Concerto pour deux clowns au Théâtre 140

De la compagnie Les Rois Vagabonds, Conception et interprétation de Julia Moa Caprez et Igor Sellem

Du 27 au 29 novembre à 20h30 au Théâtre 140

Les Rois Vagabonds étaient ce jeudi soir au Théâtre 140 pour présenter Concerto pour deux clowns, savant mélange de leurs passions et leurs influences. Prenez deux artistes aux univers hétéroclites, mettez-les sur scène, elle avec son violon, lui avec son tuba. Le résultat que vous obtiendrez vous fera voyager entre musique, acrobatie et mimes.

La compagnie Les Rois Vagabonds, duo formé par Igor Sellem et Julia Moa Caprez, existe depuis 2008 et « développent leur spectacle à travers un langage universel et sans parole, dans la tradition des clowns, tels les emblématiques Gorck, Buffo ou Slava ». Leur spectacle Concerto pour deux clowns tient dès lors plus du théâtre sans parole, véritable cirque adressé à un large public.

L’entrée en scène donne directement le ton au public : un grand lustre digne des plus beaux opéras, un rideau de velours rouge, habile rappel des chapiteaux de cirque, et un fond de musique classique avec une pièce pour piano de Richard Strauss. Les ingrédients de la personnalité artistique du duo sont donnés : musique classique, acrobatie et ambiance de chapiteau de cirque. Le public n’est d’ailleurs pas en reste et se trouve sollicité à plusieurs reprises, voire même embarqué sur scène. Il joue donc dans la construction du spectacle un rôle important.

Julia Moa Caprez a une maitrise parfaite de son instrument, un violon alto, qu’elle joue durant le spectacle dans toutes les positions et même la tête à l’envers ! Igor Sellem joue quant à lui du tuba et représente dans ce spectacle un gros paysan revenant de son champs avec un ballot de paille, tandis que sa belle est une noble dame de cour. À travers un jeu d’imitation du paysan des gestes distingués et gracieux de la violoniste, avec gaucherie et lourdeur, le spectacle se construit sur base de ce petit jeu entre les deux comédiens.

Les gags sont parfois un peu trop répétés et tirés en longueur, avec un appui forcé sur la caricature. Les acrobaties sont vraiment impressionnantes et bien maitrisées. Le décor est simple, mais bien utilisé. Il comprend comme accessoire deux grandes caisses qui servent tour à tour de podium, de prison ou de bateau.

Un spectacle bien ficelé, qui a fait rire à grande larme le public.

Déborah Lo Mauro
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Journaliste

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