussirent le show et à emballer le public.

Dimanche

Glass Museum figurait au programme de la petite scène de la Rambla qui focalisait son line-up sur les artistes Jazz/Blues/Rock durant cette dernière journée. 
Ouvrant la scène en tout début d’après-midi, la faible assistance se vit rapidement charmer par l’electro-jazz du duo tournaisien.

On enchaina avec Tout Va Bien et Princess Nokia qui tous deux délivrèrent une prestation attendue, mais sans tellement convaincre l’assistance qui en demandait plus. 

C’est ce que la rappeuse canadienne Tommy Genesis comprit et cette dernière secoua littéralement la pleine de la grande scène du haut de ses 21 ans.
Véritable OVNI, elle voyaga à travers le public durant l’entièreté de son set pour être au plus proche de celui-ci. On doute très fort de ne pas en entendre parler dans le futur tant la prestation cloua sur places les novices.

Au même moment, Fùgù Mango fit danser les festivaliers sur la scène adjacente. Le rock tropical se combina parfaitement à la météo.

Le concert suivant annonça l’enchainement des têtes d’affiche de la journée.

Liam Gallagher ouvrit la soirée avec les divers morceaux marqua sa carrière, celle du groupe Oasis. Le leader ne déroga pas à la règle du K-Way sur scène, tout s’enchaina sans le moindre couac. Le show fut cependant limité et le groupe resta un peu trop statique sur scène pour véritablement convaincre l’assemblée. Ce fut enfin lors du dernier morceau, Wonderwall, que les voix – et smartphones – s’élèverent dans l’assemblée.

On souligne la prestation de Lucky Chops, Julien Dorée et Chinese man qui réalisèrent chacun le concert du jour sur leur scène respective. DJ Snake clôtura le festival qui rassembla près de 80 000 personnes. Une édition qui misa sur une programmation très urbaine et jeune. Pari réussi.

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